{"id":1988,"date":"2017-05-14T13:38:07","date_gmt":"2017-05-14T12:38:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=1988"},"modified":"2017-12-20T22:52:01","modified_gmt":"2017-12-20T21:52:01","slug":"la-35-division-dinfanterie-en-ligne","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=1988","title":{"rendered":"La 35\u00b0 Division d\u2019Infanterie en ligne"},"content":{"rendered":"<p><a name=\"top\"><\/a><\/p>\n<p>La 3\u00b0 DIM et la 3\u00b0 DCR re\u00e7oivent l&rsquo;ordre de retrait de leurs positions le <strong>24 mai<\/strong> en fin de journ\u00e9e (ordre n\u00b026 du 21\u00b0CA* dat\u00e9 de 21h15) transmis aux PC r\u00e9gimentaires vers 23h30. Elles sont relev\u00e9es par deux divisions : la 35\u00b0 et la 6\u00b0 DI sur une\u00a0nouvelle ligne de d\u00e9fense rectifi\u00e9e qui s&rsquo;\u00e9tend du Chesne \u00e0 Oches et Beaumont en Argonne (Bois du Four). La partie Oches-Bois du Four d\u00e9fendue par la 6\u00b0 DI a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e dans le secteur pr\u00e9c\u00e9dent (Mont Damion-Oches).<br \/>\n<u>La 35\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie est charg\u00e9e du secteur <strong>Le Chesne-Oches<\/strong> (exclu).<\/u><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-01.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2005\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-01-1024x525.jpg\" alt=\"\" width=\"625\" height=\"320\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-01-1024x525.jpg 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-01-300x154.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-01-768x394.jpg 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-01-624x320.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-01.jpg 1583w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><\/a><\/p>\n<p>La <strong>35\u00b0 DI<\/strong> est compos\u00e9e des 11\u00b0 et 123\u00b0 R\u00e9giments d&rsquo;Infanterie, du 21\u00b0 RMVE, des 14\u00b0 et 214\u00b0 R\u00e9giments d&rsquo;Artillerie, du 29\u00b0 Groupe de Reconnaissance, de Pionniers, du Groupe de Sant\u00e9 Divisionnaire, des Transmissions et de tous les services annexes.<br \/>\nElle est command\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral Louis DECHARME, un curieux personnage : x\u00e9nophobe, antis\u00e9mite, ami fid\u00e8le de Maxime Weygand, davantage obnubil\u00e9 par le danger communiste que par le nazisme, proche de la Cagoule comme nombre d&rsquo;officiers sup\u00e9rieurs \u00e0 cette \u00e9poque. Fait prisonnier le 23 juin, il est envoy\u00e9 dans la forteresse de K\u00f6nigstein mais est rapatri\u00e9 en 1941 et affect\u00e9 en zone libre ; il entre dans l&rsquo;ORA (Organisation de R\u00e9sistance de l&rsquo;Arm\u00e9e) en 1943 et accompagnera le g\u00e9n\u00e9ral De Gaulle \u00e0 la Lib\u00e9ration de Paris.<\/p>\n<h3 align=\"center\">Difficult\u00e9s d&rsquo;acheminement<\/h3>\n<p>La 35\u00b0 Division est en r\u00e9serve du Grand Quartier G\u00e9n\u00e9ral. Elle est compos\u00e9e de 16 000 hommes dont 600 officiers et de 5 000 chevaux. Stationn\u00e9e dans le secteur de Brumath, pr\u00e8s de Strasbourg, elle re\u00e7oit d&rsquo;abord l&rsquo;ordre de se rendre dans le secteur de L\u00e9rouville, au Nord de Bar le Duc. 57 trains assurent le transport les 21 et 22 mai. Les premiers arriv\u00e9s s&rsquo;installent comme ils peuvent, sous une pluie fine qui d\u00e9trempe champs et for\u00eats, car la 2\u00b0 Arm\u00e9e (Huntziger) qui les re\u00e7oit n&rsquo;assure aucun accueil.<br \/>\nLe 23 mai, nouvelles instructions \u00e0 la division qui doit maintenant se rendre au Sud de Sainte M\u00e9nehould (Passavant et environs). Les trains encore en ligne sont d\u00e9rout\u00e9s ; les troupes d\u00e9barqu\u00e9es \u00e0 L\u00e9rouville doivent rejoindre de nuit par leurs propres moyens (60 km !) leur nouvelle zone de stationnement. Et vers 16 h, nouvelle modification : il faut cette fois se rendre au NO de Buzancy (Germont-Authe) dans le but d&rsquo;\u00eatre aussit\u00f4t engag\u00e9es. Les derniers trains sont \u00e0 nouveau d\u00e9vi\u00e9s ; des camions assurent le transport d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;unit\u00e9s. D&rsquo;autres doivent rejoindre par la route. De ce fait, la 35\u00b0 DI s&rsquo;\u00e9tire sur une centaine de km. L&rsquo;artillerie l\u00e9g\u00e8re, les pionniers, les \u00e9quipages et leurs trains doivent venir par la route. La 6\u00b0 Compagnie du 21\u00b0 R\u00e9giment de Marche de Volontaires \u00c9trangers\u00a0(RMVE) et le Groupement de Sant\u00e9 Divisionnaire ont \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0oubli\u00e9s\u00a0\u00bb \u00e0 Nicey (25 km au NO de L\u00e9rouville).<br \/>\nLe g\u00e9n\u00e9ral Flavigny (21\u00b0 CA*) a pr\u00e9vu que la division soit en place le 24 mai au soir et qu&rsquo;une contre- attaque d\u00e9marre le lendemain matin.<br \/>\nLe 25 mai :<br \/>\nLe PC divisionnaire initialement pr\u00e9vu \u00e0 Termes, cible de bombardements a\u00e9riens, s&rsquo;installe \u00e0 Marcq. On y d\u00e9couvre \u00ab\u00a0<em>un important d\u00e9tachement d&rsquo;infanterie anglaise, parfaitement \u00e9quip\u00e9 et muni de camions flambant neufs<\/em>\u00ab\u00a0. C&rsquo;est la 51\u00b0 Division britannique qui finit par dispara\u00eetre en direction de Sainte M\u00e9nehould. Le capitaine Latrille, responsable des Transmissions au PC de la 35\u00b0 DI note dans ses carnets de route : \u00ab\u00a0<em>J&rsquo;assiste au PC d&rsquo;une division britannique \u00e0 une r\u00e9union de notre \u00c9tat-Major&#8230;<\/em>\u00ab\u00a0. Que faisaient ces Anglais \u00e0 cet endroit? D&rsquo;o\u00f9 venaient-ils ? O\u00f9 allaient-ils ? Nos fantassins les regardaient avec envie !<br \/>\nDes vagues de bombardiers ennemis survolent r\u00e9guli\u00e8rement le secteur se dirigeant vers nos arri\u00e8res pour y remplir leur mission de destruction et de d\u00e9sorganisation des voies de communication. Ils sont souvent accompagn\u00e9s de chasseurs. On voit peu d&rsquo;avions fran\u00e7ais les attaquer.<br \/>\nUne batterie motoris\u00e9e de DCA* arrivera en juin, command\u00e9e par le lieutenant Dumas (404\u00b0 DCA*). Il s&rsquo;agit de 6 canons de 25, tr\u00e8s efficaces, mais avec une provision de munitions fort insuffisante.