{"id":847,"date":"2014-01-30T20:35:05","date_gmt":"2014-01-30T19:35:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=847"},"modified":"2017-04-29T18:31:42","modified_gmt":"2017-04-29T17:31:42","slug":"bois-de-sommauthe-mont-damion-6-dic","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=847","title":{"rendered":"Bois de Sommauthe \u2013 Oches &#8211; Mont Damion \/ 6\u00b0 DIC"},"content":{"rendered":"<p><em>Les 14 et 15 mai, la 6\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie Coloniale (6\u00b0 DIC) est appel\u00e9e \u00e0 venir former un front entre Meuse et Aire. (Ce n&rsquo;est pas la situation du Mont Damion et des Bois de Sommauthe). <\/p>\n<p>La 6\u00b0 DIC est compos\u00e9e de 3 r\u00e9giments d&rsquo;infanterie :<br \/>\n   &#8211; 5\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie Coloniale Mixte S\u00e9n\u00e9galais (RICMS)<br \/>\n   &#8211; 6\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie Coloniale Mixte S\u00e9n\u00e9galais<br \/>\n   &#8211; 43\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie Coloniale (RIC)<br \/>\net de deux r\u00e9giments d&rsquo;artillerie :<br \/>\n   &#8211; 23\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Artillerie Colonial (RAC) avec des canons de 75<br \/>\n   &#8211; 223\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie Colonial avec des canons de 105<\/p>\n<p>Elle est stationn\u00e9e en Lorraine, entre Verdun et Bar le Duc, et revient du front de Sarre avec du mat\u00e9riel en mauvais \u00e9tat. Les Africains sont arriv\u00e9s en avril venant de Rivesaltes. L&rsquo;\u00e9quipement est incomplet et l&rsquo;entra\u00eenement insuffisant (champs de tir \u00e9loign\u00e9s).<br \/>\nPr\u00e9venus le 14 au soir du d\u00e9part en camions, les hommes attendent jusqu&rsquo;au 15 matin. Le voyage est assez long car plusieurs v\u00e9hicules, sans carte, s&rsquo;\u00e9garent et font des d\u00e9tours. Ils arrivent en soir\u00e9e dans le secteur Le Morthomme-Th\u00e9norgues. Les fantassins doivent gagner \u00e0 pied Oches ou Sommauthe (pr\u00e8s de 20 km) sous la surveillance du mouchard et les interventions des Stuka. Un camion br\u00fble \u00e0 Authe ; des chevaux sont tu\u00e9s, des hommes bless\u00e9s. Des servants de DCA du 6\u00b0 RICMS parviennent \u00e0 abattre ou \u00e0 endommager plusieurs avions. Ils arrivent le 16 mai dans le secteur Oches-La Berli\u00e8re-Sommauthe, en pleine attaque ennemie engag\u00e9e par les chars de la 10\u00b0 PanzerDivision et le r\u00e9giment d&rsquo;\u00e9lite Grossdeutschland (IRGD). C&rsquo;est donc sous les bombardements de l&rsquo;artillerie, les interventions des Stuka, les \u00e9chos des combats de chars \u00e0 Stonne qu&rsquo;il faut prendre position et relever la 2\u00b0 Division L\u00e9g\u00e8re de Cavalerie.<br \/>\nLe 5\u00b0 RICMS est affect\u00e9 au Mont Damion o\u00f9 il rel\u00e8ve aussi le 67\u00b0 RI (3\u00b0 DIM) et gagne le Bois de Franclieu.<br \/>\nLe 6\u00b0 RICMS doit occuper le secteur bois\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Est du Bois de Franclieu en ayant le 43\u00b0 RIC \u00e0 sa droite, vers Beaumont.<\/em><\/p>\n<p><center><\/p>\n<h3>17-19 MAI : CUISANT ECHEC DE L&rsquo;ATTAQUE ALLEMANDE<\/h3>\n<p><\/center><br \/>\nL&rsquo;infanterie ennemie qui arrive va conna\u00eetre son bapt\u00eame du feu. On lui dit que le secteur est mollement d\u00e9fendu et que la progression sera facile. Mais tout va se d\u00e9rouler en for\u00eat, immense et dense, ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais exp\u00e9riment\u00e9.<\/p>\n<h4>A L&rsquo;OUEST<\/h4>\n<p>Le 5\u00b0 RICMS arrive enfin le 16 mai dans le secteur La Berli\u00e8re-Mont Damion sous la mitraille des Stuka. En pleine attaque allemande, la rel\u00e8ve de la 2\u00b0 DLC est tr\u00e8s difficile, voire impossible. Partant de Oches vers 19h, ils gagnent le Mont Damion (rel\u00e8ve d&rsquo;un bataillon du 67\u00b0 RI de la 3\u00b0 DIM). Le PC s&rsquo;installe entre Oches et le Mont du Cygne.