{"id":2383,"date":"2019-09-29T13:11:07","date_gmt":"2019-09-29T12:11:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=2383"},"modified":"2021-01-03T21:36:21","modified_gmt":"2021-01-03T20:36:21","slug":"canal-attigny","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=2383","title":{"rendered":"Le Chesne &#8211; Attigny"},"content":{"rendered":"<h3>Les combats de la 36\u00e8me DI du CHESNE \u00e0 ATTIGNY<\/h3>\n<p><a name=\"top\"><\/a><br \/>\n<strong><em>Pr\u00e9cisions :<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Signification des abr\u00e9viations :<\/em><br \/>\n<em> x\u00b0 RI = x\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie fran\u00e7ais<\/em><br \/>\n<em> IR x\u00b0 = Infanterie Regiment allemand n\u00b0 x<\/em><br \/>\n<em> x\u00b0 DI = x\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie fran\u00e7aise<\/em><br \/>\n<em> x\u00b0 ID = InfanterieDivision allemande n\u00b0 x<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\"><em> Les renseignements venant de documents allemands sont \u00e9crits en bleu.<\/em><\/span><\/p>\n<p><em>Vocabulaire :<\/em><br \/>\n<em> II\/18\u00b0 RI = 2\u00b0 Bataillon du 18\u00b0 RI<\/em><br \/>\n<em> minen = tirs de mortier<\/em><br \/>\n<em> tirs VB : tirs au fusil lance grenades<\/em><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny01.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2423\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny01-1024x492.png\" alt=\"\" width=\"625\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny01-1024x492.png 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny01-300x144.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny01-768x369.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny01-624x300.png 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny01.png 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><\/a><br \/>\nLa 36\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie stationnait \u00e0 Arcis sur Aube, \u00e0 200 km d&rsquo;Attigny. Elle est charg\u00e9e d&rsquo;arr\u00eater l&rsquo;ennemi sur l&rsquo;Aisne et le canal des Ardennes, d&rsquo;Attigny au Chesne, soit 17 km. On y distingue :<br \/>\n&#8211; le secteur Semuy-Le Chesne, vall\u00e9e des \u00e9cluses, assez encaiss\u00e9e, avec des for\u00eats proches par endroits. Le terrain est assez tourment\u00e9, peu propice \u00e0 l&rsquo;engagement de v\u00e9hicules blind\u00e9s.<br \/>\n&#8211; le secteur Semuy-Attigny, avec un terrain plus plat, plus d\u00e9couvert, plus facile d&rsquo;acc\u00e8s aux v\u00e9hicules. Davantage d&rsquo;armes antichars peuvent y \u00eatre plac\u00e9es.<br \/>\nLe Groupe de Reconnaissance 39 est retir\u00e9 du Chesne pour organiser un barrage antichars sur la Muette, pr\u00e8s de Cond\u00e9 les Vouziers.<br \/>\nLa route Attigny-Ch\u00e2lons, un des axes Nord-Sud, est \u00e0 la fois limite d&rsquo;arm\u00e9e et de division. Ce n&rsquo;est pas tr\u00e8s judicieux car cela cr\u00e9e un point faible strat\u00e9gique favorable \u00e0 une perc\u00e9e.<br \/>\nLe 18\u00b0 RI qui vient du secteur de Villerupt (Est de Longwy), est transport\u00e9 le 7 mai en camions jusque Piney (environs de Arcis sur AUBE). Le 14 mai, il est embarqu\u00e9 en camions jusque THUGNY TRUGNY. Il se rend ensuite \u00e0 pied jusqu&rsquo;\u00e0 ATTIGNY et se met en place <strong>le 15 mai<\/strong>. Il prend position sur le canal parall\u00e8le \u00e0 l&rsquo;Aisne, d&rsquo;Attigny \u00e0 Semuy et Rilly et joint la 14\u00b0 DI \u00e0 Givry.<\/p>\n<p>La 36\u00e8me DI a deux divisions ennemies en face d&rsquo;elle : &#8211; la 10\u00b0 ID (InfanterieDivision) bavaroise \u00e0 Attigny &#8211; la 29\u00b0 ID rh\u00e9nane \u00e0 Neuville- Day (Des renforts viendront de la 26\u00b0 ID du Chesne).<br \/>\nLe PC de la 36\u00b0Division est dans un bois pr\u00e8s de TOGES, dans un car am\u00e9nag\u00e9, ensuite au Sud de Vouziers.<\/p>\n<p><strong>Le 16 mai<\/strong>, en plein jour, la 5\u00e8me Division L\u00e9g\u00e8re Cuirass\u00e9e, \u00e9puis\u00e9e et morcel\u00e9e, se replie derri\u00e8re le canal des Ardennes, puis derri\u00e8re l\u2019Aisne. L\u2019ennemi s\u2019engouffre dans l\u2019espace. La 3\u00e8me DIM doit alors faire face sur le canal des Ardennes, du Mont-Dieu \u00e0 Tannay et au Chesne. (voir combats de Stonne-Tannay)<br \/>\nIl faut rapidement verrouiller les passages : un groupe du 16\u00e8me Chasseurs (3\u00e8me division cuirass\u00e9e de r\u00e9serve), des canons de 25, le groupe de reconnaissance 74 (GR), un char B1bis, une section de chars H39 interviennent en urgence et repoussent l\u2019avance ennemie \u00e0 Pont-Bar et au Chesne.<\/p>\n<p><em><strong>L&rsquo;installation :<\/strong><\/em><br \/>\nLes <strong>15, 16 et 17 mai<\/strong>, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par les Groupes de Reconnaissance, la 36\u00b0 DI remonte l&rsquo;Aisne et le canal des Ardennes, couvrant les 23 km qui lui sont \u00e9chus.<br \/>\nLe <strong>18 mai<\/strong>, elle entre en contact avec l&rsquo;ennemi. Le 14\u00b0 RI est affect\u00e9 au secteur Le Chesne-Neuville Day, le 18\u00b0 RI, au secteur Neuville Day-Attigny, le 57\u00b0 RI est mis en r\u00e9serve \u00e0 Grandpr\u00e9.<br \/>\nSuite aux destructions syst\u00e9matiques des gares, carrefours et voies ferr\u00e9es r\u00e9alis\u00e9es d\u00e8s le 10 mai, des \u00e9l\u00e9ments transport\u00e9s par rail errent de gare en gare, de d\u00e9viation en d\u00e9viation, retardant sans cesse leur arriv\u00e9e au but assign\u00e9. C&rsquo;est ainsi que les groupes d&rsquo;artillerie (une partie !) n&rsquo;arrivent que le 20 ou le 22 mai. Certains n&rsquo;arriveront que d\u00e9but juin !!<br \/>\nAu 57\u00b0 RI, nombre d&rsquo;officiers sont affect\u00e9s \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re pour assurer l&rsquo;instruction des troupes. Manquait-on \u00e0 ce point d&rsquo;officiers qu&rsquo;on d\u00e9shabillait des unit\u00e9s combattantes qui allaient \u00eatre engag\u00e9es ? Plus grave encore, de l&rsquo;Aisne \u00e0 Reims et Ch\u00e2lons, il n&rsquo;y avait plus aucune unit\u00e9 de r\u00e9serve !!<br \/>\nUne batterie de DCA est install\u00e9e pr\u00e8s de Quatre-Champs mais avec un stock de munitions insuffisant. Chaque r\u00e9giment ne dispose que d&rsquo;une mitrailleuse de 20 mm (au lieu de 2). Il a fallu qu&rsquo;un officier fasse 300 km pour se procurer des cartes au 50 000\u00b0!<br \/>\nUne compagnie de pionniers est charg\u00e9e de percer un layon dans la for\u00eat des Alleux.<br \/>\nUn groupe d&rsquo;artillerie de 105 et un de 155 L sont affect\u00e9s \u00e0 la division. Ils sont post\u00e9s \u00e0 Mazagran.<br \/>\n<strong>Le 22 mai<\/strong>, la division est rattach\u00e9e au Corps Colonial dont le PC s&rsquo;est install\u00e9 \u00e0 Senuc.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny02.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2419\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny02-1024x393.png\" alt=\"\" width=\"625\" height=\"240\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny02-1024x393.png 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny02-300x115.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny02-768x294.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny02-624x239.png 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny02.png 1179w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><\/a><\/p>\n<h3>SECTEUR LE CHESNE-CANAL DES ARDENNES<\/h3>\n<p>Le 18\u00e8me RI assure la d\u00e9fense du secteur d\u2019Attigny, de l&rsquo;Aisne et du canal jusque Neuville Day.<br \/>\n<strong>Le 16 mai<\/strong>, les ponts de Neuville Day, Rilly, Semuy et Le Chesne sont dynamit\u00e9s par le g\u00e9nie divisionnaire et celui de la 5\u00b0 DLC qui ne disposent que d&rsquo;une faible quantit\u00e9 d&rsquo;explosif (1 000 kg). Tout est fait pour h\u00e2ter la venue des \u00e9quipes sur les lieux ; la r\u00e9partition des destructions est rapidement organis\u00e9e : la 5\u00b0 DLC prend en compte les ponts d&rsquo;Attigny (canal-Aisne-chemin de fer), la 36\u00b0 DI est charg\u00e9e des ponts de Neuville-Day, Rilly (pont route -chemin de fer-canal et la passerelle de l&rsquo;\u00e9cluse du canal \u00e0 Semuy). Ces destructions ont lieu entre 17h30 et 22h30. A Semuy, le pont saute au nez de deux motocyclistes ennemis. Au Chesne, c&rsquo;est sous la fusillade ennemie que les hommes du g\u00e9nie doivent intervenir. Ils se trouvent sous les tirs venant de la rive Nord et des maisons qui s&rsquo;y trouvent. Ils profitent d&rsquo;un angle mort pour terminer la pose des explosifs et du cordon de mise \u00e0 feu. A 21h45, le contact est mis mais le pont ne saute pas. A 22h le pont du chemin de fer saute. Finalement, le pont central saute au nez et \u00e0 la barbe de groupes ennemis qui finissent par renoncer. Tout Le Chesne est en feu. Ce ne sont que flammes, fum\u00e9es, effondrements de charpentes dans des gerbes d&rsquo;\u00e9tincelles propageant le feu aux b\u00e2tisses voisines. Plusieurs sapeurs sont bless\u00e9s.<br \/>\nHeureusement que le char B1bis veille, accompagn\u00e9 d&rsquo;un canon de 25 !<br \/>\nL&rsquo;\u00e9quipe du 14\u00b0 RI remarque une accumulation de p\u00e9niches ancr\u00e9es des deux c\u00f4t\u00e9s du canal. Elles se touchent et se serrent sur deux \u00e0 trois rangs et pourraient servir de passerelles. Durant la nuit, un bataillon les ram\u00e8ne toutes sur la rive Sud.<br \/>\n<strong>Le 17<\/strong>, le g\u00e9nie fait sauter les ponts d&rsquo;Attigny (mal d\u00e9truits) et les ponts et passerelles entre Attigny et Rilly.<br \/>\nLe 14\u00e8me RI est charg\u00e9 du secteur du Chesne. Il arrive le 16 par Vouziers, Ballay, Quatre-Champs, sous un d\u00e9luge de bombes l\u00e2ch\u00e9es par des avions ennemis qui se relaient sur le secteur : au pont de Vouziers, \u00e0 la Providence (200 bombes), \u00e0 Ballay, \u00e0 Quatre-Champs, au Chesne \u00e0 11h. Le Groupe de Reconnaissance 39 est arriv\u00e9 au Chesne avec ses antichars. Un char allemand progresse sur la route de Louvergny mais il est stopp\u00e9 par un tir de 47 d&rsquo;un char B1 bis (Pommard). Un char H 39 du 42\u00e8me BCC le ram\u00e8ne au Chesne. Il porte la lettre K du groupement von Kleist et semble \u00eatre un char de commandement d&rsquo;un groupe de reconnaissance de la 1\u00e8re PzDivision. L\u2019infanterie ennemie qui occupe les maisons au Nord du canal, tente plusieurs perc\u00e9es, toutes contenues.<br \/>\nL\u2019ennemi tient les rues du village sous le feu de ses armes install\u00e9es dans les \u00e9tages des b\u00e2timents. D\u00e8s lors, le quotidien sera de fr\u00e9quents tirs d\u2019artillerie, de minen, de mitrailleuses, avec les maisons en feu, les murs et toitures qui s\u2019\u00e9croulent, ce qui oblige les d\u00e9fenseurs \u00e0 changer souvent d\u2019emplacement.<br \/>\nLe 17, le village est la cible de l\u2019artillerie lourde ennemie (105) \u00e0 11h, 15h, 17h mais, en face, les ripostes font mouche et calment l\u2019ennemi. Il reste un certain nombre d&rsquo;\u00e9cluses, de passerelles, de p\u00e9niches, de ponceaux qui peuvent permettre le passage de petits groupes. L&rsquo;eau du canal a baiss\u00e9.<br \/>\n<strong>Le 18<\/strong> au matin, la partie Nord du village au-del\u00e0 du canal est vide d&rsquo;ennemis. Une patrouille le v\u00e9rifie et ram\u00e8ne des armes et les papiers d&rsquo;un officier tu\u00e9 la veille. La m\u00eame situation se r\u00e9p\u00e8te en plusieurs lieux. Le colonel donne l&rsquo;ordre d&rsquo;occuper cet espace et d&rsquo;envoyer des reconnaissances au Bois des Moines et au Bois des Charmes.<br \/>\nMais au Chesne, l&rsquo;ennemi r\u00e9agit : il attaque au Nord. A 15h, le groupe franc du II\/14\u00b0 RI r\u00e9ussit \u00e0 gagner la sortie Nord du Chesne. A 16h, l&rsquo;attaque pr\u00e9vue parvient jusqu&rsquo;au d\u00e9bouch\u00e9 des routes de Lametz, Louvergny et Sedan. Mais l&rsquo;ennemi qui s&rsquo;est terr\u00e9 lors du passage du groupe, sort de ses cachettes et prend les hommes \u00e0 revers. Le repli est difficile ; il faut ramener plusieurs bless\u00e9s. De violentes contre-attaques sont lanc\u00e9es sur le pont central et la passerelle du chemin de fer. Tirs de minen, fusillade g\u00e9n\u00e9rale jusque 23h. Puis tout se calme, mais l&rsquo;alerte a \u00e9t\u00e9 chaude.