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2008\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-02-298x300.png\" alt=\"\" width=\"298\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-02-298x300.png 298w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-02-150x150.png 150w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-02.png 589w\" sizes=\"auto, (max-width: 298px) 100vw, 298px\" \/>Les troupes arrivent sur place \u00e0 marche forc\u00e9e alors que leurs homologues allemands sont amen\u00e9s en camions tr\u00e8s pr\u00e8s du lieu d&rsquo;engagement. Ajoutons que le soldat allemand est en tenue all\u00e9g\u00e9e, porteur de son fusil, d&rsquo;une gourde et d&rsquo;une musette. Le soldat fran\u00e7ais, lui, ressemble plus \u00e0 un p\u00e8re No\u00ebl qu&rsquo;\u00e0 un fantassin : en capote, avec 35 kg sur le dos, sous un soleil ardent. Au bout de plusieurs heures de marche, tous sont \u00e9puis\u00e9s. Aucun ne se soucie du mat\u00e9riel jonchant les foss\u00e9s : sacs \u00e0 dos, sacoches \u00e0 munitions, boites de conserve, fusils, abandonn\u00e9s par leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs.Pour encore ralentir cette p\u00e9nible mise en place, pr\u00e9cisons qu&rsquo;hormis l&rsquo;\u00c9tat-<br \/>\nMajor de la division, les officiers ne disposent d&rsquo;aucune carte d&rsquo;\u00e9tat-major et doivent chercher leur chemin, souvent \u00e0 l&rsquo;aide des cartes du calendrier des Postes r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es dans les habitations.<\/p>\n<p>La position est provisoirement tenue par les derniers \u00e9l\u00e9ments de la 3\u00b0 DIM*, de la 3\u00b0 DCR*, de la 1\u00b0 Brigade de Spahis et de la 1\u00b0 Brigade de Cavalerie.<br \/>\nL&rsquo;artillerie de la 3\u00b0 DIM (42\u00b0 RA, 242\u00b0 RA) et celle de la 3\u00b0 DCR (319\u00b0 RATT*) restent en place jusqu&rsquo;au 7 juin constituant une importante force de frappe.<br \/>\nIl est clair que, malgr\u00e9 tous ses efforts, la 35\u00b0 DI ne peut \u00eatre en place comme l&rsquo;avait programm\u00e9 Flavigny !<\/p>\n<p>Les relations entre le g\u00e9n\u00e9ral DECHARME et le g\u00e9n\u00e9ral FLAVIGNY (21\u00b0 Corps d&rsquo;Arm\u00e9e) install\u00e9 \u00e0 Senuc \u00e0 la place du g\u00e9n\u00e9ral Huntziger (II\u00b0 Arm\u00e9e) qui a migr\u00e9 au sud de Verdun, s&rsquo;av\u00e8rent difficiles. Flavigny veut imm\u00e9diatement engager une contre-attaque avec quatre bataillons des 11\u00b0 et 123\u00b0 RI, \u00e0 peine arriv\u00e9s et rompus de fatigue, ce que conteste le g\u00e9n\u00e9ral Decharme qui en r\u00e9f\u00e8re au g\u00e9n\u00e9ral HUNTZIGER. Ce dernier se rend au PC du g\u00e9n\u00e9ral BERTIN-BOUSSU \u00e0 Belleville sur Bar, avec Flavigny et Decharme et, apr\u00e8s un examen des lieux et de l&rsquo;\u00e9tat des hommes, d\u00e9cide d&rsquo;annuler le projet.<\/p>\n<p>La division n&rsquo;est finalement en place que le <strong>26 mai<\/strong>, mais sans son artillerie encore sur la route.<\/p>\n<h3 align=\"center\">Installation<\/h3>\n<p>Les trois r\u00e9giments sont charg\u00e9s de la d\u00e9fense de trois secteurs bien d\u00e9finis :<br \/>\nLe 21\u00b0 RMVE contr\u00f4le les rives du canal des Ardennes du Chesne aux Petites Armoises : un secteur humide, voire mar\u00e9cageux au passage de la Bar, assez plat, sans moyens de dissimulation.<br \/>\nLe 11\u00b0 RI est charg\u00e9 de la d\u00e9fense du Bois de Sy qui domine la vall\u00e9e du ruisseau des Armoises et se trouve face aux hauteurs de Tannay et des positions ennemies.<br \/>\nAu 123\u00b0 RI \u00e9choit la d\u00e9fense du secteur entre la pointe du Bois de Sy (vall\u00e9e d&rsquo;Ecogne) et Oches, qui est d\u00e9fendu par le 36\u00b0 RI (6\u00b0 Division). C&rsquo;est une vall\u00e9e tr\u00e8s large au fond de laquelle serpente le ruisseau de Bi\u00e8vre dont les rives sont mar\u00e9cageuses. La ligne de d\u00e9fense est fix\u00e9e au sommet de la ligne de collines poursuivant l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 du vallon de Sy et dominant l&rsquo;immensit\u00e9 des champs allant jusqu&rsquo;aux\u00a0Grandes Armoises. A leur droite est dissimul\u00e9 le village de La Berli\u00e8re derri\u00e8re quelques bois avant- gardes du massif du Mont Du Cygne.<br \/>\nPratiquement tout est \u00e0 faire car ce sont de nouvelles positions dues \u00e0 la rectification de la ligne de d\u00e9fense (Le Chesne-Oches).<br \/>\nLes moyens en artillerie sont exceptionnellement abondants. La 35\u00b0 DI dispose de ses deux r\u00e9giments organiques (encore sur la route !) :<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2010\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-03-300x242.jpg\" alt=\"\" width=\"245\" height=\"198\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-03-300x242.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-03-624x503.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-03.jpg 710w\" sizes=\"auto, (max-width: 245px) 100vw, 245px\" \/>3 groupes du 14\u00b0 RAD du colonel ROYAL (36 canons de 75), deux groupes du 214\u00b0 RALD du colonel THOUVENIN (24 canons de 155 court), une batterie antichar (8 canons de 47) et de deux artilleries divisionnaires enti\u00e8res, celle de la 3\u00b0 DIM (42\u00b0 et 242\u00b0 RA) et celle de la\u00a03\u00b0 DCR ( 319\u00b0 RATT* : 10 groupes de 105 Tout Terrain).<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2011\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-04-300x240.jpg\" alt=\"\" width=\"242\" height=\"193\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-04-300x240.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-04-768x615.jpg 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-04-624x499.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-04.jpg 821w\" sizes=\"auto, (max-width: 242px) 100vw, 242px\" \/><br \/>\nCette abondance permet de r\u00e9partir les moyens entre chacun des\u00a0trois r\u00e9giments engag\u00e9s tout en conservant des \u00e9l\u00e9ments en r\u00e9serve (colonel Royal du 14\u00b0 RA avec son \u00c9tat-Major). Elle assure une r\u00e9action rapide et efficace \u00e0 chaque demande d&rsquo;appui. <strong>Le 29\u00b0 GRDI<\/strong> (commandant de ROLLAND) est stationn\u00e9 dans les bois du Morthomme et <strong>les Pionniers<\/strong> \u00e0 Briquenay.<\/p>\n<p>Nous examinerons chacun de ces trois secteurs afin de pouvoir suivre le d\u00e9roulement des combats.