<\/p>\n<p><strong>17 mai<\/strong><br \/>\n<em>C\u00f4t\u00e9 allemand<\/em>, c&rsquo;est la rel\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale : la X\u00b0 PanzerDivision est rappel\u00e9e par Guderian \u00e0 Montcornet. Le Grossdeutschland, \u00e9puis\u00e9, est relev\u00e9 par la 24\u00b0 InfanterieDivision (ID) devant le Mont Dieu et la 16\u00b0 ID, secteur Stonne-La Besace. Les troupes arrivent d&rsquo;Allemagne, par Raucourt, \u00e0 pied, \u00e9puis\u00e9es.<br \/>\nParmi elles, le 79\u00b0 InfanterieRegiment (IR), venant du secteur de Flaba, re\u00e7oit la mission  d&rsquo;attaquer l&rsquo;angle ouest La Besace-Mont Damion d\u00e8s l&rsquo;apr\u00e8s midi. Les Stuka soutiendront cette attaque qui sera pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&rsquo;un tir d&rsquo;artillerie. Les II\u00b0 et III\u00b0 Bataillons se dirigent vers le Bois de Franclieu pour s&#8217;emparer du Mont Damion. Le I\u00b0 Bataillon les suit en couverture. Il lui faut conqu\u00e9rir La Besace \u00e2prement d\u00e9fendu avec l&rsquo;appui de l&rsquo;artillerie et des Stuka. Le village doit \u00eatre conquis maison par maison sous les tirs de l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise. Le bataillon avance ensuite vers la route et le Damion. Il est d\u00e9j\u00e0 tard. Ils d\u00e9couvrent le massif dont l&rsquo;immensit\u00e9 de la partie bois\u00e9e les impressionne. Soudain, ils voient sortir du lointain brumeux et fumeux des formes bizarres qui courent, tombent, se rel\u00e8vent comme \u00e9puis\u00e9es. Il s&rsquo;agit en fait des quelques rescap\u00e9s de II\u00b0 et III\u00b0 Bataillons, paniqu\u00e9s, horrifi\u00e9s. Contenus avec peine, rassembl\u00e9s en bordure de La Besace, ils s&rsquo;expriment difficilement : presque tous les officiers tu\u00e9s ! Clou\u00e9s au sol humide et herbeux par des tirs de mitrailleuses, de grenades, de tireurs embusqu\u00e9s dans les arbres, ils ont \u00e9t\u00e9 encercl\u00e9s et fauch\u00e9s sans pouvoir reculer. Leurs camarades du I\u00b0 bataillon les accueillent, les rassurent en lisi\u00e8re de La Besace. Des tirs de leur artillerie, trop courts, les obligent \u00e0 se replier pour \u00eatre aussit\u00f4t pris pour cible par l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise. C&rsquo;est un bapt\u00eame du feu terrifiant! un \u00e9chec cuisant : les pertes sont \u00e9normes : 250 morts et 750 bless\u00e9s (t\u00e9moignage d&rsquo;un v\u00e9t\u00e9ran) pour le seul 79\u00b0 IR. <\/p>\n<p><em>C\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais<\/em>, les Stuka bombardent Oches.<br \/>\nVu la situation, les \u00e9l\u00e9ments de la 2\u00b0 DLC sont rest\u00e9s en place.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC1720mai.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC1720mai-1024x724.jpg\" alt=\"Carte6DIC1720mai\" width=\"625\" height=\"441\" class=\"aligncenter size-large wp-image-863\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC1720mai-1024x724.jpg 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC1720mai-300x212.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC1720mai-624x441.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le I\u00b0 Bataillon du 5\u00b0 RICMS a pris position en lisi\u00e8re du Bois du Franclieu, face \u00e0 la route de Beaumont ; il arrive sous les tirs de l&rsquo;artillerie ennemie et la mitraille des Stuka, ce qui complique la mise en place et l&rsquo;approvisionnement en munitions. La fusillade est permanente, parfois plus dense, ce qui entra\u00eene par endroits repli, fuite et d\u00e9sordre, surtout en terrain encore inconnu. S&rsquo;y ajoutent la fatigue, la faim, le manque de protection directe. L&rsquo;encadrement r\u00e9agit : les fuyards sont attendus et regroup\u00e9s \u00e0 la sortie de la for\u00eat puis conduits \u00e0 La Berli\u00e8re. La densit\u00e9 de l&rsquo;attaque redouble vers 16 h, avec appui d&rsquo;artillerie, entra\u00eenant un reflux partiel d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments du I\u00b0 Bataillon. Un groupe renforc\u00e9 du II\u00b0 Bataillon est envoy\u00e9 en reconnaissance sur le Mont Damion. Il y surprend des patrouilles ennemies d&rsquo;o\u00f9 un vif accrochage et finalement un repli de part et d&rsquo;autre.