L'UNION - 16 MAI 2000

Le 15 mai 1940, dix heures de combat contre des blindés allemands se sont soldées par 600 morts du côté des Spahis.
Tolérance et fraternité sont les deux mots que le maire de la Horgne, Valéry Maizières, amis en exergue au cours de son allocution samedi, devant le mémorial des Spahis. Pour ce jeune maire de 31 ans, ces concepts sont liés au combat que Français, Marocains et Algériens ont livré côte à côte contre l’envahisseur le 15 mai 1940.
"Ce sacrifice est plein de symbole car ces soldats se battaient pour défendre la nation française" a-t-il rappelé avant d'ajouter : "Pérenniser le souvenir du sacrifice de nos aînés et le transmettre aux nouvelles générations, est un enjeu d'ordre civique. Il faut lutter contre l'oubli".
Poursuivant son plaidoyer pour "la concorde nationale et internationale", M. Maizières a souhaité qu' "il n'y ait plus jamais d'atrocités, de guerres et de divisions entre les peuples". Une claire allusion à l'hécatombe d'il y a 60 ans à La Horgne. En 10 heures de combat, une brigade de 600 hommes avait été anéantie.
A l'époque, Georges Denisot était adolescent. Aujourd'hui, le président de l'association des amis du mémorial de Caen se souvient du "rôle héroïque de l'armée française".
"Libération et mémoire"
Venu de Normandie avec un certain nombre de ses camarades pour visiter La Horgne, M. Denisot a rappelé avec insistance la devise de son association : "Libération et mémoire".
Libération du territoire français et mémoire du combat livré par les spahis contre les blindés allemands en mai 1940. Le colonel Boulnois commandant le 1er régiment des spahis - le seul qui existe encore, basé à Valence - était présent à la cérémonie, samedi après-midi.
Une cérémonie au cours de laquelle la fanfare du 1er régiment de spahis a joué une aubade sur la place qui porte le même nom, avant d'accompagner le défilé devant le Mémorial national. De nombreux porte-drapeaux ardennais ont participé à cette manifestation ainsi qu'à celle du dimanche 14 mai.
Diverses personnalités du département étaient présentes, aux côtés des habitants de ce village.
A La Horgne, a rappelé le maire, "Marocains, Algériens et Français reposent en paix dans notre carré militaire où les stèles musulmanes côtoient les croix chrétiennes".
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