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1 align=\"center\">Le 21\u00b0 RMVE (secteur Le Chesne &#8211; Les Petites Armoises)<\/h1>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong>24 mai<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\">Il est command\u00e9 par le colonel Paul DEBUISSY et form\u00e9 d&rsquo;environ 2 800 hommes de 49 <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2161\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.02.42.png\" alt=\"\" width=\"123\" height=\"137\" \/>nationalit\u00e9s diff\u00e9rentes (antinazis et r\u00e9publicains espagnols). De plus en plus nombreux sont les juifs ayant fui les nazis. Autant d&rsquo;individus incompatibles avec la mentalit\u00e9 cagoularde pr\u00e9dominante dans le corps des officiers fran\u00e7ais de la division. L&rsquo;antis\u00e9mitisme de Decharme est clairement \u00e9tiquet\u00e9 dans le livre d&rsquo;Hans Habe publi\u00e9 en 1941 aux \u00c9tats-Unis sous le titre de \u00ab\u00a0Shall a Thousend Fall\u00a0\u00bb (<em>Ob tausend fallen-S&rsquo;il en tombe mille<\/em>).<br \/>\nIls sont sous-\u00e9quip\u00e9s, mal habill\u00e9s, avec de vieux fusils sans bretelle, sans canons antichars, sans mitrailleuses, sans voiturettes, mais avec une centaine de camions et camionnettes neufs. Plusieurs centaines de fantassins (800) n&rsquo;ont pas de fusil ; 5 % ont un mousqueton, les autres des fusils de 1891 ou 1916. La r\u00e9serve de nourriture individuelle est spartiate : 11 biscottes, une boite de sardines, une boite de \u00ab\u00a0singe\u00a0\u00bb (boites de 1916 \u00e0 1920 repeintes pour l&rsquo;occasion- t\u00e9moignage d&rsquo;Hans Habe).<\/p>\n<h1 align=\"center\"><a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-06.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2085 size-full\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-06.png\" alt=\"\" width=\"1120\" height=\"584\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-06.png 1120w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-06-300x156.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-06-768x400.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-06-1024x534.png 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-06-624x325.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1120px) 100vw, 1120px\" \/><\/a><\/h1>\n<p>Amen\u00e9 en camions par Sainte Menehould et Grandpr\u00e9, le 21\u00b0 RMVE est d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 Beffu-Le Morthomme, au Nord de Grandpr\u00e9 d&rsquo;o\u00f9 il doit rejoindre ses positions \u00e0 pied (22 km..).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">25 mai<\/h3>\n<p>A 21 h, le 24 mai, le 1er Bataillon command\u00e9 par L\u00e9opold Mirabail part \u00e0 pied vers Briquenay et Boult aux Bois o\u00f9 il arrive <strong>le 25<\/strong> \u00e0 4 h du matin. Apr\u00e8s une courte pause, il doit poursuivre sur Belleville et Ch\u00e2tillon pour aller s&rsquo;installer dans les Bois de Noirval. Au d\u00e9bouch\u00e9 de Belleville, en vue directe des observateurs allemands post\u00e9s sur les collines \u00e0 l&rsquo;Ouest de Tannay, il est accueilli par des tirs d&rsquo;artillerie et subit ses premi\u00e8res pertes (1 tu\u00e9, 2 bless\u00e9s). Il ne sera en place que vers 19 h.<br \/>\nLe II\u00b0 Bataillon n&rsquo;arrive que <strong>le 25<\/strong> au Morthomme et attend la nuit pour prendre le m\u00eame itin\u00e9raire, tr\u00e8s encombr\u00e9, et arriver<strong> le 26<\/strong> au petit jour sur le canal des Ardennes, face au Chesne.<br \/>\nLe III\u00b0 Bataillon est amen\u00e9 au Morthomme en camions dans la <strong>nuit du 23 au 24 mai<\/strong>. Il stationne au Bois de Bourgogne et part le 24 au soir pour Chatillon et Les Petites Armoises. Il fait une pause dans les bois de Belleville et n&rsquo;arrive qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aube du <strong>25<\/strong> dans le bois de Wileux, (Nord de Noirval-Ouest de Belleville).<br \/>\nRevenant du PC de la 3\u00b0 DIM dans les bois de Belleville, le Capitaine Latrille les croise et note :<br \/>\n\u00ab\u00a0<em>D\u00e8s Boult d\u00e9pass\u00e9, je comprends le \u00ab\u00a0\u00e7a d\u00e9rouille\u00a0\u00bb de Br\u00e9ham. Les obus pleuvent ; les d\u00e9parts aussi se succ\u00e8dent et sur la route, deux mouvements : le montant, pauvres fantassins du 21\u00b0 RMVE se mouvant p\u00e9niblement pedibus. Le descendant, voitures charg\u00e9es d&rsquo;objets de toutes sortes. Dans les foss\u00e9s gisent des v\u00e9hicules, roues en l&rsquo;air : voitures hippo, autos, chars&#8230; Je note tout ce qui peut m&rsquo;int\u00e9resser et rentre sous le marmitage. Le 21\u00b0 RMVE monte p\u00e9niblement : peu de tra\u00eenards&#8230;<\/em>\u00a0\u00bb<br \/>\nLe Batailllon est encore \u00e0 quelques kilom\u00e8tres des positions qu&rsquo;il doit occuper : la 9\u00b0 compagnie aux Petites Armoises, la 11\u00b0 au coude du canal, la 10\u00b0 en r\u00e9serve en avant de la ferme de Bazancourt o\u00f9 se trouve le PC du Bataillon.<br \/>\nUn observatoire est install\u00e9 \u00e0 la corne Nord du Bois de Wileux<br \/>\nCertains doivent enjamber par endroits des morts rest\u00e9s sur le terrain car une infiltration ennemie avait surpris une rel\u00e8ve et l&rsquo;avait d\u00e9cim\u00e9e avant de se replier. C&rsquo;est le bapt\u00eame du feu et les troupes s&rsquo;activent \u00e0 conforter leurs positions de d\u00e9fense, utilisant au mieux celles de leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs.<br \/>\nLa section Pereira de la 10\u00b0 Cie est d\u00e9tach\u00e9e au Moulin Neuf, au dessus du village des Petites Armoises vers Sy. La 9\u00b0 compagnie du capitaine Sabadie encadre le village tenu jusqu&rsquo;au 29 mai par la 9\u00b0 compagnie du 11\u00b0 RI command\u00e9e par le Capitaine Roux.<br \/>\nL&rsquo;arriv\u00e9e tardive du III\u00b0 Bataillon l&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 gagner ses positions en plein jour, malgr\u00e9 les avertissements re\u00e7us. Or le terrain est assez d\u00e9nud\u00e9, parsem\u00e9 de quelques buissons. Les hommes sont donc vite rep\u00e9r\u00e9s par les observateurs ennemis guidant l&rsquo;artillerie et l&rsquo;aviation et pris pour cibles. Les tirs font plusieurs tu\u00e9s et bless\u00e9s.<br \/>\nA gauche, vers Le Chesne, l&rsquo;ennemi tente \u00e0 plusieurs reprises de traverser le canal mais il est repouss\u00e9 \u00e0 chaque tentative.