<br \/>\nDe son PC, le colonel juge la situation s\u00e9rieuse et obtient l&rsquo;intervention d&rsquo;une section de chars H 39 qui effraie et repousse  les groupes ennemis avanc\u00e9s. Le soir tombant, des centres de r\u00e9sistance sont organis\u00e9s \u00e0 La Berli\u00e8re, au Mont Damion et au Mont du Cygne. Les nombreux bless\u00e9s sont \u00e9vacu\u00e9s sur le poste de secours de Oches. La duret\u00e9 de cette premi\u00e8re journ\u00e9e est difficile \u00e0 supporter !<\/p>\n<p><strong>18 mai<\/strong><br \/>\nLe II\u00b0 Bataillon rel\u00e8ve le I\u00b0 sous la protection des chars. Le mat\u00e9riel abandonn\u00e9 la veille est r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 : armes, munitions, cuisine, chevaux. Les derniers groupes de fuyards sont repris en main (certains \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 parvenus au-del\u00e0 de St Pierremont !) et ramen\u00e9s \u00e0 Oches. Une contre-attaque appuy\u00e9e par des chars est organis\u00e9e sur le Mont du Cygne o\u00f9 elle ne rencontre aucun ennemi. Les positions sont am\u00e9lior\u00e9es, les bless\u00e9s \u00e9vacu\u00e9s, les morts ensevelis. Ravitaillement et munitions arrivent dans la nuit : le moral remonte !<\/p>\n<p><strong>19 mai<\/strong><br \/>\nLe calme \u00e9tant revenu, les protections sont r\u00e9organis\u00e9es, am\u00e9lior\u00e9es, les liaisons lat\u00e9rales confort\u00e9es. Les deux artilleries maintiennent la pression par des tirs sporadiques, tant\u00f4t isol\u00e9s, tant\u00f4t en ratissage.<br \/>\nLa 3\u00b0 Cie s&rsquo;installe au Mont du Cygne, la 5\u00b0 revient au Mont Damion et inspecte les pentes Ouest donnant sur la route des Cendri\u00e8res. Ils d\u00e9couvrent des corps ennemis (38) gisant pr\u00e8s d&rsquo;un ponceau et prennent contact avec la 7\u00b0 Cie du 67\u00b0 RI aux Cendri\u00e8res. Les positions sont r\u00e9occup\u00e9es et confort\u00e9es au Bois de Franclieu.<br \/>\nA 13 h, les Stuka prennent Oches pour cible. Vers 20 h, le Mont Damion et le Mont du Cygne subissent des tirs d&rsquo;artillerie. Au cours de la nuit, la route de La Berli\u00e8re est la cible de violents tirs de mortier. <\/p>\n<h4>A l&rsquo;EST :<\/h4>\n<p>Le 17 mai, le 6\u00b0 RICMS s&rsquo;installe en-dessous de la route de Stenay, \u00e0 cheval sur la route de Sommauthe. A 15h, le 1\u00b0 Bataillon est assailli par de violents tirs d&rsquo;artillerie et par les Stuka, inform\u00e9s par le mouchard. A 15h 30 d\u00e9bouche un flot d&rsquo;assaillants, 5 ou 6 compagnies venant du vallon et des bois d&rsquo;Yoncq et se dirigeant vers le Bois de Franclieu. Les d\u00e9fenseurs sont vite d\u00e9bord\u00e9s ; ils demandent l&rsquo;appui de l&rsquo;artillerie qui tire \u00e0 vue ; mais comme les munitions se font rares, les tirs sont de plus en plus espac\u00e9s. La section de mitrailleuses du sous-lieutenant Desch\u00eanes, vient en appui de la 2\u00b0 Cie. Elle fait feu de toutes ses armes qui fauchent des rangs entiers d&rsquo;assaillants : 80 000 cartouches sont consomm\u00e9es ! Une Compagnie du 5\u00b0 RICMS vient en renfort. La d\u00e9ferlante ennemie se dirige vers le Bois de La Berli\u00e8re et aborde le Bois de Franclieu. A 18h15, une compagnie du 43\u00b0 RIC voisin permet de lancer une contre-attaque et de regagner du terrain. Deux automitrailleuses du groupe de cavalerie relancent une nouvelle action et obligent l&rsquo;ennemi \u00e0 reculer. Une chenillette apporte ravitaillement et munitions. La situation est r\u00e9tablie \u00e0 20 H 30 ;  quelques tentatives de l&rsquo;ennemi vers 21 h sont partout repouss\u00e9es : l&rsquo;ennemi est tenu en \u00e9chec et a subi d&rsquo;\u00e9normes pertes ! mais le 6\u00b0 RICMS et le 43\u00b0 RIC l&rsquo;ont pay\u00e9 cher !<br \/>\nLes Chasseurs \u00e0 Cheval de la 2\u00b0 DLC se replient. Une ligne de r\u00e9sistance renforc\u00e9e est \u00e9tablie face au chemin de Yoncq.