<br \/>\nLe 14\u00e8meRI lance des coups de main en divers endroits :<br \/>\n&#8211; au Bois des Moines (coup\u00e9 par la route Le Chesne-Lametz). La 10\u00b0 compagnie r\u00e9ussit \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer assez profond\u00e9ment, surprend des troupes ennemies et leur cause des pertes significatives : 10 morts et bless\u00e9s.<br \/>\n&#8211; au Bois des Charmes o\u00f9 les hommes se heurtent \u00e0 une forte r\u00e9sistance et doivent se replier avec 7 \u00e0 8 bless\u00e9s.<br \/>\n&#8211; Dans le m\u00eame temps, le colonel a prescrit une action sur Neuville-Day. Elle incombe au bataillon CAZENDRES du 18\u00b0 RI qui, \u00e0 14h, franchit le canal et parvient \u00e0 Neuville. Il chasse l&rsquo;ennemi du cimeti\u00e8re et des vergers environnants. Vers 18h, les Allemands r\u00e9agissent en d\u00e9clenchant une contre-attaque de flanc. Le commandant du 314\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Artillerie LD post\u00e9 sur le plateau de Voncq observe les combats \u00e0 la jumelle. Devant le danger d&rsquo;encerclement, il d\u00e9clenche un violent tir qui permet au groupe du 18\u00b0 RI de regagner le canal sous la mitraille de quelques avions ennemis alert\u00e9s par le mouchard. Ce dernier enregistre une trentaine de tu\u00e9s ou bless\u00e9s.<br \/>\n<strong>Le 19 mai<\/strong> apr\u00e8s-midi, l&rsquo;aviation bombarde Le Chesne en piqu\u00e9 : le hurlement des sir\u00e8nes s&rsquo;ajoute au bruit et \u00e0 la fum\u00e9e des explosions. Des murs s&rsquo;\u00e9croulent, le village flambe&#8230; Chacun cherche \u00e0 se prot\u00e9ger. 45 bombes tombent sur la rue principale du Chesne et la route de Vouziers. Bref mais violent bombardement de Quatre-Champs et des Alleux, lieux de passage du ravitaillement de nos troupes : 1 mort et plusieurs bless\u00e9s. Nouveau bombardement en piqu\u00e9 sur Le Chesne.<br \/>\n<strong>Le 20 mai<\/strong>, la matin\u00e9e est agit\u00e9e : Voncq subit un bombardement par 105 et minen. On observe de nombreux mouvements \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re.<br \/>\n<strong>Le 23 mai<\/strong>, Le Chesne est la cible d&rsquo;un bombardement intensif par des 105 d\u00e8s le lever du jour. Vers 9h, l&rsquo;ennemi tente de s&#8217;emparer de p\u00e9niches vides pour r\u00e9aliser une passerelle. Quand les d\u00e9fenseurs fran\u00e7ais veulent se d\u00e9placer, ils entrent en pleine vue de l&rsquo;adversaire, ce qui ralentit les ardeurs et l&rsquo;efficacit\u00e9 de la d\u00e9fense. Mais les initiatives ne manquent pas et l&rsquo;ennemi est finalement tenu en \u00e9chec.<br \/>\n\u00c0 2h du matin, le II\/14\u00b0 RI est inform\u00e9 que 700 mines antichars lui sont adress\u00e9es et qu&rsquo;elles doivent \u00eatre mises en place imm\u00e9diatement. R\u00e9action du commandant Raymond qui se demande pourquoi ces mines n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 livr\u00e9es plus t\u00f4t. Afin d&rsquo;\u00e9pargner la vie de ses hommes, il d\u00e9cide de les faire poser la nuit suivante.<br \/>\nL&rsquo;ennemi d\u00e9clenche un violent bombardement. L&rsquo;artillerie fran\u00e7aise harc\u00e8le les carrefours et les points de passage oblig\u00e9s. Vers 9h, un coup de main ennemi tente de s&#8217;emparer des p\u00e9niches. La lutte est chaude. Les liaisons prennent du temps car les estafettes sont oblig\u00e9es de passer en pleine vue, de faire la course ou des plats-ventres pour tenter d&rsquo;\u00e9chapper aux tirs. A midi tout s&rsquo;arr\u00eate car toutes les tentatives sont tenues en \u00e9chec.<br \/>\n<strong>Le 24 mai<\/strong>, le bombardement ennemi reprend avec toujours des 105 et des minen. De jour, l&rsquo;ennemi se tient sur les cr\u00eates Nord avec quelques guetteurs sur le canal. La nuit, par contre, tout s&rsquo;agite et nos observateurs rep\u00e8rent l&rsquo;ex\u00e9cution de travaux de d\u00e9fense sur la rive Nord.<br \/>\n<strong>Le 25 mai<\/strong>, tentative de franchissement du canal dans une vieille barque qui, cribl\u00e9e de tirs, coule avec ses occupants. Au soir, se d\u00e9clenche une violente fusillade sur nos lignes, puis les mortiers se d\u00e9cha\u00eenent et prennent nos positions en enfilade. La batterie de 105 s&rsquo;y ajoute. L&rsquo;artillerie fran\u00e7aise riposte assez tardivement mais elle calme les ardeurs de l&rsquo;ennemi et apporte un puissant soutien moral aux fantassins.<br \/>\nL&rsquo;ennemi pr\u00e9pare la poursuite de son attaque : IR 20 rel\u00e8ve IR 3 de la 86\u00b0 ID ainsi que des \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;IR 85 \u00e0 l&rsquo;Est d&rsquo;Alland&rsquo;huy. Mais l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise se montre tr\u00e8s active, visant les routes et tout ce qui est \u00e0 d\u00e9couvert.<br \/>\nDes coups de mains fran\u00e7ais et allemands se succ\u00e8dent les jours suivants, souvent tr\u00e8s meurtriers.<br \/>\n<strong>Le 26 mai<\/strong>, un bombardier ennemi l\u00e2che, de nuit, une dizaine de bombes sur la route de Vouziers.<br \/>\nLa nuit, le GRCA 14 post\u00e9 le long du canal \u00e0 droite, est relev\u00e9 par un bataillon du 57\u00b0 RI.<br \/>\n<strong>Le 27 mai<\/strong>, un bataillon du 21\u00e8me RMVE (35\u00b0 Division) rel\u00e8ve le bataillon du 57\u00b0.<br \/>\nLe PC du 14\u00b0 RI \u00e0 Maison Rouge est la cible de tirs d&rsquo;artillerie.<\/p>\n<p><strong>29 mai<\/strong> &#8211; Une photo a\u00e9rienne du bois de Voncq montre les pistes suivies par les agents de liaison qui ne respectent pas les consignes donn\u00e9es. L&#8217;emplacement du PC du bataillon est facile \u00e0 situer et constitue une cible parfaite pour l&rsquo;artillerie ennemie. Les coupables mis devant l&rsquo;\u00e9vidence sont atterr\u00e9s et comprennent l&rsquo;utilit\u00e9 des consignes. Le PC est transf\u00e9r\u00e9 au bord de la route Le Chesne-Vouziers.<br \/>\n<strong>30 mai<\/strong><br \/>\nL&rsquo;ennemi s&rsquo;est install\u00e9 sur le canal, parfois m\u00eame dans les arbres, afin de mieux cibler nos fantassins dans leur trou. Des tirs de VB (lance-grenades) et de mortier en massacrent un grand nombre. Une ambulance ennemie intervient pour emmener les bless\u00e9s.<br \/>\nL&rsquo;agressivit\u00e9 ennemie est telle que des tirs de 75 sont demand\u00e9s. Trois minutes apr\u00e8s, des vol\u00e9es d&rsquo;obus s&rsquo;abattent sur les positions ennemies L&rsquo;effet est imm\u00e9diat : tout se calme.<br \/>\nLe canal coupe Le Chesne en deux parties ; de nombreuses maisons existent sur la partie Nord, assez proches du canal, offrant des positions de tir id\u00e9ales \u00e0 l&rsquo;ennemi. Les effets meurtriers de cette situation n&rsquo;avaient pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 nos troupes qui avaient demand\u00e9 des tirs de 75 afin de les d\u00e9truire, sans menacer la vie de nos fantassins. Ces demandes \u00e9taient rest\u00e9es sans suite.<\/p>\n<div id=\"attachment_2414\" style=\"width: 314px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny03.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2414\" class=\"size-full wp-image-2414\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny03.png\" alt=\"\" width=\"304\" height=\"224\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny03.png 304w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny03-300x221.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 304px) 100vw, 304px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2414\" class=\"wp-caption-text\">Le Chesne d\u00e9truit<\/p><\/div>\n<p><strong>Le 1er juin<\/strong> arrive soudain l&rsquo;information qu&rsquo;un tir de 155 va \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9 et qu&rsquo;il faut faire \u00e9vacuer les positions les plus proches. D\u00e9cision jug\u00e9e dangereuse, car l&rsquo;ennemi risque d&rsquo;en profiter pour franchir le canal &#8230;Peu importe ! Le tir s&rsquo;ex\u00e9cute \u00e0 18h35. Il cesse \u00e0 18h45 puis reprend aussit\u00f4t plus dense. Un obus tombe sur une p\u00e9niche&#8230; Explosions, \u00e9croulements, incendies, tout vole en l&rsquo;air ; ces tirs de 155 cessent \u00e0 18h55. Mais les tirs de 75 suivent et les mitrailleuses tirent sur tout ce qui bouge de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du canal. L&rsquo;ennemi riposte et d\u00e9clenche des tirs de 105 et de minen. C&rsquo;est un concert d&rsquo;explosions et de fum\u00e9e. Quand tout s&rsquo;arr\u00eate et que la fum\u00e9e se dissipe, nos fantassins reprennent leurs emplacements et observent l&rsquo;\u00e9tat du secteur. Bien des maisons ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re, mais les plus dangereuses, \u00e0 l&rsquo;avant, sont presque intactes ! Et les tirs ennemis reprennent venant des \u00e9tages de ces maisons&#8230;<br \/>\n<strong>7 juin<\/strong> : Comme rien ne se manifeste dans le secteur du Chesne (14\u00b0 RI), il est d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;ex\u00e9cuter un coup de main rapide afin de v\u00e9rifier l&rsquo;\u00e9tat des pr\u00e9paratifs ennemis. Le groupe franc du I\/14\u00b0 RI franchit le canal et fouille le secteur. D\u00e9ception : il n&rsquo;y a personne ! Mais une violente r\u00e9action a lieu : tirs d&rsquo;arr\u00eat, fus\u00e9es, rafales de mitrailleuses. Le groupe rentre bredouille avec deux bless\u00e9s. Au loin, Le Chesne est toujours en feu.<br \/>\n<strong>7 et 8 juin <\/strong>: Le 18\u00b0 RI demande des renforts au 14\u00b0 RI. La 6\u00b0 section de la 6\u00b0 compagnie est envoy\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>SECTEUR d&rsquo;ATTIGNY<\/h3>\n<p>La d\u00e9fense du secteur d&rsquo;Attigny est assur\u00e9e par le 18\u00b0 RI.<br \/>\nLe 17 mai arrivent les premiers \u00e9l\u00e9ments ennemis \u00e0 Attigny Nord. A 5h, le pont sur l&rsquo;Aisne est d\u00e9truit mais insuffisamment car les \u00e9l\u00e9ments du tablier sont rest\u00e9s proches et permettent le passage de fantassins. Le pont du chemin de fer sur l&rsquo;Aisne, au Nord de Rilly et plusieurs passerelles entre Attigny et Rilly sont d\u00e9truits.<br \/>\n<strong>Le 18 mai <\/strong><br \/>\nOp\u00e9ration Faubourg du Moulin (Attigny)<br \/>\nLe 18 mai, \u00e0 13h, ordre est donn\u00e9 de s&#8217;emparer de la partie situ\u00e9e au Nord de l&rsquo;Aisne : le faubourg du Moulin. Le pont sur le canal est intact, celui sur l&rsquo;Aisne est affaiss\u00e9, bris\u00e9 en deux, laissant un intervalle qui permet le passage de la troupe et m\u00eame de v\u00e9hicules. C&rsquo;est ensuite une rue droite conduisant \u00e0 la gare (400m) et au passage \u00e0 niveau.<br \/>\nL&rsquo;artillerie effectue un tir pendant 10mn qui s&rsquo;arr\u00eate, puis reprend pour quelques bord\u00e9es h\u00e9las non coordonn\u00e9es avec la progression de la 1\u00b0 section. L&rsquo;ennemi mis en alerte, balaie le pont avec des tirs de mitrailleuses. Un dernier tir de notre artillerie atteint la section qui progresse : 6 morts et 8 bless\u00e9s. Les rescap\u00e9s attaquent, atteignent leur objectif et mettent en fuite des ennemis qui filent \u00e0 moto vers Le Mont de Jeux.<br \/>\nDes renforts arrivent, permettent d&rsquo;encercler tout le faubourg et de poser des charges sous le pont mal d\u00e9truit. La situation reste stable les jours suivants.<br \/>\nOp\u00e9ration sur le Mont de Jeux<br \/>\nLe corps franc des I et III\/18\u00b0 RI sont envoy\u00e9s en reconnaissance \u00e0 Mont de Jeux. A 15h, la centaine d&rsquo;hommes parviennent au hameau et tombent sur un groupe d&rsquo;Allemands tr\u00e8s d\u00e9tendus qui n&rsquo;opposent aucune r\u00e9sistance. Les Fran\u00e7ais transforment le groupe de b\u00e2timents en centre de r\u00e9sistance avec barricades et FM dispos\u00e9s en h\u00e9rissons. Ils explorent les vergers environnants et se dirigent vers Les Grandes Ruelles, point de convergence de deux vall\u00e9es. Ils d\u00e9couvrent alors des files ennemies marchant vers le Sud et reviennent vite au point de d\u00e9part afin d&rsquo;alerter leur PC. Mais ils ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s et sont attaqu\u00e9s. Ils trouvent le corps d&rsquo;un officier allemand avec sa sacoche contenant les plans des objectifs ennemis. Ils rendent compte \u00e0 leur commandant, \u00e0 Rilly, par t\u00e9l\u00e9phone, en utilisant la langue b\u00e9arnaise pour emp\u00eacher les \u00e9coutes.<br \/>\nLe II\/18\u00b0 RI occupe Neuville-Day mais, attaqu\u00e9 par des forces ennemies tr\u00e8s sup\u00e9rieures, doit se replier en combattant.