<br \/>\nEn r\u00e9plique \u00e0 ces attaques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, le III\u00b0 Bataillon du commandant Poulain re\u00e7oit l&rsquo;ordre d&rsquo;organiser une attaque afin de repousser l&rsquo;ennemi jusqu&rsquo;au Chesne. Franchissant le canal, la 11\u00b0 compagnie, avec le capitaine comte Ravel et le sergent Gattegno, contraint l&rsquo;ennemi \u00e0 reculer de plus de 2 km, jusqu&rsquo;au village du Chesne et \u00e0 la route de Tannay. Ils participent \u00e0 la destruction du pont du canal et occupent la moiti\u00e9 Sud-Est de la commune.<br \/>\nLa division a perdu pr\u00e8s de 400 hommes, tu\u00e9s et bless\u00e9s, en cette premi\u00e8re journ\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Les \u00e9l\u00e9ments couvrant la rel\u00e8ve se retirent<\/strong> : des \u00e9l\u00e9ments du Groupement Gallini : 14\u00b0 GRCA* et 8\u00b0 Chasseurs \u00e0 cheval se replient vers 22 h. Le retrait de la 3\u00b0 DIM s&rsquo;ach\u00e8ve de 23h30 \u00e0 0h30.<br \/>\nLes derniers chars de la 3\u00b0 DCR sont rassembl\u00e9s dans les bois au Sud-Ouest de Boult aux Bois.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">26 mai<\/h3>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral Decharme d\u00e9cide d&rsquo;\u00e9tablir un PC avanc\u00e9 pr\u00e8s de BRIQUENAY, en haut du massif bois\u00e9 s&rsquo;\u00e9tendant au Sud-Ouest du village, au-dessus de la route allant vers Grandpr\u00e9, bien \u00e0 l&rsquo;abri des vues du mouchard et plus pr\u00e8s de la zone des combats. Les pionniers construisent les installations n\u00e9cessaires au logement et au fonctionnement des services : un vrai village provisoire sort du n\u00e9ant : alv\u00e9oles creus\u00e9es dans la paroi rocheuse (gaize) avec portes, fen\u00eatres et rayonnages, baraques en bois, tentes&#8230; La Brigade Gaillard stationne dans les bois voisins.<\/p>\n<p>Le PC du 21\u00b0 RMVE s&rsquo;installe \u00e0 la ferme de Saint Denis, entre Noirval et Le Chesne.<\/p>\n\n\t\t<style type=\"text\/css\">\n\t\t\t#gallery-1 {\n\t\t\t\tmargin: auto;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 .gallery-item {\n\t\t\t\tfloat: left;\n\t\t\t\tmargin-top: 10px;\n\t\t\t\ttext-align: center;\n\t\t\t\twidth: 50%;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 img {\n\t\t\t\tborder: 2px solid #cfcfcf;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 .gallery-caption {\n\t\t\t\tmargin-left: 0;\n\t\t\t}\n\t\t\t\/* see gallery_shortcode() in wp-includes\/media.php *\/\n\t\t<\/style>\n\t\t<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-1988 gallery-columns-2 gallery-size-medium'><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2023'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"129\" height=\"300\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-08-129x300.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2023\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-08-129x300.jpg 129w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-08-440x1024.jpg 440w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-08-624x1453.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-08.jpg 636w\" sizes=\"auto, (max-width: 129px) 100vw, 129px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2023'>\n\t\t\t\tIl reste des traces des combats (impacts de tirs)\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2022'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"199\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-07-300x199.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-1-2022\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-07-300x199.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-07-768x509.jpg 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-07-1024x678.jpg 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-07-624x413.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-2022'>\n\t\t\t\tFerme Saint Denis (\u00e9tat actuel)\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><br style=\"clear: both\" \/>\n\t\t<\/div>\n\n<p>Le r\u00e9giment poursuit et am\u00e9liore ses positions d\u00e9fensives le long du canal : le II\u00b0 Bataillon (Ludger Fagard) prend position entre Le Chesne et le coude du canal, le III\u00b0 (commandant Poulain) lui fait suite jusqu&rsquo;aux Petites Armoises, dans une zone fort mar\u00e9cageuse ; le I\u00b0 Bataillon (Commandant L\u00e9opold Mirabail) est en r\u00e9serve \u00e0 la ferme de Bazancourt et au chemin des Mulets. Mais il est difficile d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 la vigilance du mouchard, toujours pr\u00e9sent, guidant les tirs de l&rsquo;artillerie.<br \/>\nL&rsquo;ennemi tente par tous les moyens de franchir le canal mais il est partout repouss\u00e9. Cette gu\u00e9rilla permanente entra\u00eene un certain nombre de pertes qui s&rsquo;accumulent : lieutenant Julien tu\u00e9, &#8211; nombreux bless\u00e9s dont le capitaine Eug\u00e8ne Sabadie (9\u00b0 Cie) qui d\u00e9c\u00e8dera en moins de 48 heures.<br \/>\nUn combat a\u00e9rien a lieu entre deux bombardiers ennemis et deux chasseurs fran\u00e7ais. Les deux avions ennemis sont touch\u00e9s et l&rsquo;un se pose en catastrophe dans le secteur de Authe. Le 29\u00b0 GRDI* alert\u00e9 se rend rapidement ma\u00eetre des quatre occupants dont l&rsquo;un est bless\u00e9. Ils venaient de Tr\u00e8ves pour bombarder Ch\u00e2lons sur Marne.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">27 mai<\/h3>\n<p><strong>L&rsquo;artillerie rejoint enfin la division : le 14\u00b0 RAD, les deux groupes du 214\u00b0 RAD et la batterie antichars.<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_2025\" style=\"width: 128px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2025\" class=\" wp-image-2025\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-09-205x300.jpg\" alt=\"\" width=\"118\" height=\"173\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-09-205x300.jpg 205w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-09-624x913.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-09.jpg 648w\" sizes=\"auto, (max-width: 118px) 100vw, 118px\" \/><p id=\"caption-attachment-2025\" class=\"wp-caption-text\">Aspirant Beille<\/p><\/div>\n<p>Les positions sont la cible de nombreux tirs d&rsquo;artillerie, notamment au coude du canal, sur la 11\u00b0 Compagnie, ce qui entra\u00eene \u00e0 nouveau des pertes significatives, en tu\u00e9s et bless\u00e9s,<br \/>\ncertains gri\u00e8vement comme l&rsquo;aspirant Beille. Le service sanitaire est totalement<br \/>\nd\u00e9bord\u00e9, le m\u00e9decin (Lt Buvat) faisant fonction de M\u00e9decin-Chef du r\u00e9giment.