<\/p>\n<p>Le 18, \u00e0 11 h 30, une section de chars du 3\u00b0 BCC d\u00e9gage la route Sommauthe-La Bagnole et lib\u00e8re des groupes encercl\u00e9s. L&rsquo;ennemi r\u00e9plique par un pilonnage d&rsquo;artillerie qui oblige nos troupes \u00e0 revenir au niveau du Bois de La Berli\u00e8re. Les tirs se poursuivent la nuit.<\/p>\n<p>Le 19, l&rsquo;artillerie lourde arrive enfin et s&rsquo;installe, un groupe pr\u00e8s de Sommauthe, un autre, pr\u00e8s de St Pierremont. Ils sont accueillis par des tirs d&rsquo;artillerie r\u00e9gl\u00e9s par l&rsquo;\u00e9ternel mouchard.<\/p>\n<p>Contrairement aux attentes des rel\u00e8ves allemandes, leurs diverses attaques ont \u00e9chou\u00e9 et co\u00fbt\u00e9 tr\u00e8s cher en tu\u00e9s, bless\u00e9s et disparus. Leur arm\u00e9e d\u00e9cide donc de r\u00e9viser sa strat\u00e9gie. Elle renforce consid\u00e9rablement l&rsquo;artillerie en place, accumule des munitions, renforce les effectifs et pr\u00e9voit une grande man\u0153uvre d&rsquo;encerclement de cette zone bois\u00e9e qui l&rsquo;arr\u00eate. Cela prend du temps ; des patrouilles et des tentatives d&rsquo;infiltration maintiennent la tension.<\/p>\n<p><center><\/p>\n<h3>21-24 MAI : TENTATIVE D&rsquo;ENCERCLEMENT<\/h3>\n<p><\/center><\/p>\n<h4>A L&rsquo;EST<\/h4>\n<p><strong>21 mai<\/strong><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICtracteur-300x216.jpg\" alt=\"6DICtracteur\" width=\"300\" height=\"216\" class=\"alignright size-medium wp-image-864\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICtracteur-300x216.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICtracteur-624x449.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICtracteur.jpg 633w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><br \/>\nA l&rsquo;aube, les positions du 6\u00b0 RICMS sont l&rsquo;objet de violents tirs d&rsquo;artillerie ennemie, suivis par une attaque massive. Nos troupes, alert\u00e9es, r\u00e9sistent. L&rsquo;artillerie fran\u00e7aise ex\u00e9cute des tirs de barrage bien cibl\u00e9s mais ne peut enrayer l&rsquo;avance du 118\u00b0 IR (36\u00b0 ID) fortement \u00e9quip\u00e9 de mortiers et de mitrailleuses. Le III\u00b0 Bataillon subit de lourdes pertes. Le groupe Ghesqui\u00e8re encercl\u00e9 se d\u00e9gage \u00e0 l&rsquo;arme blanche (coupe-coupe) ; d&rsquo;autres contre-attaquent : l&rsquo;ennemi recule en abandonnant son mat\u00e9riel vite r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 : 22 mitrailleuses ! Les prisonniers ramen\u00e9s \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re appartiennent \u00e0 trois bataillons de trois r\u00e9giments : 118\u00b0, 80\u00b0 et 67\u00b0 IR. Un calme relatif revient vers 13h.  Des automitrailleuses du 2\u00b0 RAM (2\u00b0 DLC) interviennent pour nettoyer les intervalles entre les postes. Deux sont atteintes par des antichars ; l&rsquo;ensemble se replie vers 19 h apr\u00e8s avoir d\u00e9gag\u00e9 le secteur.<\/p>\n<p><strong>22 mai<\/strong><br \/>\nJour de rel\u00e8ve pour les bataillons en ligne. Deux automitrailleuses reviennent pour aider \u00e0 relever les morts de la veille. Une est d\u00e9truite par un antichar, l&rsquo;autre permet d&rsquo;achever la mission.<br \/>\nLe mouchard surveille constamment les positions des batteries du 23\u00b0 RAC, les transmet par radio, ce qui d\u00e9clenche des tirs de l&rsquo;artillerie ennemie. Il faut alors changer de position. On sent qu&rsquo;une attaque d&rsquo;envergure se pr\u00e9pare.<\/p>\n<p><strong>23 mai<\/strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC2325mai.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC2325mai-1024x722.jpg\" alt=\"Carte6DIC2325mai\" width=\"625\" height=\"440\" class=\"aligncenter size-large wp-image-865\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC2325mai-1024x722.jpg 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC2325mai-300x211.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Carte6DIC2325mai-624x440.