Il y a 69 ans, Stonne connaissait l'horreur de la guerre. Le village qui domine la plaine, offre des points d'observation remarquables, d'où une succession d'attaques et de contre-attaques. Le village a changé dix-sept fois de main du 15 au 17 mai.
Dimanche, le but de cette journée de mémoire était de rappeler que le soldat de 1940 avait rempli sa mission en barrant la route de l'envahisseur pendant presque un mois en tenant en échec le Grossdeutscland, régiment d'élite de la Wehrmacht. Précédant la cérémonie, l'office religieux, célèbre par l'abbé Jean-Marie Théret, en l'église Notre-Dame, regroupait de nombreux fidèles et trente-quatre porte-drapeaux d'anciens combattants.
Les personnalités civiles et militaires se sont ensuite recueillies à la plaque du 3e DIM et au monument aux morts. Ensuite, le cortège s'est dirigé au mémorial pour le dépôt de gerbes, suivi par un groupe d'enfants qui a déposé des fleurs et lu des messages et des poèmes en mémoire des disparus.
A son tour, le président de l'association Ardennes 1940, Michel Beaudier, secondé par le colonel, Roland Canivenq, ont rappelé cette démarche du devoir et ont rendu honneur aux six vétérans présents, Jacques, Jean-Jacques, André, Guy et Jean-Pierre, dont le plus jeune est âgé de 91 ans et le plus âgé de 95 ans. Un dépôt de gerbes et un lâcher de ballons par les enfants, au monument de la réconciliation, ont clos cette manifestation.
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