<br \/>\nUn poste d&rsquo;observation situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;angle Nord-Ouest de l&rsquo;enceinte de Maison Rouge entend des grincements de chenilles de chars et alerte le PC \u00e0 Noirval. Mais l&rsquo;alerte est sans suite.<br \/>\nDes \u00e9l\u00e9ments ennemis progressent venant de Tannay vers Les Petites Armoises : ils occupent la carri\u00e8re du Sud-Ouest et la cote 201 ainsi que les cr\u00eates dominant le village. Leur progression est ralentie puis stopp\u00e9e par les tirs crois\u00e9s des positions fran\u00e7aises.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\">28 mai<\/h3>\n<p>Journ\u00e9e plus calme c\u00f4t\u00e9 allemand : les troupes se mettent \u00e0 creuser des tranch\u00e9es sur les pentes faisant face aux Petites Armoises, et \u00e0 les b\u00e9tonner. Les tirs de l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise ont vite fait de les freiner : l&rsquo;activit\u00e9 de nombreux brancardiers montre que les tirs ont fait mouche. Mais l&rsquo;avion mouchard allemand d\u00e9clenche des tirs de 105 et de 150 sur nos positions.<br \/>\nLe g\u00e9n\u00e9ral Delaissey, commandant de l&rsquo;Infanterie Divisionnaire, vient en sidecar jusqu&rsquo;\u00e0 la ferme de Bazancourt, accompagn\u00e9 d&rsquo;un officier du G\u00e9nie charg\u00e9 d&rsquo;observer la position de p\u00e9niches amen\u00e9es par l&rsquo;ennemi \u00e0 certains endroits du canal. Leur venue est vite rep\u00e9r\u00e9e par le mouchard qui d\u00e9clenche de violents tirs d&rsquo;artillerie sur la ferme et ses environs, provoquant 3 tu\u00e9s et plusieurs bless\u00e9s.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">29 mai<\/h3>\n<p>Un nouveau regroupement s&rsquo;op\u00e8re :<br \/>\nLa 35\u00b0 division forme, avec la 36\u00b0 DI, le Corps d&rsquo;Arm\u00e9e Colonial (CAC) command\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral FREYDENBERG dont le QG s&rsquo;installe \u00e0 Senuc. Sa zone de couverture est assez vaste, sans moyens de d\u00e9fense particuliers. Craignant des incursions d&rsquo;engins blind\u00e9s ennemis, le Quartier G\u00e9n\u00e9ral, inquiet de l&rsquo;activit\u00e9 ennemie, fait \u00e9tablir des barricades en chicanes \u00e0 Germont et \u00e0 Briquenay avec du personnel du 18\u00b0 Bataillon d&rsquo;Infanterie L\u00e9g\u00e8re d&rsquo;Afrique (18\u00b0 BILA) et du 29\u00b0 GRDI*.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-2124 alignright\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-07-25-\u00e0-15.52.00.png\" alt=\"\" width=\"145\" height=\"128\" \/>Comme le b\u00e9tail erre partout, apeur\u00e9 par les tirs et souffrant du manque de traite, les lignes t\u00e9l\u00e9phoniques filaires sont constamment bris\u00e9es. Cela s&rsquo;ajoute aux c\u00e2bles hach\u00e9s le long des routes par les tirs d&rsquo;artillerie ennemis ; de ce fait, les groupes d&rsquo;intervention charg\u00e9s de l&rsquo;entretien des<br \/>\nlignes t\u00e9l\u00e9phoniques sont tr\u00e8s sollicit\u00e9s. Afin de les soulager, il est d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00e9loigner les animaux : 800 b\u00eates sont rassembl\u00e9es en quelques jours \u00e0 Chevi\u00e8res et emmen\u00e9es par wagons. D&rsquo;autres vaches sont rassembl\u00e9es dans des b\u00e2timents agricoles et leur traite organis\u00e9e pour en tirer le lait utile aux diff\u00e9rentes cuisines.<br \/>\nLe r\u00e9giment transf\u00e8re son PC de la ferme Saint Denis au Bois de Noirval. La d\u00e9fense du village des Petites Armoises est retir\u00e9e au 11\u00b0 RI pour \u00eatre confi\u00e9e au II\u00b0 Bataillon. La compagnie de Pionniers est retir\u00e9e pour \u00eatre r\u00e9affect\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Arm\u00e9e.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-thumbnail wp-image-2087 alignleft\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-13-150x150.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/p>\n<p>Le PC de la division quitte Marcq pour s&rsquo;installer \u00e0 La Noue le Coq, avec la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9, emplacement mieux camoufl\u00e9, plus grand et plus agr\u00e9able. Tous les services divisionnaires y trouvent place en bureaux et logements et la for\u00eat offre aux v\u00e9hicules d&rsquo;immenses places de stationnement invisibles du ciel.<\/p>\n<p>Sur le canal, les rel\u00e8ves s&rsquo;op\u00e8rent normalement, sans trop \u00eatre inqui\u00e9t\u00e9es par les actions ennemies. Le II\u00b0 Bataillon (2\u00b0 Compagnie) prend en charge Les Petites Armoises, les 1\u00b0 et 3\u00b0 \u00e9tant post\u00e9es dans les boqueteaux et la zone humide, entre le village et le canal.<\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 6\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Devant Les Petites Armoises, une patrouille ennemie qui s&rsquo;infiltrait insidieusement dans nos lignes, est surprise et an\u00e9antie : des armes et des cartes, avec les positions des armes automatiques et des batteries allemandes, sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">30 mai<\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2027 alignright\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-10-245x300.jpg\" alt=\"\" width=\"173\" height=\"212\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-10-245x300.jpg 245w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-10.jpg 409w\" sizes=\"auto, (max-width: 173px) 100vw, 173px\" \/><\/p>\n<p>La \u00ab\u00a0popote\u00a0\u00bb du 21\u00b0 RMVE a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e \u00e0 Boult aux Bois (11 km).