<br \/>\n<strong>Le 19 mai<\/strong>, l&rsquo;ennemi lance une attaque g\u00e9n\u00e9rale sur le secteur. Les Fran\u00e7ais repoussent un premier assaut mais re\u00e7oivent l&rsquo;ordre de repli qui s&rsquo;effectue au culot, avec un bless\u00e9 sur une civi\u00e8re. Ils rentrent miraculeusement dans nos lignes !<br \/>\nLa situation se stabilise les jours suivants, entrecoup\u00e9e par quelques escarmouches. L&rsquo;artillerie allemande est par contre tr\u00e8s active. ATTIGNY-RILLY et SEMUY sont la cible de tirs de 105 et de 150. Nous ripostons avec les 105 et 75 sur SAINT LAMBERT et CHARBOGNE.<br \/>\n<strong> 20 mai :<\/strong><br \/>\nLe IR 20 (10\u00b0 ID) rel\u00e8ve le IR 77 (26\u00b0 ID). Dans la nuit du 20 au 21 mai, l&rsquo;IR 85 envoie diverses reconnaissances afin de localiser les positions fran\u00e7aises et d&rsquo;appr\u00e9cier les possibilit\u00e9s de franchissement de l&rsquo;Aisne. Ils sont accueillis par des tirs de barrage venant d&rsquo;Attigny et de Rilly et doivent se d\u00e9rober \u00e0 leurs vues. Des \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;IR 20 les rejoignent les jours suivants.<\/p>\n<div id=\"attachment_2411\" style=\"width: 834px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny04.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2411\" class=\"size-full wp-image-2411\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny04.png\" alt=\"\" width=\"824\" height=\"631\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny04.png 824w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny04-300x230.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny04-768x588.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny04-624x478.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 824px) 100vw, 824px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2411\" class=\"wp-caption-text\">La ronde des Stuka au-dessus de la r\u00e9gion d\u2019Attigny et des cr\u00eates (dessin allemand)<\/p><\/div>\n<p><strong>Dans la nuit du 21 au 22 mai<\/strong>, apr\u00e8s une pr\u00e9paration d&rsquo;artillerie, la 7\u00b0 compagnie de l&rsquo;IR 85 attaque les positions d&rsquo;Attigny Nord et contraint les Fran\u00e7ais \u00e0 se replier au del\u00e0 du pont sur l&rsquo;Aisne. L&rsquo;attaque lanc\u00e9e sur Attigny-Est est bloqu\u00e9e par les feux de la d\u00e9fense fran\u00e7aise. Les pertes allemandes sont si importantes que les assaillants regagnent leurs positions de d\u00e9part. Par contre, l&rsquo;attaque men\u00e9e sur le pont et les maisons au Nord de Rilly r\u00e9ussit : les Fran\u00e7ais sont contraints de se replier au Sud de l&rsquo;Aisne.<br \/>\nLa partie Charbogne-Saint Lambert se trouve sous le feu nourri des Fran\u00e7ais qui capturent plusieurs groupes : antichars-mitrailleuses mont\u00e9es sur motos.<br \/>\nD&rsquo;autres tentatives sont engag\u00e9es par l&rsquo;ennemi, notamment \u00e0 la ferme de Forest. Elles sont partout repouss\u00e9es avec \u00e9nergie, infligeant \u00e0 l&rsquo;agresseur des pertes importantes en morts en en bless\u00e9s.<br \/>\n<strong>Le 23 mai<\/strong> \u00e0 22h, un violent tir d&rsquo;artillerie et de minen atteint le Faubourg du Moulin d&rsquo;Attigny, allumant plusieurs incendies. Des attaques suivent au Nord et \u00e0 l&rsquo;Est toutes bloqu\u00e9es par l&rsquo;intensit\u00e9 des tirs du 18\u00b0 RI.<br \/>\n<strong>Le 24<\/strong>, \u00e0 2 h du matin, le bombardement recommence puis arrive une nouvelle vague d&rsquo;attaques plus denses. Se sentant menac\u00e9, le groupe du 18\u00b0 RI se replie derri\u00e8re le pont du canal. Un tir de barrage d&rsquo;artillerie bloque l&rsquo;avance allemande. Les explosifs d\u00e9j\u00e0 en place sont mis \u00e0 feu et le pont est d\u00e9truit. A 7h, l&rsquo;ennemi a \u00e9vacu\u00e9 les lieux et ramass\u00e9 ses nombreux morts et bless\u00e9s. C&rsquo;est donc un succ\u00e8s pour le 18\u00b0 RI.<br \/>\nCette m\u00eame nuit, le pont de Semuy est d\u00e9truit.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny05.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2408\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny05.png\" alt=\"\" width=\"337\" height=\"210\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny05.png 337w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny05-300x187.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 337px) 100vw, 337px\" \/><\/a><br \/>\n<strong>30 mai<\/strong> :<br \/>\nL&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise ne faiblit pas. Des obus tombent sur le ch\u00e2teau de Charbogne, PC du 20 IR, faisant plusieurs morts et bless\u00e9s.<br \/>\nLes combats se poursuivent dans Attigny Nord et dans l&rsquo;\u00eele \u00e0 l&rsquo;Est jusqu&rsquo;au 3 juin cr\u00e9ant des pertes importantes en hommes et en mat\u00e9riel. Le clocher de l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Attigny est un excellent point d&rsquo;observation pour l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise. Il est hors de port\u00e9e de l&rsquo;artillerie ennemie. Les fantassins ennemis finissent par amener un canon d&rsquo;infanterie pour le d\u00e9truire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>SECTEUR DE SEMUY<\/h3>\n<p>Cette m\u00eame nuit du 23 au 24, le pont de Semuy est d\u00e9truit gr\u00e2ce au courage de trois valeureux combattants.<br \/>\nL&rsquo;aviation fran\u00e7aise bombarde les positions de l&rsquo;artillerie allemande et les convois qui arrivent sur les routes, leur infligeant des pertes importantes.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny06.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2404\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny06.png\" alt=\"\" width=\"562\" height=\"520\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny06.png 562w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny06-300x278.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 562px) 100vw, 562px\" \/><\/a><br \/>\nLe 57\u00e8me RI (colonel SINAIS) est introduit dans la d\u00e9fense du canal, de Montgon \u00e0 Semuy.<\/p>\n<p>Des tirs d&rsquo;artillerie ennemis pleuvent sur Voncq et d\u00e9clenchent des incendies.<br \/>\n<strong>Le 28 mai<\/strong>, un coup de main audacieux est minutieusement pr\u00e9par\u00e9 sur Semuy dans le but de ramener des prisonniers (demande du QG). Pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par un court et intense tir d&rsquo;artillerie, le corps franc r\u00e9gimentaire du 57\u00b0 RI dirig\u00e9 par le <strong>capitaine Chounet<\/strong> doit franchir le canal, p\u00e9n\u00e9trer dans Semuy, le nettoyer et ramener des prisonniers. L&rsquo;affaire est risqu\u00e9e, le capitaine ne s&rsquo;en cache pas. Chacun doit \u00eatre pr\u00e9cis, discret, rapide. Six groupes sont pr\u00e9vus ; rassemblement \u00e0 3h50 avec les prisonniers et repli. Dans la nuit du 28 au 29, ils viennent des Alleux par la route de Voncq et entrent soudain dans l&rsquo;enfer : les batteries du 24\u00b0, 224\u00b0 RAD, du 11\u00b0 RAC ainsi que d&rsquo;un groupe de 105 d\u00e9versent un d\u00e9luge d&rsquo;acier et de feu sur le village. Puis tout se tait. Des ombres se glissent \u00e0 travers le parc du ch\u00e2teau de Voncq et atteignent le canal et les roseaux de la rive. 3h15 : les tirs reprennent ; les obus hurlent, miaulent, explosent. 3h35 : tout s&rsquo;arr\u00eate. L&rsquo;attaque est lanc\u00e9e : d&rsquo;abord le chemin du halage puis c&rsquo;est le village. Mais ils sont accueillis par des tirs nourris venant des caves et des maisons. Les hommes progressent en utilisant les FM et les grenades, or ils sont la cible de tirs venant des fen\u00eatres des \u00e9tages ; plusieurs sont bless\u00e9s. Certains d\u00e9bouchent derri\u00e8re un groupe ennemi se pr\u00e9parant \u00e0 contre-attaquer et le fauchent avec leurs FM. Quelques-uns sont captur\u00e9s et emmen\u00e9s. Le sergent-chef Coudrin an\u00e9antit un autre groupe avec son FM. Des maisons sont prises d&rsquo;assaut, nettoy\u00e9es au corps \u00e0 corps. Mais les pertes sont lourdes : il y a de nombreux bless\u00e9s qu&rsquo;il faut ramener et le capitaine Chounet a disparu. 3h53 : c&rsquo;est l&rsquo;heure du repli : il faut faire vite. Le canal est franchi \u00e0 4h. Certains regagnent les hautes futaies et parviennent aux Alleux. D&rsquo;autres se camouflent en veillant sur les bless\u00e9s qui sont \u00e9vacu\u00e9s au plus vite. Quelques-uns remontent sur Voncq avant de rejoindre les Alleux. Dure \u00e9preuve qui resserre toutefois le groupe. Tous pleurent leur chef et se rem\u00e9morent ses conseils avis\u00e9s. Ils apprendront plus tard qu&rsquo;il avait \u00e9crit une lettre d&rsquo;adieu \u00e0 son \u00e9pouse avant son d\u00e9part&#8230;<br \/>\nCe coup de main est tomb\u00e9 sur deux compagnies du IR 78 qui explorent la partie Nord du village alors inoccup\u00e9. La 7\u00b0 Compagnie (Kie) occupe le village et r\u00e9siste aux attaques fran\u00e7aises. La 5\u00b0 Kie occupe la partie Est et la 6\u00b0 remonte jusqu&rsquo;au moulin de la Tortue : une maison, une \u00e9cluse et un pont dynamit\u00e9. Elle est soudain accueillie par des tirs de FM venant du moulin. Elle fait alors demi-tour et revient vers le village o\u00f9 elle tombe sur le groupe Chounet. Le compte-rendu allemand indique le grand nombre de tu\u00e9s de part et d&rsquo;autre et signale la pr\u00e9sence parmi eux d&rsquo;un capitaine fran\u00e7ais. Ils estiment \u00e0 2 000 les tirs ex\u00e9cut\u00e9s par l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise sur le village qui n&rsquo;est plus qu&rsquo;entonnoir sur entonnoir.<\/p>\n<p>L&rsquo;activit\u00e9 ennemie s&rsquo;accroit en juin. Voncq et Rilly semblent particuli\u00e8rement \u00eatre pris pour cibles. Les pertes s&rsquo;additionnent. Notre artillerie r\u00e9plique ; les observatoires sont multipli\u00e9s afin de pouvoir tirer \u00e0 vue.<\/p>\n<p>T\u00e9moignage de Pierre Portejoie :<br \/>\n<em>La 7\u00b0 compagnie du 18\u00b0 RI est en position dans un petit bois dominant \u00e0 pic le canal de l&rsquo;Aisne : <strong>le Bois des Falaises<\/strong>, \u00e0 mi pente, entre Attigny et Rilly. Les hommes sont dans des abris creus\u00e9s dans la pente, bord\u00e9s de sacs de terre. Avec leurs FM, ils dominent toute la vall\u00e9e de Semuy \u00e0 Mont de Jeux. Fin mai-d\u00e9but juin, ils causent des pertes importantes aux reconnaissances ennemies et \u00e0 toutes les tentatives de franchissement. Mais ils forment aussi d&rsquo;excellentes cibles pour l&rsquo;artillerie ennemie.<br \/>\nLe 9 juin, une premi\u00e8re attaque est repouss\u00e9e faisant de nombreuses victimes. Mais le soir suivant l&rsquo;aviation intervient, mitraillant et bombardant tout ce qui est rep\u00e9rable, puis c&rsquo;est au tour de l&rsquo;artillerie avec une densit\u00e9 de tirs inimaginable.<br \/>\n\u00ab\u00a0Terr\u00e9s, recroquevill\u00e9s, nous sentions le souffle des obus nous br\u00fbler le visage : La fum\u00e9e nous suffoquait ; aveugl\u00e9s par les explosions, la gorge serr\u00e9e&#8230; seule la peur domine, le c\u0153ur bat la chamade, le souffle est court, le cerveau explose.\u00a0\u00bb<br \/>\nA l&rsquo;aube du 10 juin survient une fum\u00e9e inqui\u00e9tante : les gaz ? Vite, les masques ! Erreur ! Ce sont des fumig\u00e8nes qui dissimulent les vagues d&rsquo;assaut ennemies. Les lance-flammes d\u00e9truisent les r\u00e9seaux de barbel\u00e9s mis en place. \u00ab\u00a0Toute la journ\u00e9e, nous nous battons, tiraillant, jetant des grenades\u00a0\u00bb. Au soir arrive l&rsquo;ordre de se regrouper en haut de la falaise. Parcours tr\u00e8s dangereux : il y a de nombreux tu\u00e9s et bless\u00e9s. Parvenus au sommet, on se faufile dans un champ de bl\u00e9, puis dans un foss\u00e9 qui nous conduit jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9glise de Chuffilly. D&rsquo;une compagnie d&rsquo;environ 150 hommes, ils se retrouvent \u00e0 neuf !<\/em><\/p>\n<h2>L&rsquo;offensive allemande<\/h2>\n<p>Jusque l\u00e0, les deux divisions ennemies positionn\u00e9es sur la rive droite de l&rsquo;Aisne, ont adopt\u00e9 une attitude plut\u00f4t d\u00e9fensive, entrecoup\u00e9e de contre-attaques testant la valeur de la r\u00e9sistance fran\u00e7aise. Mais on sent qu&rsquo;une attaque g\u00e9n\u00e9rale ne va pas tarder. Chaque jour, du matin au soir, le mouchard est pr\u00e9sent, observant tout mouvement, renseignant l&rsquo;aviation et l&rsquo;artillerie en permanence.