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><\/a><br \/>\nFace \u00e0 Stonne et au Mont Damion, l&rsquo;\u00e9tat-major allemand a r\u00e9uni une concentration d&rsquo;artillerie unique dans la campagne de France sur un espace aussi r\u00e9duit : 5 \u00e0 600 canons et mortiers (gros calibre : 105 et 210). Dans la nuit, l&rsquo;enfer se d\u00e9cha\u00eene : les deux artilleries d\u00e9clenchent des tirs de barrage, pr\u00e9ventifs c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais,<br \/>\ndestructeurs c\u00f4t\u00e9 allemand.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICgrenadesmanche.jpg\" alt=\"6DICgrenadesmanche\" width=\"216\" height=\"250\" class=\"alignright size-full wp-image-1254\" \/> A 4h30 le 118\u00b0 IR d\u00e9bouche de la vall\u00e9e de Yoncq avec force mitrailleuses et mortiers, deux lance-flammes en appui. Ils se dirigent vers le Mont du Cygne et Oches mais se heurtent \u00e0 des adversaires redoutables : une for\u00eat tr\u00e8s dense, quasi imp\u00e9n\u00e9trable, et des nids de r\u00e9sistance efficaces car les Africains sont \u00e0 l&rsquo;aise dans cette for\u00eat, savent s&rsquo;y fondre et choisir leurs cibles. Malgr\u00e9 l&rsquo;intervention de Stuka et de l&rsquo;artillerie, guid\u00e9s par des observateurs m\u00eal\u00e9s \u00e0 la troupe, ils peinent \u00e0 avancer et voient leurs rangs s&rsquo;\u00e9claircir. Le bataillon qui suit le chemin de Yoncq peut acheminer des armes lourdes et progresser plus facilement. Les positions du 6\u00b0 RICMS habilement diss\u00e9min\u00e9es leur causent des pertes importantes. Dans les fourr\u00e9s et les branchages, les grenades \u00e0 manche allemandes s&rsquo;av\u00e8rent de dangereux boomerangs mais l&rsquo;artillerie, sollicit\u00e9e et guid\u00e9e avec pr\u00e9cision, cause des pertes importantes dans les rangs fran\u00e7ais. Un bataillon allemand est momentan\u00e9ment encercl\u00e9. Les deux lance-flammes sont fauch\u00e9s par les mitrailleuses. Les bless\u00e9s sont nombreux de chaque c\u00f4t\u00e9 et leur \u00e9vacuation impossible. Les Fran\u00e7ais doivent gagner \u00e0 pied le poste de Secours de Sommauthe (4 ou 5 km de marche!).  Vers 21 h les chars du 10\u00b0 BCC interviennent : la 1\u00b0 Compagnie suit la route et d\u00e9gage des groupes encercl\u00e9s ; la 3\u00b0 Cie est envoy\u00e9e \u00e0 la ferme d&rsquo;Isly sans rencontrer d&rsquo;ennemi ; la 2\u00b0 Cie charg\u00e9e de d\u00e9gager Oches, n&rsquo;y rencontre personne et poursuit dans les layons Est du Mont du Cygne, obligeant des avant-gardes ennemies \u00e0 se replier. Quand la nuit tombe, l&rsquo;ennemi est bloqu\u00e9 dans le Bois de La Berli\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>24 mai<\/strong><br \/>\nUne contre-attaque d\u00e9marre \u00e0 4h50 avec des chars et des \u00e9l\u00e9ments du Groupe de Reconnaissance pour d\u00e9gager des groupes encercl\u00e9s en for\u00eat de Belval. Une compagnie du 5\u00b0 RICMS vient en renfort \u00e0 midi. Vers 15 h la 1\u00b0 Cie de chars du 10\u00b0 BCC intervient pour d\u00e9gager des groupes au Bois de Sommauthe et faciliter des regroupements dans des centres de r\u00e9sistance dispos\u00e9s en fer \u00e0 cheval. Gr\u00e2ce au d\u00e9vouement des tirailleurs, l&rsquo;approvisionnement en munitions est assur\u00e9. Les assauts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de l&rsquo;ennemi sont repouss\u00e9s \u00e0 la grenade et plus d&rsquo;une fois \u00e0 la ba\u00efonnette. En fin de journ\u00e9e certains groupes se replient en silence, laissant l&rsquo;assaut allemand tomber dans le vide, ce qui l&rsquo;inqui\u00e8te, craignant une ruse.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICallemands-300x200.jpg\" alt=\"6DICallemands\" width=\"300\" height=\"200\" class=\"alignleft size-medium wp-image-867\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICallemands-300x200.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICallemands-624x417.