<br \/>\nCette distance rend al\u00e9atoire le transport de la nourriture : soit elle arrive froide, soit elle est renvers\u00e9e dans les foss\u00e9s quand surviennent en cours de route les avions ou les tirs d&rsquo;artillerie&#8230; Les fantassins restent souvent 48 heures sans rien recevoir. Chacun doit donc satisfaire sa faim et sa soif comme il peut : r\u00e9cup\u00e9ration de volailles ou de lapins, braconnage, visite des maisons&#8230; Mais il y a foule et c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre \u00e9vident ! Mais les anciens de la guerre d&rsquo;Espagne sont r\u00f4d\u00e9s \u00e0 cette fa\u00e7on de survivre&#8230;<br \/>\nCertains jours, tout se passe bien : il suffit de r\u00e9chauffer ce qui arrive&#8230;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">31 mai<\/h3>\n<p>Comme Le village des Petites Armoises est sous la menace d&rsquo;attaques en permanence, il est d\u00e9cid\u00e9 de poser des champs de mines. Une \u00e9quipe est charg\u00e9e de ce travail, la nuit, avec les lieutenants Louis Imbach et Barth\u00e9l\u00e9my Castaner ainsi que Fernand Darroussat. Mais une patrouille ennemie surprend un groupe de ces poseurs de mines et l&rsquo;\u00e9limine : 5 morts.<br \/>\nLes tirs d&rsquo;artillerie ennemie se succ\u00e8dent toute la journ\u00e9e sans pour autant emp\u00eacher les rel\u00e8ves pr\u00e9vues.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">1, 2, 3 juin<\/h3>\n<p>Le III\u00b0 Bataillon a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 par le I\u00b0. Il va s&rsquo;installer au Bois de Wileux. Pr\u00e9occup\u00e9 par les infiltrations ennemies, il renforce sa s\u00e9curit\u00e9 en installant des postes de surveillance en lisi\u00e8re du bois. Le mouchard omnipr\u00e9sent observe tout mouvement et d\u00e9clenche des tirs d&rsquo;artillerie cibl\u00e9s souvent meurtriers. L&rsquo;aviation intervient \u00e9galement par moments, mitraillant au hasard et l\u00e2chant des bombes l\u00e0 o\u00f9 des pr\u00e9sences se sont manifest\u00e9es. Plus ou moins surpris par ces tirs, plusieurs fantassins sont tu\u00e9s ou bless\u00e9s.<\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 7\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Chaque soir, du 2 au 5 juin, les batteries fran\u00e7aises effectuent des tirs de harc\u00e8lement sur Tannay, le bord du canal et les abords de la for\u00eat du Mont Dieu par o\u00f9 arrivent \u00e0 l&rsquo;ennemi ravitaillement et renforts : chaque pi\u00e8ce envoie 36 obus.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">4 juin<\/h3>\n<p>Pr\u00e8s du Chesne, des groupes allemands utilisent des haut-parleurs qui diffusent musique et messages appelant \u00e0 cesser le combat. L&rsquo;op\u00e9ration ne dure toutefois pas longtemps car l&#8217;emplacement facilement rep\u00e9r\u00e9 est vite la cible de tirs de mortiers qui font mouche.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">5 &#8211; 6 juin<\/h3>\n<p>Le 5 juin arrive en renfort le 18\u00b0 BILA mais sans aucun moyens de liaison, de transmission, de d\u00e9fense.<br \/>\nDes r\u00e9unions de formation sont organis\u00e9es au niveau des officiers Z (charg\u00e9s des gaz), consacr\u00e9es \u00e0 la lutte antichars par utilisation de bouteilles remplies d&rsquo;un m\u00e9lange incendiaire (plus tard appel\u00e9es cocktails Molotov). Ces officiers sont charg\u00e9s de diffuser cette pratique afin de la g\u00e9n\u00e9raliser. Mais l&rsquo;ordre de repli remettra tout en cause.<\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 7\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Des tirs sporadiques de l&rsquo;artillerie ennemie et des rafales de mitrailleuses entretiennent une ins\u00e9curit\u00e9 permanente.<\/p>\n<div id=\"attachment_2028\" style=\"width: 635px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2028\" class=\"size-large wp-image-2028\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-11-1024x337.jpg\" alt=\"\" width=\"625\" height=\"206\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-11-1024x337.jpg 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-11-300x99.jpg 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-11-768x253.jpg 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-11-624x205.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px\" \/><p id=\"caption-attachment-2028\" class=\"wp-caption-text\">Douille d&rsquo;obus de 75 tir\u00e9 par la 1\u00b0 batterie du 24\u00b0 RA install\u00e9e \u00e0 la Ferme de Saint Denis<\/p><\/div>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">7 juin<\/h3>\n<div class=\"page\" title=\"Page 7\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Les unit\u00e9s sont inform\u00e9es qu&rsquo;une attaque d&rsquo;envergure est attendue le lendemain matin : le GQG* rappelle l&rsquo;ordre du jour : TENIR !<br \/>\nHans Habe du 21\u00b0 RMVE rencontre le soir le colonel Debuissy dans l&rsquo;\u00e9glise de Noirval. En sortant, ils engagent la conversation et le colonel exprime sa col\u00e8re d&rsquo;avoir entendu le g\u00e9n\u00e9ral Decharme d\u00e9clarer : \u00ab\u00a0<em>Chaque \u00e9tranger en moins, c&rsquo;est une bouche de moins \u00e0 nourrir pour la France !\u00a0\u00bb<\/em> ; il ajoute \u00e0 Habe : \u00ab\u00a0<em>Nous nous sommes bien battus, je suis fier de vous !\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">8 juin<\/h3>\n<p>L&rsquo;observatoire situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;angle de Maison Rouge est toujours en place. Les tirs d&rsquo;artillerie ont d\u00e9gag\u00e9 un espace de for\u00eat de plus de 50 m o\u00f9 troncs et branches d\u00e9chiquet\u00e9s s&rsquo;enchev\u00eatrent. Les deux observateurs enregistrent \u00e0 nouveau, pendant 3 heures, des bruits de chenilles, de moteurs de chars, des tirs de mitraillette. Ils voient clairement des chars arr\u00eat\u00e9s vers Le Chesne. Est-ce l&rsquo;assaut ? Ils se terrent dans leur abri, retiennent leur souffle et observent. Quelques Allemands se fraient un passage dans le bois puis rebroussent chemin et disparaissent.<br \/>\nUn silence g\u00e9n\u00e9ral r\u00e8gne \u00e0 partir de 7 h. C&rsquo;est le 1\u00b0 Bataillon du commandant Mirabail qui tient le secteur du Chesne. Ils apprendront que la 11\u00b0 Compagnie du comte Ravel a subi de violentes attaques cette nuit, qu&rsquo;elle a r\u00e9sist\u00e9 mais au prix de lourdes pertes, en ayant toutefois fait 2 prisonniers.<br \/>\nLes deux observateurs remarquent sur la pente d&rsquo;en face, vers le Nord, un Allemand d\u00e9ployant un grand drapeau \u00e0 croix rouge. Les tirs cessent. Des hommes apparaissent porteurs de caisses, sans doute de pansements ? Ils ramassent leurs bless\u00e9s, les \u00e9vacuent puis ouvrent les caisses dont ils extraient une mitrailleuse rapidement mise en position ainsi qu&rsquo;un t\u00e9l\u00e9phone dont l&rsquo;un se saisit. Des positions creus\u00e9es la veille apparaissent soudain, comme des champignons, des t\u00eates munies d&rsquo;un masque \u00e0 gaz. C&rsquo;est une supercherie destin\u00e9e \u00e0 installer une arme lourde automatique sur laquelle se heurteront les hommes du II\u00b0 Bataillon ! Le PC est aussit\u00f4t alert\u00e9. Mais, aucune r\u00e9action !