<br \/>\nC&rsquo;est pourquoi le colonel a mis en ligne les trois r\u00e9giments, chacun ayant deux bataillons en premier \u00e9chelon et un en r\u00e9serve. Chaque r\u00e9giment couvre environ 6 km d&rsquo;un terrain propice aux infiltrations. Ainsi \u00e9tir\u00e9e, la d\u00e9fense ne peut \u00eatre qu&rsquo;un rideau assez fragile. Pour renforcer la d\u00e9fense, le colonel fait proc\u00e9der \u00e0 la pose de mines, \u00e0 la destruction de certains passages, au renforcement de certaines d\u00e9fenses, \u00e0 la multiplication des observatoires. Il recommande \u00e0 l&rsquo;artillerie les tirs \u00e0 vue.<\/p>\n<p>Voncq occupe une position strat\u00e9gique : on y domine la vall\u00e9e de l&rsquo;Aisne jusqu&rsquo;\u00e0 Vouziers et la vue porte loin au Sud, jusque Mazagran. Chacun des bellig\u00e9rants veut donc en avoir la ma\u00eetrise.<br \/>\nLes trois r\u00e9giments tiennent toujours les m\u00eames secteurs : 14\u00b0 RI : Le Chesne-Montgon, 57\u00b0 RI : Montgon-Neuville Day et le bois de Voncq, 18\u00b0 RI : Semuy-Attigny.<br \/>\nLe GRDI 39 est pr\u00e8s de Cond\u00e9 les Vouziers o\u00f9 elle organise un barrage antichars sur la Muette dont les berges sont en cours d&rsquo;am\u00e9nagement.<br \/>\nL&rsquo;artillerie dispose de<br \/>\n<span style=\"color: #ffffff;\">&#8230;&#8230;.<\/span>&#8211; 3 groupes de 75 au 24\u00b0 RAD)<br \/>\n<span style=\"color: #ffffff;\">&#8230;&#8230;.<\/span>&#8211; 3 groupes de 75 au 314\u00b0 RAP) soit 8 groupes de 75<br \/>\n<span style=\"color: #ffffff;\">&#8230;&#8230;.<\/span>&#8211; 2 groupes de 75 au 99\u00b0 RA (ex 45\u00b0 RA de la 71\u00b0 DI)<br \/>\n<span style=\"color: #ffffff;\">&#8230;&#8230;.<\/span>&#8211; et 2 groupes de 155 Court du 224\u00b0 RAD<br \/>\nS&rsquo;y ajoute un ensemble mis \u00e0 disposition par le Corps d&rsquo;Arm\u00e9e Colonial :<br \/>\n<span style=\"color: #ffffff;\">&#8230;&#8230;.<\/span>&#8211; un groupe de 105\u00a0du 11\u00b0 RAC<br \/>\n<span style=\"color: #ffffff;\">&#8230;&#8230;.<\/span>&#8211; un groupe de 105 Long 17 du 11\u00b0 RAC<br \/>\nUn groupe de 155 GPF (Grande Puissance Filloux) est en position pr\u00e8s de Ballay.<br \/>\nUne batterie de 220 Campagne est install\u00e9e pr\u00e8s de Maison Rouge, pr\u00eate \u00e0 d\u00e9truire, si besoin, la digue de l&rsquo;\u00e9tang de Bairon. Une batterie de 25 (DCA), initialement \u00e0 Quatre-Champs s&rsquo;installe sur la rive gauche de l&rsquo;Aisne.<\/p>\n<p><strong>Le 5 juin<\/strong>, une grande offensive allemande d\u00e9bute sur la Somme.<br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\">En cas de repli fran\u00e7ais, le XVIII\u00b0 AK (Corps d&rsquo;arm\u00e9e) pr\u00e9voit de d\u00e9velopper l&rsquo;attaque sur l&rsquo;Aisne et le canal. Des objectifs sont fix\u00e9s :<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; pour le 20\u00b0 IR : attaque sur Attigny-Sainte Vaubourg :<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> III\/IR 20 Briqueterie Attigny Est<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> II\/IR 20 ile \u00e0 l&rsquo;Est d&rsquo;Attigny<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> I\/IR 20 : en r\u00e9serve au Nord d&rsquo;Ecordal<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; pour le 85\u00b0 IR : attaque sur Rilly et les hauteurs Sud Est.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Secteur d&rsquo;ATTIGNY<\/h3>\n<p>Dans la <strong>nuit du 5\/6 juin,<\/strong> des patrouilles interviennent sur tout le front afin de tester la r\u00e9sistance fran\u00e7aise. Les Fran\u00e7ais, alert\u00e9s, n&rsquo;ayant d\u00e9clench\u00e9 aucune r\u00e9action violente (artillerie-mitrailleuses-mortiers), l&rsquo;ennemi en conclut que la r\u00e9sistance fran\u00e7aise est affaiblie. Un ordre d&rsquo;attaque est donc donn\u00e9 pour le 6 juin 7h30. Sur l&rsquo;\u00eele, \u00e0 l&rsquo;Est d&rsquo;Attigny, se d\u00e9roulent de violents combats. Les Fran\u00e7ais repassent le canal mais leurs tirs crois\u00e9s obligent l&rsquo;ennemi \u00e0 s&rsquo;enterrer sur la rive Nord du canal. L&rsquo;IR 20 accuse de lourdes pertes.<br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\">Une concertation a eu lieu au niveau de la 10\u00b0 ID. Plusieurs mesures sont prises : le renforcement des unit\u00e9s avant toute nouvelle attaque, le renforcement de l&rsquo;artillerie par 15 batteries l\u00e9g\u00e8res et 4 batteries lourdes de l&rsquo;artillerie divisionnaire, une plus forte dotation en canots pneumatiques, la pr\u00e9sence de lance-flammes et de moyens compl\u00e9mentaires en cas de combat rapproch\u00e9.<\/span><br \/>\n<strong>6 juin<\/strong> &#8211; 23h: Un groupe ennemi franchit l&rsquo;Aisne \u00e0 hauteur de la sucrerie d&rsquo;Attigny. Il est accueilli par le II\/18\u00b0 RI qui fait 9 prisonniers.<br \/>\nLe <strong>7 juin<\/strong> \u00e0 l&rsquo;aube, un groupe ennemi franchit l&rsquo;Aisne, face \u00e0 la sucrerie, et s&rsquo;installe entre la rivi\u00e8re et le canal, malgr\u00e9 de lourdes pertes caus\u00e9es par les tirs de notre artillerie. Voncq est pilonn\u00e9e par des tirs d&rsquo;artillerie de gros calibre. On sent que l&rsquo;ennemi se pr\u00e9pare \u00e0 attaquer.<br \/>\n<strong>8 juin<\/strong><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\">L&rsquo;attaque ennemie est pr\u00e9par\u00e9e de mani\u00e8re minutieuse, les axes d&rsquo;attaque de chacun sont fix\u00e9s ainsi que les objectifs \u00e0 atteindre. Du mat\u00e9riel compl\u00e9mentaire est mis \u00e0 disposition : sacs flottants, canots pneumatiques. Les liaisons sont pr\u00e9vues soit en filaire soit par radio.<\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_2402\" style=\"width: 374px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny07.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2402\" class=\"size-full wp-image-2402\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny07.png\" alt=\"\" width=\"364\" height=\"206\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny07.png 364w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny07-300x170.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2402\" class=\"wp-caption-text\">ruines Place d&rsquo;Attigny<\/p><\/div>\n<p>Des consignes pleuvent des divers \u00e9tats-majors car on s&rsquo;attend \u00e0 une attaque importante. Les stocks de munitions sont compl\u00e9t\u00e9s ; les positions sont confort\u00e9es. Des reconnaissances ennemies rel\u00e8vent les possibilit\u00e9s de franchissement du canal avec des canots pneumatiques et des passerelles.<br \/>\nPressentant l&rsquo;attaque ennemie, le g\u00e9n\u00e9ral Aublet ordonne un pilonnage massif des rives de l&rsquo;Aisne et du canal par l&rsquo;artillerie.<br \/>\nLe seul 24\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Artillerie Divisionnaire post\u00e9 sur la rive gauche de l&rsquo;Aisne tire 8 500 obus au cours de cet apr\u00e8s-midi ! Le soir, les va-et-vient des lumi\u00e8res de voitures &#8211; sans doute sanitaires- au Nord de l&rsquo;Aisne montrent que ces tirs ont du faire des d\u00e9g\u00e2ts.<br \/>\nD\u00e8s que la nuit tombe, il r\u00e8gne un silence impressionnant.<br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\"><strong>dimanche 9 juin<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\">A droite, la 86\u00b0 ID attaque Givry. A gauche, la 26\u00b0 ID attaque Semuy puis Voncq.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\">L&rsquo;artillerie de Corps d&rsquo;Arm\u00e9e se joint \u00e0 celle de la 26\u00b0 Division.<\/span><br \/>\nLe 18\u00b0 RI subit une attaque de grande violence. Le bombardement commence vers 3h30. La vall\u00e9e est emplie de brouillard et de fumig\u00e8nes. Impossible de voir \u00e0 plus de dix m\u00e8tres jusqu&rsquo;\u00e0 5 ou 6h du matin. C&rsquo;est un d\u00e9luge de tirs venant de tous c\u00f4t\u00e9s.<br \/>\nAfin d&rsquo;assurer des liaisons s\u00fbres, le t\u00e9l\u00e9phone filaire a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par des liaisons radio opportun\u00e9ment pr\u00e9vues et install\u00e9es par le service des transmissions (capitaine Tourni\u00e9).<br \/>\nDes groupes de bombardiers se succ\u00e8dent, l\u00e2chant leur cargaison de bombes sur les villages et les carrefours. La DCA en abat quelques-uns.<br \/>\nVers midi, l&rsquo;ennemi n&rsquo;a pas pu s&#8217;emparer de la Briqueterie mais il a coup\u00e9 la 7\u00b0 section en deux sans la faire reculer. Il la bombarde alors avec du gros calibre. En d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi, elle re\u00e7oit des renforts du I\u00b0 Bataillon venant de Sainte Vaubourg. Elle reprend pied dans la Briqueterie et finit par se replier le soir sur Attigny. Les d\u00e9fenses sont renforc\u00e9es par un groupe de mitrailleuses. A la tomb\u00e9e de la nuit, la 6\u00b0 compagnie pose des mines antichars \u00e0 la sortie Est d&rsquo;Attigny. Toutes les attaques lanc\u00e9es pr\u00e8s des ponts d\u00e9truits ont \u00e9chou\u00e9.<br \/>\nDe cette sorte, l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 Attigny et \u00e0 la route de Ch\u00e2lons sont toujours interdits \u00e0 l&rsquo;ennemi.<\/p>\n<div id=\"attachment_2424\" style=\"width: 449px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny08.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2424\" class=\"size-full wp-image-2424\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny08.png\" alt=\"\" width=\"439\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny08.png 439w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny08-300x205.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 439px) 100vw, 439px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2424\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019ennemi pr\u00e9pare une passerelle au-dessus du canal &#8211; (secteur de Rilly)<\/p><\/div>\n<p>Des cr\u00e9pitements se r\u00e9p\u00e8tent tout le long du canal que l&rsquo;ennemi tente de franchir. L&rsquo;attaque est lanc\u00e9e par le 20\u00b0 IR avec lance-flammes, DCA et antichars.<br \/>\nDes colonnes innombrables descendent de Saint Lambert se dirigeant vers Mont de Jeux, la ferme de Forest et Rilly d\u00e9fendus par les 9\u00b0 et 10\u00b0 compagnies. A midi, l&rsquo;ennemi a pris pied sur la rive Sud du canal et pousse son avance en direction de Voncq. Le 39\u00b0 IR (10\u00b0 ID) parvient \u00e0 franchir l&rsquo;Aisne et attaque la ferme de Forest. De violents combats s&rsquo;y d\u00e9roulent. La 10\u00b0 compagnie r\u00e9siste dans le bois et la ferme. Une quinzaine d&rsquo;ennemis sont captur\u00e9s.<br \/>\nCependant l&rsquo;ennemi contourne les lieux et se dirige vers l&rsquo;arri\u00e8re de Rilly et Voncq dans le but d&rsquo;encercler tous les points de r\u00e9sistance fran\u00e7ais. La 9\u00b0 compagnie est menac\u00e9e d&rsquo;encerclement dans Rilly.<br \/>\nUn second groupe d&rsquo;assaut ennemi r\u00e9ussit \u00e0 franchir l&rsquo;Aisne et \u00e0 s&rsquo;\u00e9tablir entre la rivi\u00e8re et le canal. Mais la pr\u00e9cision des tirs de l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise les oblige \u00e0 se retirer. Une nouvelle attaque effectu\u00e9e par deux compagnies parvient \u00e0 s&rsquo;accrocher au pied d&rsquo;un escarpement.<br \/>\nLe I\/18\u00b0 RI subit de lourdes pertes. Une poche importante se cr\u00e9e entre le 18\u00b0 et le 57\u00b0 RI. Le calme ne revient qu&rsquo;\u00e0 partir de 20h. Une tentative de franchissement du canal a lieu devant Rilly et \u00e0 l&rsquo;Est d&rsquo;Attigny.<br \/>\nL&rsquo;ennemi attaque \u00e9galement sur ATTIGNY-NEUVILLE DAY tenus respectivement par les II\u00b0 et III\u00b0\/18\u00b0 RI de Cazendres et Rogeart ainsi que le I\/57\u00b0 RI du capitaine Roussenque.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Secteur de SEMUY &#8211; VONCQ<\/h3>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">L&rsquo;IR 39 de la 26\u00b0 ID vient renforcer le secteur de Semuy en vue de l&rsquo;attaque g\u00e9n\u00e9rale qui se pr\u00e9pare. Il vient de Sauville o\u00f9 il a particip\u00e9 aux attaques sur le Mont Dieu.