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/6DICallemands.jpg 706w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><br \/>\nToute la journ\u00e9e, l&rsquo;artillerie allemande pilonne les positions du 6\u00b0 RICMS et celles de l&rsquo;artillerie, derri\u00e8re Sommauthe. Des renforts arrivent c\u00f4t\u00e9 allemand : le I\/196\u00b0 IR, charg\u00e9 de nettoyer le Bois de La Berli\u00e8re et de poursuivre jusqu&rsquo;au Mont du Cygne. Apr\u00e8s un assez long parcours en for\u00eat sans emb\u00fbche, les Sch\u00fctzen parviennent \u00e0 une grande clairi\u00e8re en bordure de laquelle les Fran\u00e7ais ont \u00e9tabli des mitrailleuses diss\u00e9min\u00e9es dans les arbres d\u00e9chiquet\u00e9s. L&rsquo;accueil est inattendu et meurtrier. Apr\u00e8s trois heures de combat, les positions fran\u00e7aises les plus avanc\u00e9es sont encercl\u00e9es et r\u00e9duites. Mais l&rsquo;assaillant ne peut p\u00e9n\u00e9trer dans la for\u00eat dense o\u00f9 les d\u00e9fenseurs sont invisibles mais efficaces. Comme l&rsquo;obscurit\u00e9 tombe, chacun effectue un repli strat\u00e9gique pour s\u00e9curiser les hommes et \u00e9viter toute surprise. Un calme relatif s&rsquo;\u00e9tablit.<\/p>\n<p><strong>25 mai<\/strong><br \/>\nLes chars du 10\u00b0 BCC (1\u00b0 Cie) poursuivent leur mission de d\u00e9gagement des postes encercl\u00e9s et r\u00e9cup\u00e8rent un canon de 47 avec ses munitions.<br \/>\nLa rel\u00e8ve par la 6\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie (qui sort de l&rsquo;enfer d&rsquo;Inor!) est annonc\u00e9e. Le 74\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie (RI) rel\u00e8ve le 6\u00b0 RICMS. La mise en place et la passation des consignes se terminent le 26 mai \u00e0 2H du matin. La nuit, les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments du 6\u00b0 RICMS se rassemblent dans le Bois de Fontenois. Le 27 mai le r\u00e9giment est regroup\u00e9 de nuit \u00e0 R\u00e9monville-Bantheville et mis au repos.<\/p>\n<h4>A L&rsquo;OUEST<\/h4>\n<p><strong>20-21-22 mai<\/strong><br \/>\nUn calme relatif r\u00e8gne dans le secteur. Mais le mouchard surveille tout et d\u00e9clenche des tirs d&rsquo;artillerie d\u00e8s qu&rsquo;une cible se manifeste, ce qui arrive le 21 o\u00f9 tout un groupe de la 3\u00b0 section est an\u00e9anti. Chacun envoie des patrouilles pour assurer sa protection, ramasser des morts ou du mat\u00e9riel abandonn\u00e9. Le 22, le    I\u00b0 Bataillon rel\u00e8ve le II\u00b0 sans incident au Bois du Franclieu. Le calme qui r\u00e8gne laisse pr\u00e9sager qu&rsquo;une grande attaque se pr\u00e9pare.<\/p>\n<p><strong>Le 23 mai<\/strong>, l&rsquo;enfer se d\u00e9cha\u00eene.<br \/>\nD\u00e8s le milieu de la nuit, l&rsquo;artillerie allemande \u00e9crase les premi\u00e8res lignes fran\u00e7aises. L&rsquo;artillerie fran\u00e7aise riposte aussit\u00f4t. Cela dure jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aube. Vers 6 h, le rythme ralentit : une fum\u00e9e \u00e9paisse a envahi le secteur (fumig\u00e8nes) : on ne distingue rien \u00e0 plus de dix m\u00e8tres ! Les arbres sont d\u00e9chiquet\u00e9s, les troncs lac\u00e9r\u00e9s, le sol labour\u00e9\u2026des corps de tirailleurs gisent un peu partout. D&rsquo;autres affol\u00e9s, errent \u00e0 la recherche d&rsquo;un abri. Beaucoup de positions ont disparu, an\u00e9anties par des obus.<br \/>\nVers 7 h, c&rsquo;est l&rsquo;attaque : \u00ab\u00a0des sifflements, des souffles, un d\u00e9cha\u00eenement de bruits vari\u00e9s, un mur de flammes des explosions, pr\u00e9c\u00e8dent l&rsquo;avance de l&rsquo;infanterie.\u00a0\u00bb Des \u00e9l\u00e9ments progressent sur la route des Cendri\u00e8res en lan\u00e7ant des grenades sur les talus et les fourr\u00e9s. Des groupes se rendent avant d&rsquo;\u00eatre broy\u00e9s, d&rsquo;autres disparaissent dans les broussailles. Les premi\u00e8res lignes dans le Bois de Franclieu subissent des pertes consid\u00e9rables. La 2\u00b0 Cie est pratiquement an\u00e9antie. La 1\u00b0 Cie a disparu. Le PC du I\u00b0 Bataillon (Commandant Sim\u00e9oni) est bombard\u00e9. Il n&rsquo;y a plus aucune liaison entre I\u00b0, le II\u00b0 Bataillons et le colonel.