\u00a0C&rsquo;est curieux&#8230; Arrivent peu apr\u00e8s les\u00a0membres d&rsquo;une batterie d&rsquo;artillerie voisine qui viennent leur dire au revoir. Alors ? Pas de tirs ? &#8211; Non, nous n&rsquo;avons plus de munitions depuis deux jours !<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">9 juin<\/h3>\n<p>L&rsquo;ennemi attaque sur l&rsquo;ensemble du front.<br \/>\nAverties, nos unit\u00e9s opposent une farouche r\u00e9sistance et emp\u00eachent toute progression. D\u00e8s 4h30, de nombreux bombardiers prennent le secteur des Petites Armoises comme cible. Les vagues se succ\u00e8dent de 5 mn en 5 mn, l\u00e2chant leur charge de bombes. Le village est en flammes, la plupart des maisons d\u00e9truites. Les divers d\u00e9p\u00f4ts de munitions entrepos\u00e9s dans les b\u00e2timents explosent \u00e0 intervalles r\u00e9guliers. L&rsquo;artillerie ennemie s&rsquo;y ajoute pendant plus d&rsquo;une heure, m\u00ealant des obus fumig\u00e8nes aux obus explosifs. C&rsquo;est un v\u00e9ritable enfer ! Notre artillerie r\u00e9plique par des tirs de contre-batterie.<br \/>\nCes tirs s&rsquo;arr\u00eatent pour laisser place aux attaques surgissant \u00e0 30 m de nos positions mais le II\u00b0 Bataillon les repousse toutes, tant sur le village que sur le Moulin Neuf. Le capitaine Louis Brem (5\u00b0 compagnie) est tu\u00e9. Le 21\u00b0 RMVE compte ce jour-l\u00e0 21 tu\u00e9s et 57 bless\u00e9s.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">10 juin<\/h3>\n<p>L&rsquo;ennemi poursuit ses attaques, ses tirs d&rsquo;artillerie et les interventions de son aviation qui cible nos batteries d&rsquo;artillerie. La r\u00e9sistance fran\u00e7aise est toujours aussi r\u00e9solue et efficace.<\/p>\n<p>A 13 h, le g\u00e9n\u00e9ral Decharme est appel\u00e9 au CAC \u00e0 Senuc pour apprendre qu&rsquo;il faut d\u00e9crocher car le front a \u00e9t\u00e9 crev\u00e9 \u00e0 Ch\u00e2teau-Porcien et les troupes ennemies filent vers Reims, Ch\u00e2lons et Vitry le Fran\u00e7ois, risquant d&rsquo;encercler les arm\u00e9es fran\u00e7aises du Nord-Est. Ce repli doit s&rsquo;effectuer dans la nuit du lendemain. Il faut donc s&rsquo;y pr\u00e9parer.<\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral Decharme convoque les chefs d&rsquo;unit\u00e9s \u00e0 son PC de Briquenay pour organiser le repli.<\/p>\n<p><strong>La 35\u00b0 DI retraitera en combattant sur trois axes :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00e0 gauche, le groupement Debuissy : 21\u00b0 RMVE + 1\u00b0groupe du 14\u00b0 RAD,<\/strong><\/li>\n<li><strong>au centre :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>groupement Pamponneau : 11\u00b0 RI + 3\u00b0 groupe du 14\u00b0 RAD<\/strong><\/li>\n<li><strong>un autre groupement avec le Lieutenant Colonel Martyn suit le m\u00eame itin\u00e9raire : 18\u00b0 BILA + un groupe de la 35\u00b0 DI + 214\u00b0 RAD + Pionniers<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>\u00e0 droite, le groupement d&rsquo;Olce avec 123\u00b0 RI + 2\u00b0 groupe du 14\u00b0 RAD + Bataillon antichar<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Le 29\u00b0 GRDI est partag\u00e9 en 3 groupes affect\u00e9s \u00e0 chacun des axes de repli : capitaine de Carr\u00e8re \u00e0 gauche, capitaine Jeanjean au centre, capitaine de Lestrange \u00e0 droite.<\/strong><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 8\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>A 23 h arrivent de nouvelles directives : le repli doit s&rsquo;effectuer cette nuit m\u00eame ! Des protestations fusent notamment du colonel Royal de l&rsquo;artillerie : c&rsquo;est beaucoup trop court ! Mais il faut ob\u00e9ir aux ordres&#8230;C&rsquo;est alors l&rsquo;affolement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9.<br \/>\nLe I\u00b0 Bataillon du 21\u00b0 RMVE d\u00e9croche vers 22 h et se replie sur La Croix aux Bois. A 21h30, le III\u00b0 Bataillon re\u00e7oit l&rsquo;ordre de repli. Seule une \u00ab\u00a0cro\u00fbte\u00a0\u00bb doit rester en premi\u00e8re ligne. D\u00e9part \u00e0 22 h 30.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2089 alignleft\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-15.png\" alt=\"\" width=\"214\" height=\"209\" \/>A l&rsquo;observatoire de Maison Rouge, c&rsquo;est l&rsquo;inqui\u00e9tude : les lignes t\u00e9l\u00e9phoniques sont hach\u00e9es menu : plus aucune liaison. La possibilit\u00e9 d&rsquo;un ordre de repli avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e. Dans ce cas, il faut tout enterrer : codes, cahier d&rsquo;enregistrement et sauver le mat\u00e9riel, ce qu&rsquo;ils font. Ils enterrent aussi leurs plaques d&rsquo;immatriculation car ils savent que leur vie est en jeu s&rsquo;ils sont reconnus. La nuit tombe ; dans leur binoculaire, ils reconnaissent le I\u00b0 Bataillon qui se replie, puis le II\u00b0 ! Les aurait-on oubli\u00e9s ? L&rsquo;un d&rsquo;eux part \u00e0 Noirval, au PC du r\u00e9giment, pour en savoir plus. La marche est longue car il faut \u00e9viter tout rep\u00e9rage&#8230; A Noirval, tout est vide ! Retour de nuit \u00e0 l&rsquo;observatoire : ils ont bien \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9s ! Il faut donc rejoindre le r\u00e9giment ! A la\u00a0boussole, ils se faufilent \u00e0 travers bois, traversent des villages en feu, cherchent un peu de nourriture, marchent plusieurs jours (48 km !) avant de retrouver leurs compagnons dans les Bois d&rsquo;Autry, toujours porteurs de la binoculaire pourtant bien lourde ! Le colonel qui les croyait tu\u00e9s ou prisonniers les f\u00e9licite pour leur courage et leur t\u00e9nacit\u00e9, ainsi que pour la sauvegarde du mat\u00e9riel (il s&rsquo;agit de Janos Bekessy, hongrois, de Antonio Malagrida, portugais et de Bernard Barati, roumain).