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> Dans le secteur du canal des Ardennes, les Fran\u00e7ais ont face \u00e0 eux deux r\u00e9giments appartenant \u00e0 la 26\u00b0 ID :<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; IR 39 entre Semuy et Neuville Day<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; IR 78 autour de Neuville Day. C&rsquo;est le bapt\u00eame du feu pour cette unit\u00e9. C&rsquo;est \u00e0 lui qu&rsquo;il incombe d&rsquo;atteindre Vandy et de conqu\u00e9rir la rive droite de l&rsquo;Aisne.<\/span><\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, le 4\u00b0 BCL (Bataillon de Chars L\u00e9gers) en r\u00e9serve, est mis \u00e0 la disposition de la Division. Il se compose de 45 chars r\u00e9partis en 3 compagnies de 13 chars : la 1\u00b0 compagnie se trouve dans la for\u00eat de La Croix aux Bois, la 2\u00b0 pr\u00e8s de Briquenay, la 3\u00b0 en r\u00e9serve pr\u00e8s de Toges.<\/p>\n<p><strong>Le 9 juin<\/strong><br \/>\nL&rsquo;ennemi veut percer entre Semuy et Rilly et pr\u00e9pare un plan d&rsquo;attaque pr\u00e9cis avec appui de l&rsquo;aviation. Y participent les 39\u00b0 et 26\u00b0 IR.<br \/>\nL&rsquo;artillerie ennemie d\u00e9clenche un intense pilonnage sur tout le front, y compris sur les arri\u00e8res. A 5h arrivent des avions de bombardement qui l\u00e2chent leurs bombes \u00e7\u00e0 et l\u00e0 sans beaucoup d&rsquo;effet. Ils bombardent le PC de la division dans le bois de Toges et le centre de transmission proche o\u00f9 4 sapeurs sont tu\u00e9s.<br \/>\nPuis un barrage d&rsquo;obus fumig\u00e8nes est d\u00e9clench\u00e9 tout le long du canal vers 4h15.<br \/>\nPassant sur des bateaux pneumatiques ou des passerelles de fortune, les fantassins du 78\u00b0 rh\u00e9nan traversent la vall\u00e9e du canal et montent \u00e0 l&rsquo;assaut des positions fran\u00e7aises sur un axe Neuville-Day =&gt; Voncq. Comme les points d&rsquo;appui fran\u00e7ais sont assez espac\u00e9s vu le manque d&rsquo;effectifs, l&rsquo;ennemi s&rsquo;infiltre assez facilement.<\/p>\n<div id=\"attachment_2420\" style=\"width: 328px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny09.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2420\" class=\"size-full wp-image-2420\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny09.png\" alt=\"\" width=\"318\" height=\"229\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny09.png 318w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny09-300x216.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 318px) 100vw, 318px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2420\" class=\"wp-caption-text\">\u00e9glise de Voncq<\/p><\/div>\n<p>Le I\/57\u00b0 RI du commandant Roussenque qui se d\u00e9fend avec acharnement, est en plein axe d&rsquo;attaque et r\u00e9siste au prix de lourdes pertes. Le lieutenant Corde (2\u00b0 compagnie), le sous-lieutenant Ramade (3\u00b0 compagnie), le sous-lieutenant Malet (CA) se font tuer sur place.<br \/>\nLe II\/57\u00b0 RI ne subit cet assaut que sur une partie de ses positions. La densit\u00e9 de ses feux bloque la progression de l&rsquo;ennemi et l&#8217;emp\u00eache d&rsquo;atteindre le Bois de Voncq convoit\u00e9, malgr\u00e9 diverses relances, toutes sans succ\u00e8s.<\/p>\n<p>A 4h45, l&rsquo;ennemi franchit le canal pr\u00e8s de Semuy, gravit la pente et <span style=\"color: #3366ff;\">attaque le mur du parc du ch\u00e2teau de Voncq.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> Il attaque ensuite le village o\u00f9 il rencontre une r\u00e9sistance plus rude que pr\u00e9vue. L&rsquo;\u00e9glise est un centre de r\u00e9sistance imposant : champs de mines sur deux c\u00f4t\u00e9s, foss\u00e9s, tireurs dans toutes les ouvertures. Plusieurs attaques \u00e9chouent, y compris avec un antichar. Elle est attaqu\u00e9e au lance- flammes et finalement avec des paquets d&rsquo;explosifs qui l&rsquo;\u00e9ventrent. 90 prisonniers fran\u00e7ais sont captur\u00e9s.\u00a0<\/span><em><span style=\"color: #3366ff;\">(\u00e9l\u00e9ments non confirm\u00e9s)<\/span><\/em><\/p>\n<p>Plus au Sud, la ru\u00e9e ennemie progresse, d\u00e9passe le Bois de la Brouille sans perdre de temps pour le conqu\u00e9rir, s&rsquo;approche du PC du I\/57\u00b0 RI qu&rsquo;elle d\u00e9passe vers 6h30. Les \u00e9l\u00e9ments du PC tentent de r\u00e9sister mais, encercl\u00e9s, ils sont captur\u00e9s. Le capitaine Roussenque est tu\u00e9 en organisant la d\u00e9fense.<br \/>\nVoncq est conquis. Les colonnes d&rsquo;attaque poursuivent leur avance jusque Terron et Vandy.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny10.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-large wp-image-2412\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny10-768x1024.png\" alt=\"\" width=\"625\" height=\"833\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny10-768x1024.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny10-225x300.png 225w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny10-624x833.png 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny10.png 787w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><\/a><br \/>\nLe colonel SINAIS (57\u00b0 RI) organise une contre-attaque en demandant des renforts au 14\u00b0 RI du Chesne, aux chars FCM du 4\u00b0 BCL qui se trouvent pr\u00e8s des Alleux et en rassemblant tout ce qui et disponible : pionniers, secr\u00e9taires, t\u00e9l\u00e9phonistes et autres.<br \/>\nA 5h30, <strong>la 1\u00b0 compagnie de chars<\/strong> mise \u00e0 la disposition du 57\u00b0 RI \u00e0 5h30, s&rsquo;engage sur la route qui traverse le Bois de Voncq. Elle parvient en lisi\u00e8re de la for\u00eat o\u00f9 elle est accueillie par des tirs nourris venant de sa droite. Une attaque est lanc\u00e9e avec le corps franc du 57\u00b0 RI. Elle d\u00e9marre \u00e0 9h30 avec 9 chars. Ces chars accompagn\u00e9s de fantassins prennent la for\u00eat layon par layon et \u00e0 10h30 la lisi\u00e8re Sud est atteinte et le bois nettoy\u00e9. De nombreux ennemis sont captur\u00e9s. Le I\/78\u00b0 IR y subit de lourdes pertes et abandonne un mat\u00e9riel impressionnant.<br \/>\nUne section de trois chars est envoy\u00e9e vers Terron. Le reste, cinq chars, poursuit sur le plateau en direction de Voncq, mais cette fois, totalement \u00e0 d\u00e9couvert. Ils sont la cible de nombreux antichars. Deux chars sont d\u00e9truits et un 3\u00b0 renvers\u00e9. La contre-attaque se poursuit avec les deux chars intacts qui, avec des fantassins, reprennent Voncq et encerclent plusieurs groupes isol\u00e9s qui se rendent.<br \/>\nLe corps franc du 57\u00b0 RI (capitaine Le More) a organis\u00e9 un point d&rsquo;appui au ch\u00e2teau. Il est l&rsquo;objet d&rsquo;attaques ennemies incessantes. \u00c0 15h, trois chars viennent le d\u00e9gager et l&rsquo;aident \u00e0 gagner le Bois de la Brouille o\u00f9 ils rejoignent d&rsquo;autres d\u00e9fenseurs qui r\u00e9sistent.<br \/>\nA 16h, un bataillon du 77\u00b0 IR vient \u00e0 la rescousse du 78\u00b0 IR. Mais pris de flanc par des tirs de nos positions, il reflue et repasse le canal. Des groupes de prisonniers fran\u00e7ais parqu\u00e9s en for\u00eat sont lib\u00e9r\u00e9s. Au soir, 572 prisonniers allemands sont rassembl\u00e9s aux Alleux.<br \/>\nVers 18h, des tirs d&rsquo;artillerie ennemie pr\u00e9parant une contre-attaque du 77\u00b0 IR obligent les occupants du Bois de la Brouille \u00e0 se replier sur Voncq o\u00f9 ils viennent renforcer la d\u00e9fense. Les rangs se sont \u00e9claircis, pas de renfort, pas de rel\u00e8ve et la fatigue est extr\u00eame. La chaleur accablante, le manque d&rsquo;eau, une nourriture tr\u00e8s insuffisante r\u00e9duisent la r\u00e9sistance des hommes qui ont toutefois une volont\u00e9 farouche de r\u00e9sister.<br \/>\nLe g\u00e9n\u00e9ral AUBLET, commandant la 36\u00b0 division, demande des renforts en vue de lancer une contre-attaque destin\u00e9e \u00e0 reprendre le terrain perdu. Les Spahis alg\u00e9riens et marocains du g\u00e9n\u00e9ral Gaillard (PC \u00e0 Chestres) sont mis \u00e0 sa disposition. La contre-attaque est d\u00e9clench\u00e9e au d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi. Elle progresse lentement mais finit par reprendre Voncq. Plus de 350 prisonniers sont captur\u00e9s (10\u00b0 ID et 26\u00b0 ID). De nombreux cadavres gisent sur le terrain. Les pertes du Bataillon Denef sont tr\u00e8s lourdes (1\/3 \u00e0 la 11\u00b0 compagnie).<br \/>\nL&rsquo;arriv\u00e9e des Spahis qui viennent de Terron est un puissant r\u00e9confort. Au I\/57\u00b0 RI, il ne reste que 2 officiers et vingt-cinq hommes qui reformeront une section. Le III\/57\u00b0 RI remplace le I\/57.<\/p>\n<div id=\"attachment_2409\" style=\"width: 272px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny11.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2409\" class=\"size-full wp-image-2409\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny11.png\" alt=\"\" width=\"262\" height=\"147\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2409\" class=\"wp-caption-text\">Passage de l&rsquo;\u00e9cluse de la tortue<\/p><\/div>\n<p>L&rsquo;attaque du 78\u00b0 IR s&rsquo;est faite selon trois axes, chacun r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 un de ses bataillons : le premier, au Nord, doit conqu\u00e9rir le Bois de Voncq. Il a \u00e9chou\u00e9 et l&rsquo;a pay\u00e9 cher ! Le second a Vandy comme but; le troisi\u00e8me, le plus au Sud, doit conqu\u00e9rir Terron et ses environs. Ces deux derni\u00e8res colonnes poursuivent leur avance \u00e0 rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. Un drapeau \u00e0 croix gamm\u00e9e flotte quelques instants sur une \u00e9olienne entre Terron et Vandy mais les tirs de la 18\u00b0 batterie, rive gauche de l&rsquo;Aisne, qui l&rsquo;a vite rep\u00e9r\u00e9, le font rapidement dispara\u00eetre. VANDY a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 en point de r\u00e9sistance par le chef d&rsquo;escadron Harispe du 5\u00b0 groupe d&rsquo;artillerie du 274\u00b0 RALD. Ses pi\u00e8ces sont post\u00e9es pr\u00e8s du chemin de Malva. Un barrage a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e Nord de Vandy avec des FM et des mitrailleuses judicieusement camoufl\u00e9es pour briser toute attaque. Vers 6h30, \u00e0 la lev\u00e9e du brouillard, ils aper\u00e7oivent \u00e0 la jumelle les troupes ennemies d\u00e9valant de Voncq. A leur approche, vers 7h30, ils ouvrent le feu. Mais l&rsquo;ennemi les contourne. Les d\u00e9fenseurs se replient alors sur l&rsquo;Aisne qu&rsquo;ils traversent \u00e0 la nage pour rejoindre leurs camarades \u00e0 Vrizy.<br \/>\nL&rsquo;ennemi aborde les batteries qui se d\u00e9fendent courageusement. Quelques artilleurs sont contraints d&rsquo;abandonner leur pi\u00e8ce apr\u00e8s l&rsquo;avoir sabot\u00e9e, comme le pr\u00e9voit le r\u00e8glement. Ils se postent ensuite le long de la route de Quatre-Champs, en sur\u00e9l\u00e9vation, et r\u00e9sistent jusqu&rsquo;au d\u00e9but de l&rsquo;apr\u00e8s-midi. Le chef d&rsquo;escadron est gri\u00e8vement bless\u00e9 ; l&rsquo;arriv\u00e9e de Spahis leur permet de se joindre \u00e0 l&rsquo;attaque, de r\u00e9occuper leurs positions et m\u00eame de faire une vingtaine de prisonniers. Les Spahis poursuivent leur avance. Le 2\u00b0 Spahis alg\u00e9riens progresse assez facilement dans les bois de Vandy. Le 2\u00b0 Spahis marocains doit livrer de durs combats \u00e0 Vandy et Terron. Il est rejoint par deux escadrons du groupement Gaillard. Terron est repris \u00e0 15h30. A 18h, ils font leur jonction avec le 57\u00b0 RI et les chars FCM devant Voncq.<\/p>\n<div id=\"attachment_2405\" style=\"width: 345px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny12.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2405\" class=\"size-full wp-image-2405\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny12.png\" alt=\"\" width=\"335\" height=\"202\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny12.png 335w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny12-300x181.