<br \/>\nA 8 h, les 5\u00b0 et 6\u00b0 Cies contre-attaquent, entra\u00eenant de fortes pertes chez l&rsquo;ennemi, surpris. Des groupes ennemis d\u00e9bouchent de chemins forestiers \u00e0 l&rsquo;Est du Mont Damion et d\u00e9valent vers le Mont du Cygne et le PC du r\u00e9giment. Mais la r\u00e9sistance s&rsquo;organise ; la 7\u00b0 Cie arrive en renfort et permet de repousser l&rsquo;ennemi qui reprend ses assauts, mais se heurte \u00e0 des positions bien organis\u00e9es : nombre d&rsquo;assaillants sont captur\u00e9s.  Vers 16 h deux compagnies encercl\u00e9es au Mont du Cygne se d\u00e9gagent au coupe-coupe ou \u00e0 la ba\u00efonnette et se dirigent \u00e0 travers bois, une partie vers La Polka, une partie vers le PC. Les Stuka vrombissent en permanence au-dessus de la for\u00eat, bombardant un carrefour par ci, mitraillant un groupe par l\u00e0, visant les observatoires d&rsquo;artillerie. Les deux artilleries s&rsquo;activent en permanence, r\u00e9pondant \u00e0 la demande de leur troupe. Vers 17 h, devant la r\u00e9sistance qui lui est oppos\u00e9e et les pertes qu&rsquo;il enregistre (33 morts, 99 bless\u00e9s, 6 disparus au I\/79\u00b0 IR!) l&rsquo;ennemi d\u00e9cide de se replier sur les pentes sud du Mont Damion. Un calme relatif s&rsquo;installe alors.<br \/>\nEn fin de journ\u00e9e, par mesure de s\u00e9curit\u00e9, une section de chars du 10\u00b0 BCC (R 35) se rend dans les layons est du Mont du Cygne. L&rsquo;ennemi, isol\u00e9 (I\/79\u00b0 IR) se replie \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit \u00e0 la pointe Nord du Mont du Cygne. Il entend venir les chars, mais d\u00e9muni d&rsquo;antichars et \u00e0 court de munitions, il ne se manifeste pas.<\/p>\n<p><strong>24-25 mai<\/strong><br \/>\nVu la situation, le II\u00b0 bataillon du 5\u00b0 RICMS se replie \u00e0 la Polka, ainsi que le PC.<br \/>\nVers 16h, l&rsquo;artillerie ennemie se d\u00e9cha\u00eene \u00e0 nouveau sur la 3\u00b0 Cie qui r\u00e9siste et repousse une attaque d&rsquo;infanterie, suivie d&rsquo;une seconde vague \u00e9galement contenue. Mais la Cie finit par \u00eatre encercl\u00e9e : elle compte pas mal de tu\u00e9s, de bless\u00e9s et d\u00e9tient un certain nombre de prisonniers qui alertent leurs camarades de leur pr\u00e9sence. Vu la situation, le commandant Sim\u00e9oni d\u00e9cide de cesser le combat. Les survivants sont faits prisonniers et emmen\u00e9s \u00e0 Yoncq. Un certain calme s&rsquo;installe ensuite. <\/p>\n<p>Le 25 mai, c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, on renforce les positions devant la ferme d&rsquo;Isly, point dominant. Vers midi, une patrouille ennemie est an\u00e9antie. Bloqu\u00e9s dans leur avance, les Sch\u00fctzen demandent et dirigent des tirs d&rsquo;artillerie cibl\u00e9s sur la for\u00eat de Sommauthe ce qui oblige les armes lourdes fran\u00e7aises \u00e0 reculer.<br \/>\nA 16 h, c&rsquo;est le secteur Isly-La Polka qui est vis\u00e9. Au nord du Mont du Cygne, les Allemands ont rassembl\u00e9s les bless\u00e9s de la veille et ceux du jour \u00ab\u00a0dans un espace de la grande clairi\u00e8re entour\u00e9 de fourr\u00e9s, en arri\u00e8re de nos positions\u2026un spectacle effroyable ! leurs g\u00e9missements et leurs plaintes sont horribles. Ils ne peuvent pas encore \u00eatre \u00e9vacu\u00e9s : on ne peut passer nulle part. \u2026Un peu plus loin gisent 70 officiers, sous-officiers et hommes de troupe des I et III\u00b0 bataillons (du 79\u00b0 IR). Ils sont inhum\u00e9s au cours de la journ\u00e9e. La mort a fait ici une effroyable moisson\u00a0\u00bb. Mais le communiqu\u00e9 officiel ne parle que de \u00ab\u00a0combats difficiles\u00a0\u00bb. (T\u00e9moignage d&rsquo;un survivant) A noter qu&rsquo;ils avaient captur\u00e9 quelques centaines de combattants fran\u00e7ais et r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 nombre de mitrailleuses, d&rsquo;antichars et d&rsquo;armes diverses !<br \/>\nApr\u00e8s ces deux jours \u00e9puisants, personne n&rsquo;a envie d&rsquo;attaquer.  La ligne de front court du Mont du Cygne au sud de la grande clairi\u00e8re et au carrefour du Fau.<br \/>\nC\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, on renforce le secteur nord d&rsquo;Isly, point n\u00e9vralgique.