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 335px) 100vw, 335px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2405\" class=\"wp-caption-text\">12t &#8211; canon 37 &#8211; 2 hommes<\/p><\/div>\n<p><strong>La 3\u00b0 compagnie du 4\u00b0 BCL<\/strong>, en r\u00e9serve dans les bois de Toges, est appel\u00e9e aux Alleux \u00e0 7h30. A Quatre-Champs, un contre-ordre l&rsquo;envoie sur Vandy-Terron-Les Alleux. Elle quitte Quatre-Champs \u00e0 9h45 et d\u00e9bouche sur Vandy. L&rsquo;apparition de 13 chars met en fuite la 10\u00b0 Kie de l&rsquo;IR 78 dont les hommes se r\u00e9fugient dans les maisons. Les chars ne les remarquent pas et poursuivent sur Terron o\u00f9 ils d\u00e9livrent les bless\u00e9s fran\u00e7ais parqu\u00e9s dans le cimeti\u00e8re &#8211; Ces derniers croyaient voir arriver des chars ennemis ! Ils prennent ensuite la route des Alleux. En d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi, la 3\u00b0 compagnie re\u00e7oit l&rsquo;ordre de nettoyer Terron et de d\u00e9gager l&rsquo;artillerie \u00e0 Vandy. Deux sections traversent Terron, couvertes par les feux des deux autres. Elles fouillent les vergers, faisant la chasse aux isol\u00e9s. Les fantassins du 57\u00b0 RI ratissent les maisons, sans beaucoup de succ\u00e8s. Deux chars reviennent dans Terron et arrivent \u00e0 temps pour d\u00e9gager le groupe franc du 14\u00b0 RI menac\u00e9 par une avance allemande. Les Allemands sont d\u00e9sorient\u00e9s en voyant des chars venir de partout : beaucoup se rendent. Une soixantaine de prisonniers sont ainsi rassembl\u00e9s.<br \/>\nLes chars qui ont pris la route des Alleux tombent sur des groupes ennemis refoul\u00e9s de Vandy, les mitraillent et leur causent des pertes importantes.<br \/>\nLe groupe de chars parti vers Vandy parvient au village dont le 2\u00b0 Spahis marocains assure la d\u00e9fense. Ils parcourent ensemble les vergers environnants et pourchassent les ennemis qui s&rsquo;y dissimulent. 2 chars et des cavaliers \u00e0 pied nettoient les environs de la ferme Malva ainsi que les bois \u00e0 l&rsquo;Est. De nombreux Allemands d\u00e9sorient\u00e9s se rendent. Vers 16 h, ces chars reviennent \u00e0 Terron, point de ralliement.<br \/>\nAvec le 2\u00b0 R\u00e9giment de Spahis Marocains, ils voudraient se rendre \u00e0 Voncq o\u00f9 la situation est confuse. Mais lorsqu&rsquo;ils arrivent aux abords de Voncq, la nuit est d\u00e9j\u00e0 tomb\u00e9e. La 3\u00b0 compagnie retourne stationner dans les fermes au Nord de Terron.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny13.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2403\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny13-856x1024.png\" alt=\"\" width=\"625\" height=\"748\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny13-856x1024.png 856w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny13-251x300.png 251w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny13-768x918.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny13-624x746.png 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny13.png 1068w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><\/a><br \/>\nL&rsquo;appui des chars a \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminant tout au long de la journ\u00e9e. Mais le commandant Laparre de Saint Sernin regrette d&rsquo;avoir perdu le pilotage de son unit\u00e9. Les interventions sont conditionn\u00e9es par les demandes des uns et des autres, sans coordination, de mani\u00e8re assez isol\u00e9e ce qui n&rsquo;est pas facteur de r\u00e9ussite. Le bataillon a perdu son \u00e2me, mais les cavaliers ont toujours la volont\u00e9 de vaincre, ce qui est essentiel vu la situation.<br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\">Une tentative d&rsquo;attaque sur le secteur compris entre les pentes de Voncq et la partie Sud Est de Semuy \u00e9choue. Des renforts sont appel\u00e9s par radio. Au bas de la colline, le long de l&rsquo;Aisne, un groupe profite de la brume et de la fum\u00e9e des \u00e9clatements d&rsquo;obus pour se glisser le long de l&rsquo;Aisne. L&rsquo;arriv\u00e9e de cette attaque surprise permet de conqu\u00e9rir le pont intact. Les troupes fran\u00e7aises sont repouss\u00e9es jusqu&rsquo;au pont du canal. Mais la poursuite est impossible car l&rsquo;espace \u00e0 parcourir est en pleine vue des tireurs de tout le secteur.<\/span><br \/>\nLe groupe franc du I\/18\u00b0 RI (sous-lieutenant Labarthe) install\u00e9 au caf\u00e9 de la Gare, s&rsquo;oppose \u00e9nergiquement \u00e0 toute progression ennemie, appuy\u00e9 par les d\u00e9fenseurs du canal. Mais les forces sont trop in\u00e9gales, les renforts impossibles et le danger croissant. Il faut dynamiter le pont du canal ! C&rsquo;est le caporal LE NET qui en est responsable. Alors qu&rsquo;il pr\u00e9pare la mise \u00e0 feu de la m\u00e8che et devant la pression ennemie, il la r\u00e9duit tellement qu&rsquo;il saute avec le pont. Son acte de bravoure galvanise le corps franc qui interdira encore pendant quelques heures le franchissement du canal.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">Certains groupes (allemands) poursuivent leur avance jusqu&rsquo;au Sud de Loisy .<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> Plus \u00e0 l&rsquo;Ouest, le canal est travers\u00e9 avec des canots pneumatiques ce qui permet l&rsquo;encerclement des troupes fran\u00e7aises qui r\u00e9sistaient encore au-dessus de Rilly-Semuy.<\/span><\/p>\n<p><strong>9 juin :<\/strong> Le 14\u00b0 RI subit les m\u00eames bombardements que partout ailleurs mais aucune attaque n&rsquo;a suivi. Il peut ainsi envoyer plusieurs sections en renfort au 57\u00b0 RI.<br \/>\n3h30 : Violents bombardements. 4h30 : arriv\u00e9e de bombardiers qui l\u00e2chent leurs bombes et retournent faire le plein. Les vagues se succ\u00e8dent de 5mn en 5mn prenant surtout les batteries du r\u00e9giment comme cibles.<br \/>\nDes chars et des engins blind\u00e9s ennemis se rassemblent dans le secteur du lac de Bairon. Des mines antichars sont pos\u00e9es sur toutes les routes au Nord du Chesne. Mais aucune attaque de blind\u00e9s ne se produit.<br \/>\nLe 14\u00b0 RI intervient sur Les Alleux o\u00f9 des ennemis se sont infiltr\u00e9s. Il est appuy\u00e9 par 2 chars FCM qui se montrent tr\u00e8s efficaces. Le contact est pris au bas de la c\u00f4te qui descend de Voncq, non loin du Pavillon de chasse. L&rsquo;officier commandant le groupe ennemi \u00e9tant gri\u00e8vement bless\u00e9, ses hommes perdent pied et les Fran\u00e7ais font 63 prisonniers. (t\u00e9moignage Marcel PEYRE)<br \/>\nLes pertes sont rudes mais l&rsquo;ennemi ne parvient pas \u00e0 \u00e9largir le territoire conquis.<br \/>\nC\u00f4t\u00e9 Semuy, des renforts ennemis arriv\u00e9s vers 16h (77\u00b0 IR) sont mis en d\u00e9route et refluent sur le canal.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">Le colonel commandant le 78\u00b0 IR doit faire face \u00e0 de nombreuses difficult\u00e9s :<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; des bataillons tr\u00e8s en fl\u00e8che mais sans communication avec l&rsquo;arri\u00e8re,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; la radio qui ne fonctionne pas et qui l&#8217;emp\u00eache d&rsquo;\u00eatre renseign\u00e9,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; des munitions qui se rar\u00e9fient alors que les contre-attaques fran\u00e7aises se multiplient,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; la permanence d&rsquo;ilots de r\u00e9sistance paralysant les mouvements de la troupe,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; le manque d&rsquo;aide de la division,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; des hommes \u00e9puis\u00e9s, le manque d&rsquo;eau,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; le nombre important d&rsquo;officiers tu\u00e9s ou bless\u00e9s,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; le manque d&rsquo;appui de l&rsquo;artillerie vu l&rsquo;\u00e9parpillement des groupes,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; le retour d&rsquo;isol\u00e9s d\u00e9moralis\u00e9s, catastroph\u00e9s.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> Il veut pr\u00e9server une partie du terrain initialement conquis et d\u00e9cide une contre-attaque pour r\u00e9cup\u00e9rer la cr\u00eate du Moulin \u00e0 Vent, au-dessus du Bois de la Brouille. Elle a lieu \u00e0 23h et r\u00e9ussit en partie car il reste des groupes de Fran\u00e7ais isol\u00e9s avec des armes lourdes qui se d\u00e9fendront parfois jusqu&rsquo;au 11 juin.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> Les pertes du r\u00e9giment se montent \u00e0 : 9 officiers tu\u00e9s ainsi que 166 hommes, 13 officiers bless\u00e9s ainsi que 406 hommes, 5 officiers disparus ainsi que 496 hommes (124 rejoindront les jours suivants), 5 officiers prisonniers et 372 hommes. (1)<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> &#8211; Le 78\u00b0 IR a subi de telles pertes et de si nombreux prisonniers qu&rsquo;il est relev\u00e9 et remplac\u00e9 par le 2\u00e8me R\u00e9giment de Police SS.<\/span><\/p>\n<p>(1)Le g\u00e9n\u00e9ral F\u00f6rster apr\u00e8s avoir d\u00e9cor\u00e9 le colonel commandant le 78\u00b0 IR de la Croix de Fer lui reproche dans un rapport officiel d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 incapable de remplir sa mission. A la lecture de ce document, le colonel proteste et demande une enqu\u00eate, affirmant que F\u00f6rster lui avait refus\u00e9 tout renfort. L&rsquo;enqu\u00eate remonte au g\u00e9n\u00e9ral von Manstein, co-auteur du plan Faucille. Apr\u00e8s avoir demand\u00e9 de nombreuses explications \u00e0 F\u00f6rster et s&rsquo;\u00eatre renseign\u00e9 sur la configuration du terrain, il lui reproche de n&rsquo;avoir ni aid\u00e9 ni suivi le 79\u00b0 IR tout en maintenant les reproches faits initialement. F\u00f6rster recevra le commandement d&rsquo;un REGIMENT de d\u00e9p\u00f4t et finira par \u00eatre mis en demi-retraite. Il a tout de m\u00eame \u00e9t\u00e9 promu g\u00e9n\u00e9ral de brigade en 1943.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">Le II\/85\u00b0 IR franchit le canal \u00e0 l&rsquo;aube et engage de violents combats. Notre troupe se bat \u00e0 la grenade et \u00e0 l&rsquo;arme blanche. Un groupe arrive du bois de Voncq et d\u00e9couvre, quand la brume se l\u00e8ve, un groupe de Fran\u00e7ais dans un bois tout proche. Il se lance \u00e0 l&rsquo;attaque et fait 30 prisonniers. Le chef du groupe les oblige \u00e0 venir vers lui les mains lev\u00e9es, ce qui emp\u00eache les Fran\u00e7ais des environs d&rsquo;utiliser leurs armes.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> Pendant ce temps, le II\/85\u00b0 IR s&#8217;empare de la ferme de Forest. Le III\/85\u00b0 IR suit et renforce la conqu\u00eate de la c\u00f4te du Pressoir (cote 130) au Sud de Rilly.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\"> Dans Rilly, le I\/41\u00b0 IR s&#8217;empare du village maison par maison ardemment d\u00e9fendues par le 18\u00b0 RI. En face, au Mont de Jeux, les combats font rage. Le I\/85\u00b0 IR parvient \u00e0 passer l&rsquo;Aisne mais est ensuite bloqu\u00e9 par les tirs de l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise auxquels s&rsquo;ajoutent les tirs venant de Semuy. Mais Rilly conquis, le II\/85\u00b0 IR r\u00e9ussit \u00e0 passer le canal.<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;ennemi (41\u00b0 IR) parvient \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans la boucle de Rilly. Nos mitrailleuses et fusils mitrailleurs sont d\u00e9truits un \u00e0 un. L&rsquo;ennemi se glisse vers SEMUY et \u00e9limine peu \u00e0 peu les d\u00e9fenseurs (50 % de pertes \u00e0 la compagnie Portal). Pris \u00e0 revers, le III\/18\u00b0 RI insuffisamment nombreux, ne peut emp\u00eacher de nombreuses infiltrations ; l&rsquo;ennemi arrive m\u00eame au contact direct du I\/18\u00b0 RI.<br \/>\nNos artilleurs mart\u00e8lent inlassablement tous les points de passage sur l&rsquo;Aisne. Malgr\u00e9 cela, des infiltrations ont lieu dans le secteur de ROCHE. La faiblesse de nos effectifs ne permet plus une r\u00e9sistance efficace : 3 chefs de section sur 5 sont tu\u00e9s. Des tentatives de contre-attaques \u00e9chouent.<\/p>\n<p>La journ\u00e9e s&rsquo;ach\u00e8ve avec des pertes \u00e9lev\u00e9es dans nos unit\u00e9s, plus importantes chez l&rsquo;ennemi qui laisse 600 prisonniers entre nos mains. Au cours de la nuit, les train\u00e9es lumineuses des va-et-vient de voitures sanitaires ennemies montrent qu&rsquo;elles ont fort \u00e0 faire pour ramasser les tu\u00e9s et les bless\u00e9s.<br \/>\nA 22h, rien n&rsquo;a boug\u00e9, ni au Chesne, ni \u00e0 Attigny toujours inviol\u00e9, ni dans la for\u00eat de Voncq. L&rsquo;ennemi a cr\u00e9\u00e9 une poche derri\u00e8re Rilly jusqu&rsquo;\u00e0 Roche et s&rsquo;est infiltr\u00e9 au pied de Voncq, le long de l&rsquo;Aisne.<br \/>\nVu la masse des troupes et du mat\u00e9riel engag\u00e9s, vu l&rsquo;appui important de l&rsquo;aviation, c&rsquo;est un \u00e9chec pour l&rsquo;ennemi qui pensait enfoncer nos lignes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>10 juin<\/strong><\/span><br \/>\nLe canal est \u00e0 sec. Dans le secteur de Semuy-Voncq, le bombardement reprend \u00e0 l&rsquo;aube et ne cessera pas de la journ\u00e9e.<br \/>\nVoncq s&rsquo;\u00e9tire sur plus de 500 m de long. Au Sud et \u00e0 l&rsquo;Ouest, ce sont des jardins et des vergers. Pendant deux jours, Fran\u00e7ais et Allemands sont c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, abrit\u00e9s dans une b\u00e2tisse ou dissimul\u00e9s dans les buissons, participant aux attaques et contre-attaques qui se succ\u00e8dent. De ce fait, il r\u00e8gne une grande confusion.<\/p>\n<p>La <strong>1\u00b0 Compagnie du 4\u00b0 BCL<\/strong> est aux Alleux. Apr\u00e8s avoir fait les pleins de gasoil et de munitions, elle reprend la route de Voncq. A l&rsquo;aube, au d\u00e9bouch\u00e9 de la for\u00eat, les cinq chars d\u00e9couvrent des vagues ennemies qui descendent de Neuville Day, franchissent le canal au Moulin de la Tortue et montent \u00e0 l&rsquo;assaut du plateau.<br \/>\nDeux chars se positionnent afin de les refouler. Mais ils sont rapidement pris pour cible par de nombreux antichars ennemis.<br \/>\nDeux chars sont d\u00e9truits dont celui du sergent De la Myre Mory, d\u00e9put\u00e9 du Lot et Garonne, engag\u00e9 volontaire.<br \/>\nIl est tu\u00e9 et sera enterr\u00e9 au bord de la route des Alleux. Son camarade est bless\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_2425\" style=\"width: 351px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny14.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2425\" class=\"size-full wp-image-2425\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny14.png\" alt=\"\" width=\"341\" height=\"231\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny14.png 341w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny14-300x203.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2425\" class=\"wp-caption-text\">char du d\u00e9put\u00e9 de La Myre Mory<\/p><\/div>\n<p>Les trois autres chars poursuivent leur chemin vers Voncq o\u00f9 ils se joignent \u00e0 la 3\u00b0compagnie et au 57\u00b0 RI pour proc\u00e9der au nettoyage du village ainsi que des poches de r\u00e9sistance autour de Voncq mais ils sont la cible de nombreux antichars. Une cinquantaine de prisonniers sont rassembl\u00e9s.<br \/>\nL&rsquo;un des chars dispara\u00eet au Bois de La Brouille.<br \/>\nUn antichar d\u00e9truit \u00e0 nouveau un des chars en action. Il ne reste alors qu&rsquo;un char de la 1\u00b0 compagnie. Vers midi, le reste de cette 1\u00b0 compagnie se replie vers Les Alleux : deux chars dont un qui a \u00e9t\u00e9 rapidement d\u00e9pann\u00e9.<br \/>\nLa <strong>3\u00b0 compagnie du 4\u00b0 BCL<\/strong> met en ligne onze chars ce 10 juin au matin. Elle quitte Terron \u00e0 2h45 et gagne le pied des pentes de Voncq pour renforcer une attaque de cavalerie du groupement Gaillard. L&rsquo;op\u00e9ration d\u00e9marre \u00e0 4h et se heurte aussit\u00f4t \u00e0 une vive r\u00e9sistance venant des maisons et des pentes arri\u00e8res. Il faut tout nettoyer pied \u00e0 pied, maison par maison. Les chars se dispersent pour accompagner l&rsquo;infanterie dans tout le village. Vers 9h, elle est rejointe par les restes de la 1\u00b0 compagnie et nettoie les vergers du Nord-Est et de l&rsquo;Est. L&rsquo;ennemi se replie.<br \/>\nVers 11h survient un violent bombardement du village suivi d&rsquo;une nouvelle attaque ennemie. Les fantassins sont oblig\u00e9s de se replier sur Terron.<br \/>\nVers midi, un intense mouvement de camions entre Neuville et Day indique que des rassemblements sont en cours \u00e0 Neuville Day. Ils sont pris pour cible par notre artillerie.<br \/>\nDans Voncq, c&rsquo;est un enchev\u00eatrement entre Fran\u00e7ais et Allemands engendrant beaucoup de confusion et emp\u00eachant toute intervention de l&rsquo;artillerie.<br \/>\nLes huit chars et le corps franc du capitaine Le More prot\u00e8gent une barricade \u00e9tablie \u00e0 la sortie Nord du village. Mais le capitaine est bless\u00e9 et la fusillade est telle que ses hommes sont contraints de se r\u00e9fugier dans les b\u00e2timents environnants. Les chars restent seuls de 12h \u00e0 20 heures.<br \/>\nVers le soir, l&rsquo;ennemi am\u00e8ne un antichar habilement dissimul\u00e9 dans les ruines. Il est hors de port\u00e9e des chars qui gagnent le chemin de traverse vers Terron. Une derni\u00e8re aide leur est demand\u00e9e pour r\u00e9duire une mitrailleuse post\u00e9e en hauteur. Les chars font demi-tour, le char Ledrappier en t\u00eate. A peine en vue, il est d\u00e9truit et s&rsquo;enflamme. Impuissants et expos\u00e9s, les autres font un nouveau demi-tour et reprennent la route de Terron.<\/p>\n<p>Les attaques ennemies reprennent tr\u00e8s vite, cette fois sur l&rsquo;ensemble du front. Le 77\u00b0 IR \u00e0 l&rsquo;Ouest, le 39\u00b0 IR \u00e0 l&rsquo;Est.<br \/>\nLe 57\u00b0 RI assure toujours la d\u00e9fense du Bois de Voncq. Le 39\u00b0 IR d\u00e9vale des pentes de Neuville Day et gravit les pentes menant vers le plateau de Voncq. Il se heurte au II\/57\u00b0 RI qui l&rsquo;accueille avec un feu nourri d&rsquo;armes lourdes, fauchant litt\u00e9ralement les premiers rangs.<br \/>\nA 17h30, l&rsquo;ennemi d\u00e9clenche un intense bombardement sur la lisi\u00e8re Nord du bois de Voncq et les carrefours du secteur. Le mouchard surveille sans cesse les mouvements des troupes fran\u00e7aises. L&rsquo;attaque se d\u00e9clenche \u00e0 18h15. Elle d\u00e9bouche des bois Masque, de la Plaine et de la Brouille et progresse sur le plateau \u00e0 l&rsquo;Ouest du bois des Etots. C&rsquo;est le 111\/57\u00b0 RI, en for\u00eat de Voncq, qui subit le choc. L&rsquo;ennemi parvient jusqu&rsquo;au Pavilllon de chasse, \u00e0 mi-chemin des Alleux, qui est momentan\u00e9ment repris par une contre-attaque lanc\u00e9e avec les \u00e9l\u00e9ments que le Bataillon Roussenque a rassembl\u00e9s. Plusieurs groupes ennemis \u00e0 court de munitions sont captur\u00e9s.<br \/>\nA Voncq, c&rsquo;est toujours tr\u00e8s mouvement\u00e9 : combats de rue, de maison, de tranch\u00e9es. Des ilots de r\u00e9sistance luttent jusqu&rsquo;au soir, noy\u00e9s par le flot des assaillants. Des \u00e9l\u00e9ments du corps franc et de la 3\u00b0 compagnie se d\u00e9fendront jusqu&rsquo;au 11 juin 8 heures.<br \/>\nEn fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi, deux chars re\u00e7oivent la mission de couvrir le d\u00e9crochage du 57\u00b0 RI pr\u00e9vu \u00e0 partir de minuit. Le r\u00e9giment re\u00e7oit l&rsquo;ordre de se replier sur le village de Sugny, au Sud-Ouest de Vouziers.<br \/>\nLe 11 au matin, la 1\u00b0 compagnie rejoint Quatre-Champs.<\/p>\n<p>Le 4\u00b0 BCL a perdu 5 chars sur onze \u00e0 la 3\u00b0 compagnie, trois sur cinq \u00e0 la 1\u00b0 compagnie Il compte une quinzaine de tu\u00e9s, bless\u00e9s ou disparus.<\/p>\n<p><em>La 2\u00b0 compagnie est pr\u00e9vue en soutien de la 35\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie. Elle stationne pr\u00e8s de Th\u00e9norgues puis de Verpel du 23 mai au 8 Juin, au soir duquel elle est mise \u00e0 la disposition du 123\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie \u00e0 OCHES puissamment attaqu\u00e9 par de l&rsquo;infanterie et des chars ennemis. Bizarrement, le commandant du R\u00e9giment ne souhaite pas la mettre en \u0153uvre. Elle retourne \u00e0 la disposition de la 36\u00b0 DI et stationne pr\u00e8s de Maison Rouge. Le 11 juin, ses 7 chars avec les 2 de la 1\u00b0 et les 4 de la 3\u00b0 sont regroup\u00e9s en une seule compagnie.<\/em><br \/>\n&#8211; Le I\/18\u00b0 RI &#8211; ce qu&rsquo;il en reste !- est \u00e0 Roche<br \/>\n&#8211; Le III\/18\u00b0 RI &#8211; ce qu&rsquo;il en reste !- est \u00e0 Coegny.<br \/>\nRive gauche de l&rsquo;Aisne, une poche s&rsquo;est cr\u00e9\u00e9e derri\u00e8re Rilly. Le g\u00e9n\u00e9ral Aublet demande des renforts en vue de la r\u00e9sorber. Un bataillon du <strong>5\u00b0 RICMS<\/strong> lui est envoy\u00e9 mais son effectif ne d\u00e9passe pas 300 hommes et ils doivent faire une marche de 30 km pour rejoindre. Le commandant du <strong>7\u00b0 Bataillon de Chars L\u00e9gers<\/strong> est appel\u00e9 le 9 juin \u00e0 23h15 au PC de la Division. Il dispose de 16 chars r\u00e9partis en 6 sections. Il est charg\u00e9 d&rsquo;intervenir avec le 5\u00b0 RICMS pour d\u00e9gager la rive droite. Les chars passent dans Vrizy en flammes \u00e0 2h30. Le brouillard les cache au mouchard mais ils sont oblig\u00e9s d&rsquo;utiliser le pont de Roche pour franchir la Loire (ruisseau), ce qui les contraint \u00e0 un d\u00e9tour. Certains stationnent au carrefour de Voncq et d\u00e9gagent la ferme de Fontenille et quelques groupes du18\u00b0 RI. Mais ils sont rep\u00e9r\u00e9s et la cible de tirs d&rsquo;artillerie : 5 chars sont touch\u00e9s. Les coloniaux d\u00e9bouchent de Vrizy \u00e0 15h. La troupe est trop faible pour d\u00e9busquer les ennemis qui se dissimulent dans les champs de bl\u00e9 et les zones buissonneuses. Elle atteint cependant Roche mais ne peut gagner Rilly. Les chars FCM parviennent jusque Roche mais, en plein \u00e0 d\u00e9couvert entre Roche et Rilly, ils sont attaqu\u00e9s par des bombardiers qui font mouche : 12 chars sur 13 sont mis hors de combat. C&rsquo;est un \u00e9chec.<br \/>\nA la relance de l&rsquo;attaque allemande, le 5\u00b0 RICMS doit \u00e9vacuer Roche, secteur menac\u00e9 sur trois c\u00f4t\u00e9s, ce qui oblige les d\u00e9fenseurs qui s&rsquo;accrochent \u00e0 se replier.<\/p>\n<p>Vers 16h30, le PC de la Division re\u00e7oit l&rsquo;ordre de repli sur la Tourbe. Les artilleurs rassemblent les pi\u00e8ces intactes au village de Mont Saint Martin.<br \/>\nA 21h, les unit\u00e9s de la rive droite de l&rsquo;Aisne re\u00e7oivent l&rsquo;ordre de repli sur la ligne Vouziers-Boult aux Bois. Le 18\u00b0 RI se porte \u00e0 Semide.<br \/>\nCet ordre de repli fait suite \u00e0 la perc\u00e9e du front \u00e0 Ch\u00e2teau-Porcien par les chars de Guderian qui filent vers Reims et la fronti\u00e8re suisse afin d&rsquo;encercler les troupes du Nord-Est.<br \/>\nUn calme relatif s&rsquo;installe avec la nuit.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-2421\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny15-300x194.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"194\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny15-300x194.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny15.png 435w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><br \/>\n<span style=\"color: #3366ff;\">Voncq br\u00fble : les flammes montent dans le ciel nocturne et leur lueur colore les troncs du petit bois o\u00f9 nous sommes. De temps \u00e0 autre jaillit une grande gerbe de feu ; des d\u00e9tonations surviennent venant de munitions qui explosent. Un peu \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, dans un parc, au milieu de vieux arbres fort hauts, flanqu\u00e9e de ses tours d&rsquo;angle, une b\u00e2tisse qui domine tout le secteur, le ch\u00e2teau, est \u00e9pargn\u00e9 par le feu. Il appara\u00eet en silhouette noire sur un fond rouge feu. Spectacle effrayant mais plein de grandeur, \u00e9crit Willy J\u00e4ger qui le contemple&#8230;..<\/span><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2413 size-full\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny16.png\" alt=\"\" width=\"1339\" height=\"943\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny16.png 1339w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny16-300x211.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny16-768x541.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny16-1024x721.png 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny16-624x439.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1339px) 100vw, 1339px\" \/><br \/>\nDeux femmes se sont distingu\u00e9es tout au long de cette journ\u00e9e : Madame Conrad et Madame Verhille. Rattach\u00e9es au Corps<br \/>\nSanitaire Divisionnaire, elles ont parcouru le champ de bataille d\u00e8s 5 heures du matin, ramenant les bless\u00e9s, allant chercher des brancards qui manquent, traversant les tirs de barrages d&rsquo;artillerie et les mitraillages a\u00e9riens au prix de quelques blessures et d&rsquo;\u00e9clats dans la carrosserie. Ce sont elles qui ram\u00e8nent le corps du commandant ROUSSENQUE finalement enterr\u00e9 dans le cimeti\u00e8re de Mont Saint Martin.