<br \/>\nGuid\u00e9s par la vue des fermes de la Polka et d&rsquo;Isly, les \u00e9l\u00e9ments dispers\u00e9s sortent de la for\u00eat, sont regroup\u00e9s et dirig\u00e9s vers Fontenois. Les chars du 10\u00b0 BCC sont rassembl\u00e9s \u00e0 3 h du matin \u00e0 Bar les Buzancy. L&rsquo;avant-garde de la rel\u00e8ve arrive (6\u00b0 DI). Le 74\u00b0 RI reconna\u00eet les positions pr\u00e8s d&rsquo;Isly et se met en place. L&rsquo;artillerie de la 6\u00b0 DIC demeure en appui de la 6\u00b0 DI.<br \/>\nC\u00f4t\u00e9 allemand, c&rsquo;est aussi la rel\u00e8ve pour le I\/196\u00b0 IR \u00e0 qui sont attribu\u00e9es 21 Croix de Fer pour son action efficace. Le 79\u00b0 IR sera relev\u00e9 les 29 et 30 mai par le 530\u00b0 IR (299\u00b0 ID).<br \/>\nDe chaque c\u00f4t\u00e9, les troupes sont \u00e9puis\u00e9es. C\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, il est \u00e9vident que tout espoir de couper le flux allemand est \u00e9vanoui.<br \/>\nC\u00f4t\u00e9 allemand, l&rsquo;encerclement des arm\u00e9es fran\u00e7aises et anglaises laisse augurer une victoire prochaine. <\/p>\n<p><strong>26 mai<\/strong><br \/>\nRelev\u00e9 par le 36\u00b0 RI, le 5\u00b0 RICMS est regroup\u00e9 dans les bois \u00e0 l&rsquo;Est et au Sud-Est de Fontenois. On se repose et on se restaure. A 22h, le PC s&rsquo;installe \u00e0 Verpel et le 27 mai, gagne Champigneulles.<br \/>\nLe r\u00e9giment est compl\u00e9t\u00e9 fin mai ainsi que l&rsquo;encadrement.<\/p>\n<p>La division a rempli sa mission : l&rsquo;ennemi, plus nombreux et mieux \u00e9quip\u00e9 (radio-aviation), n&rsquo;a ni perc\u00e9 nos lignes, ni atteint Oches, ni r\u00e9ussi sa man\u0153uvre d&rsquo;encerclement. Cet assaut manqu\u00e9 lui co\u00fbte un nombre important de tu\u00e9s, de bless\u00e9s et de prisonniers.<br \/>\nMais l&rsquo;opini\u00e2tret\u00e9 de la r\u00e9sistance oppos\u00e9e par la 6\u00b0 DIC a \u00e9t\u00e9 ch\u00e8rement pay\u00e9e : le 6\u00b0 RICMS a perdu 48% de ses effectifs : 121 tu\u00e9s dont 26 officiers \u2013 383 bless\u00e9s \u2013 14 \u00e9vacu\u00e9s \u2013 200 disparus, au total 718.<br \/>\nLe 5\u00b0 RICMS a perdu la valeur d&rsquo;un bataillon, l&rsquo;autre est tr\u00e8s \u00e9prouv\u00e9 et le 3\u00b0 est en r\u00e9serve de division.<br \/>\n<font size=\"1.5\"><br \/>\n<u>SOURCES :<\/U><br \/>\nCorrespondance de guerre Sgt-Ch Ren\u00e9 DUSSAU (6\u00b0 RICMS)<br \/>\nCarnet de route du Capitaine Roger MARTIN ( 5\u00b0 RICMS)<br \/>\nHistorique du 5\u00b0 RICMS<br \/>\nTapuscrit Vers\u00f6hnung \u00fcber Gr\u00e4bern Hans-Werner HOFFMANN Sous-lieutenant au 79\u00b0 IR (16\u00b0 ID)<br \/>\nCombats en for\u00eat du 118\u00b0 IR (36\u00b0 ID)<br \/>\nIntervention du I\/196\u00b0 IR dans le Bois de La Berli\u00e8re (D)<br \/>\nJMO du 6\u00b0 RICMS<br \/>\nRapport g\u00e9n\u00e9ral \u00e9tabli par le colonel LELONG cdt le 6\u00b0 RICMS<br \/>\nJournal de marche du 223\u00b0 RAC<br \/>\nJournal de marche du 10\u00b0 Bataillon de Chars de Combat<br \/>\nDocuments SHA concernant le 23\u00b0 RAC<br \/>\nLivre La 15\u00b0 Batterie<br \/>\nTapuscrit de Jean BALLERET agent de liaison du Cne cdt la 19\u00b0 Cie du 6\u00b0 RICMS<br \/>\nTapuscrit Andr\u00e9 TESSEIRE 2\u00b0 Cie du 6\u00b0 RICMS Compagnon de la Lib\u00e9ration<br \/>\nUne Compagnie d&rsquo;infanterie \u00e0 l&rsquo;ouest : 5\u00b0 Cie du 79 \u00b0 IR   Freim\u00fcller \u2013 traduction M Baudier<br \/>\nTraduction du journal de la 2\u00b0 Cie du 79\u00b0 IR par D Huart<\/font><\/p>\n<p><a href=\"#top\">Haut de la page<\/a><span style=\"float: right;\">Suite : <a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=1106\">Renfort et rel\u00e8ve : les Spahis<\/a><br \/>\nRetour : <a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=593\">Secteur Bois de Sommauthe &#8211; Mont Damion<\/a><br \/>\nRetour : <a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=22\">liste des secteurs<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les 14 et 15 mai, la 6\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie Coloniale (6\u00b0 DIC) est appel\u00e9e \u00e0 venir former un front entre Meuse et Aire. 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