<\/p>\n<p><strong>11 juin<\/strong> &#8211; <span style=\"color: #3366ff;\">4 h : un brouillard \u00e9pais s&rsquo;\u00e9tend dans la vall\u00e9e. Rassemblement \u00e0 la gare (de Voncq) ; travers\u00e9e de la prairie en file indienne, chacun charg\u00e9 de munitions. Il faut se m\u00e9fier des arbres et des buissons car il reste des tireurs isol\u00e9s. Des corps sont allong\u00e9s au bord de la route, envelopp\u00e9s dans leur tente respective, des Fran\u00e7ais et des Allemands. Nous retrouvons les autres groupes du bataillon. Il en manque beaucoup. On atteint le canal et on attend les ordres. Attaque \u00e0 7h. Nos chefs partent en reconnaissance. Quel horrible spectacle s&rsquo;offre \u00e0 eux ! La ferme de Fontenille est d\u00e9truite&#8230;&#8230;&#8230; De nombreux cadavres sont trouv\u00e9s sur les chemins forestiers des bois environnants. Une halte \u00e0 Loisy. Reconnaissance dans Grivy Loisy avec force pr\u00e9cautions. Personne ! Visite des maisons : rien! Seule trouvaille, une grosse bo\u00eete d&rsquo;abricots&#8230;. Puis c&rsquo;est Bourcq et la suite de la campagne.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>SOURCES :<\/h3>\n<p><em>fran\u00e7aises :<\/em><br \/>\n<em> &#8211; La 36\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie \u00e0 l&rsquo;honneur colonel Soulet (copie)<\/em><br \/>\n<em> &#8211; G.A. Durand &#8211; Extrait annot\u00e9 de l&rsquo;historique du 4\u00b0 BCLM de 1984<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Compte-rendu du Lt Lucca commandant la 2\u00b0 Cie du 4\u00b0 BCLM 10 mai-20 juin<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Le 4\u00b0 BCLM Historique &#8211; document Internet<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Extrait de l&rsquo;historique du 7\u00b0 BCLM p 19-39<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Les chars fran\u00e7ais \u00e0 Voncq 9 et 10 juin 1940 A Golaz RHA 1962\/1<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Le 18\u00b0 RI campagne 1939-1940 amicale du 18\u00b0 RI<\/em><br \/>\n<em> &#8211; La reconnaissance offensive de Mont de Jeux -18-19 mai 1940 &#8211; Bulletin de l&rsquo;amicale du 18\u00b0 RI F\u00e9vrier 1981<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Les combats du 9 juin 1940 sur l&rsquo;Aisne Bulletin de l&rsquo;amicale du 18\u00b0 RI F\u00e9vrier 1981<\/em><br \/>\n<em> &#8211; On m&rsquo;appelait Portechance &#8211; Pierre Portejoie (publication priv\u00e9e) 7\u00b0 Cie du 18\u00b0 RI<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Historique complet du 18\u00b0 RI (Pau 3\/4 octobre 1959) reconstitution historique<\/em><br \/>\n<em> &#8211; \u00c9vocation de la bataille de Voncq (57\u00b0 RI) + Ordre du jour n\u00b0 12 28 mars 2006 (venue du 57\u00b0 RI \u00e0 Voncq)<\/em><br \/>\n<em> &#8211; 57\u00b0 RI : Rapport sur le coup de main du 29 mai \u00e0 Semuy avec le capitaine Chounet (Maurice GUILLOT) 1942<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Historique du 57\u00b0 RI Voncq capitaine Patrick Durlan<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Historique du 57\u00b0 RI<\/em><br \/>\n<em> &#8211; R\u00e9cit des combats mai-juin 19410 \u00e0 Voncq par le p\u00e8re Pouydebasque aum\u00f4nier du 57\u00b0 RI<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Voncq guerre 1939-1945 document Internet<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Les combats de Voncq Bulletin municipal<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Vandy 9 juin 1940 RHA 1961-1<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Vandy 9 juin 1940 T\u00e9moignage Michel de Lombar\u00e8s RHA 1990-2<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Le 224\u00b0 RAD Albert Boisseaux (doc personnelle)<\/em><br \/>\n<em> &#8211; La 18 batterie capitaine Ouli\u00e9 doc \u00e9crite<\/em><br \/>\n<em> &#8211; M\u00e9moires du chef de bataillon Raymond du II\/14\u00b0 RI. revue Ligne de Front mai-juin 2010 HS<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Bulletin municipal du Chesne F\u00e9vr 1995 T\u00e9moignage de Marcel Peyre 14\u00b0 RI<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Article PGCATM n\u00b0 807 Maurice Robert 14\u00b0 RI + Journal Le R\u00e9publicain 4 mai 2001<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Le char de commandement allemand au Chesne (R Avignon + DCM)<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Les divisions du Sud-Ouest dans la II\u00b0 Arm\u00e9e 10 mai-23 juin Journal Sud-Ouest Robert Dufourg<\/em><\/p>\n<p><em>allemandes :<\/em><br \/>\n<em> -\u00ab\u00a0Die Erste\u00a0\u00bb 1. Kie IR 39 Willy J\u00e4ger de la 26\u00b0 ID (g\u00e9n\u00e9ral von F\u00f6rster) r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;amicale du r\u00e9giment<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Historique de la 10\u00b0 ID August Schmidt (IR 20-IR 85) traduction<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Einsatz des Infanterieregiments 20 (IR 20) im Verbande der 10\u00b0 ID an der Aisne vom 20\/5 bis 11\/6\/1940<\/em><br \/>\n<em> &#8211; 1\u00b0 Kie 39\u00b0 IR &#8211; Franz MEYER Le Chesne -SEMUY &#8211; Voncq<\/em><br \/>\n<em> &#8211; Unser Bataillon in Frankreich Walter STARK 7\u00b0 Kie IR 20 ?<\/em><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-2410\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny17-300x198.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"198\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny17-300x198.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny17-624x411.png 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny17.png 637w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<h3>LA POPULATION ET LES VETERANS ENTRETIENNENT LEUR MEMOIRE<\/h3>\n\n\t\t<style type=\"text\/css\">\n\t\t\t#gallery-1 {\n\t\t\t\tmargin: auto;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 .gallery-item {\n\t\t\t\tfloat: left;\n\t\t\t\tmargin-top: 10px;\n\t\t\t\ttext-align: center;\n\t\t\t\twidth: 50%;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 img {\n\t\t\t\tborder: 2px solid #cfcfcf;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 .gallery-caption {\n\t\t\t\tmargin-left: 0;\n\t\t\t}\n\t\t\t\/* see gallery_shortcode() in wp-includes\/media.php *\/\n\t\t<\/style>\n\t\t<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-2383 gallery-columns-2 gallery-size-medium'><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2406'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"225\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny18-300x225.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2406\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny18-300x225.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny18-624x468.png 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny18.png 675w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2406'>\n\t\t\t\tAttigny\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2407'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"193\" height=\"300\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny19-193x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2407\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny19-193x300.png 193w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny19.png 449w\" sizes=\"auto, (max-width: 193px) 100vw, 193px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2407'>\n\t\t\t\tVoncq\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><br style=\"clear: both\" \/><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2432'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"281\" height=\"300\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny20-281x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2432\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny20-281x300.png 281w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny20.png 543w\" sizes=\"auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2432'>\n\t\t\t\tRoute Attigny &#8211; Rilly\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2422'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"267\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny21-300x267.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2422\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny21-300x267.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny21.png 449w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2422'>\n\t\t\t\tLe Chesne\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><br style=\"clear: both\" \/><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2418'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"294\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny25-300x294.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2418\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny25-300x294.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny25.png 499w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2418'>\n\t\t\t\t4\u00b0 bataillon de chars les alleux\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2415'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"201\" height=\"300\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny22-201x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2415\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny22-201x300.png 201w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny22.png 539w\" sizes=\"auto, (max-width: 201px) 100vw, 201px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2415'>\n\t\t\t\t7\u00b0 BCLM route Roche-Rilly\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><br style=\"clear: both\" \/><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2416'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"228\" height=\"300\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny23-228x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2416\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny23-228x300.png 228w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny23.png 568w\" sizes=\"auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2416'>\n\t\t\t\tcolonel Sinais (57\u00b0 RI) les Alleux\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2417'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"290\" height=\"300\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny24-290x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2417\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny24-290x300.png 290w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Attigny24.png 508w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2417'>\n\t\t\t\tVoncq 5\u00b0 R\u00e9giment Colonial Mixte S\u00e9n\u00e9galais\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><br style=\"clear: both\" \/>\n\t\t<\/div>\n\n<p><a href=\"#top\">Haut de la page<\/a><span style=\"float: right;\">Secteur suivant : <a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=2534\">Rethel &#8211; Givry<\/a><br \/>\nRetour : <a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=22\">liste des secteurs<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les combats de la 36\u00e8me DI du CHESNE \u00e0 ATTIGNY Pr\u00e9cisions : Signification des abr\u00e9viations : x\u00b0 RI = x\u00b0 R\u00e9giment d&rsquo;Infanterie fran\u00e7ais IR x\u00b0 = Infanterie Regiment allemand n\u00b0 x x\u00b0 DI = x\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie fran\u00e7aise x\u00b0 ID = InfanterieDivision allemande n\u00b0 x Les renseignements venant de documents allemands sont \u00e9crits en bleu. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":22,"menu_order":6,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-2383","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2383","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2383"}],"version-history":[{"count":22,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2383\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2538,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2383\/revisions\/2538"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/22"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2383"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}