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">11 juin<\/h3>\n<p>Le groupe de pionniers du lieutenant Duclos est toujours en position de d\u00e9fense au village des Petites Armoises avec un canon de 25 servi par F Kammermeyer (hongrois) et M Renones (espagnol). Ils font partie de la \u00ab\u00a0cro\u00fbte\u00a0\u00bb de protection pr\u00e9vue. Sortant de la brume, voici un avion \u00e0 la cocarde tricolore qui les salue en battant des ailes. Arrive ensuite un camion semi-chenill\u00e9 charg\u00e9 de ramasser les derniers d\u00e9fenseurs : refus du lieutenant qui s&rsquo;ent\u00eate \u00e0 respecter l&rsquo;ordre initial de son colonel. Un officier plus avis\u00e9 file jusqu&rsquo;au PC de Brieulles afin d&rsquo;obtenir un ordre de repli du colonel et, cette fois, le canon accroch\u00e9, les hommes entass\u00e9s dans l&rsquo;habitacle, ils quittent Les Petites Armoises au petit matin, rattrapent leur groupe et gagnent La Croix aux Bois et la vall\u00e9e de l&rsquo;Aire par Le Morthomme, Grandpr\u00e9, Senuc.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h1 style=\"text-align: center;\">Le 11\u00b0RI (secteur du Bois de Sy)<\/h1>\n<div class=\"page\" title=\"Page 9\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Le 11\u00b0 r\u00e9giment d&rsquo;Infanterie command\u00e9 par le lieutenant-colonel Nicolas Pamponneau est affect\u00e9 au secteur Petites Armoises-extr\u00e9mit\u00e9 Nord du Bois de Sy.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2162 alignright\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.17.54.png\" alt=\"\" width=\"121\" height=\"150\" \/><strong>Le 25 mai<\/strong>, d\u00e8s que le III\u00b0 Bataillon est parvenu \u00e0 son emplacement, au Bois de Sy, il est la cible de tirs ennemis : le capitaine Joseph de Roaldes est tu\u00e9 par un \u00e9clat d&rsquo;obus.<br \/>\nLes batteries du 319\u00b0 RATT* (3\u00b0DCR) d\u00e9clenchent des tirs sur le Nord de Tannay o\u00f9 sont rassembl\u00e9es des troupes ennemies se pr\u00e9parant \u00e0 attaquer les derniers \u00e9l\u00e9ments de la r\u00e9sistance fran\u00e7aise : 16\u00b0 BCP &#8211; 93\u00b0 GRDI*&#8230;Ces tirs vont se poursuivre sur la partie Nord du village et ses environs imm\u00e9diats mais n&#8217;emp\u00eachent pas une avance qui atteint la cote 216 et m\u00eame par endroits, la route Le Chesne-Grandes Armoises. Elles poursuivent leurs tirs sur la Fontaine Uchon, Sy et, dans la soir\u00e9e, Les Grandes Armoises. Mais prises comme cibles par l&rsquo;artillerie ennemie, elles sont amen\u00e9es \u00e0 quitter leurs positions pour aller s&rsquo;installer dans un bois mar\u00e9cageux, \u00e0 2 km Sud-Est de Ch\u00e2tillon. Ce repli se fait de nuit au prix de grandes difficult\u00e9s entra\u00eenant des pertes de mat\u00e9riel.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2163\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.18.39.png\" alt=\"\" width=\"1235\" height=\"656\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.18.39.png 1235w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.18.39-300x159.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.18.39-768x408.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.18.39-1024x544.png 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.18.39-624x331.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1235px) 100vw, 1235px\" \/><\/p>\n<h3>27 mai<\/h3>\n<p>Le 11\u00b0 RI installe son PC \u00e0 la Guinguette (Brieulles sur Bar).<\/p>\n<h3>29 mai<\/h3>\n<p>Un incident survient \u00e0 Sy qui prend des dimensions inattendues : des observateurs remarquent assez r\u00e9guli\u00e8rement de la fum\u00e9e, des fen\u00eatres ouvertes puis ferm\u00e9es, de la lumi\u00e8re la nuit. Pr\u00e9paration d&rsquo;un coup de main par l&rsquo;ennemi ? D&rsquo;une attaque surprise ? L&rsquo;information remonte du Bataillon au R\u00e9giment puis \u00e0 la Division et au CAC. Ordre est donn\u00e9 d&rsquo;organiser un coup de main sur le village. Apr\u00e8s des tirs d&rsquo;encagement et de barrage, le coup de main est ex\u00e9cut\u00e9. Toutes les maisons sont fouill\u00e9es et la solution est finalement trouv\u00e9e : il s&rsquo;agit d&rsquo;un tra\u00eenard de la 3\u00b0 DIM l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9 \u00e0 la cuisse et \u00e0 la\u00a0main qui se cache le jour et fait la nuit sa cuisine \u00e0 la lumi\u00e8re d&rsquo;une bougie. Alert\u00e9 par cette pr\u00e9sence insolite et pour \u00e9viter tout effet de surprise de la part de l&rsquo;ennemi qui occupe Le Mont Dieu, il est d\u00e9cid\u00e9 de faire occuper le village par une section du 11\u00b0 RI qui y restera jusqu&rsquo;au repli effectu\u00e9 dans la nuit du 10 au 11 juin.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\">Le 123\u00b0 RI (secteur entre Bois de Sy et Oches)<\/h1>\n<p>Le r\u00e9giment est command\u00e9 par le commandant B\u00e9lascain.<br \/>\nLe I\/123\u00b0RI ( commandant Coudrin) est affect\u00e9 au secteur allant du Nord du Bois de Sy (vallon d&rsquo;Ecogne) \u00e0 Oches (exclu) ;<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-2164 alignright\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.21.44.png\" alt=\"\" width=\"236\" height=\"169\" \/>La 7\u00b0 compagnie est arriv\u00e9e le 14 au soir et s&rsquo;est install\u00e9e. D\u00e8s l&rsquo;aube du 15 elle est la cible de tirs ennemis qui s&rsquo;av\u00e8rent meurtriers : l&rsquo;un an\u00e9antit une section enti\u00e8re, un autre atteint une voiturette \u00e0 mortiers d\u00e9chiquetant la voiturette, son conducteur, le canon, l&rsquo;attelage et un infirmier qui accompagnait. Vu la situation, le I\u00b0 bataillon choisit de passer par le Bois de Sy et le vallon d&rsquo;Ecogne, cach\u00e9 \u00e0 la vue de l&rsquo;ennemi.<br \/>\nLe II\/123 (commandant Jouandet) doit occuper la cr\u00eate jusque Oches (exclu). Il passe par la ferme de Fond Barr\u00e9 o\u00f9 il d\u00e9couvre le PC de la 1\u00b0 Brigade de Spahis, superbement organis\u00e9 et renseign\u00e9.<br \/>\nLe III\/123 (Capitaine Duvign\u00e8re) est en r\u00e9serve dans le Bois du Mont des Grues o\u00f9 s&rsquo;installe le PC du r\u00e9giment.<br \/>\nDans la nuit du 24 au 25 mai, la mise en place se fait progressivement, sans trop se m\u00e9fier des observatoires ennemis et du mouchard. Vite rep\u00e9r\u00e9s, ils sont accueillis par un violent bombardement.<br \/>\n\u00c9tonn\u00e9s de ne pas trouver de positions organis\u00e9es, les arrivants, n&rsquo;ayant re\u00e7u aucune information, ignorent qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouvelle ligne de r\u00e9sistance allant des Petites Armoises \u00e0 Oches. Chacun\u00a0interpr\u00e8te cette situation \u00e0 sa fa\u00e7on. Le premier imp\u00e9ratif est de creuser des emplacements pour le\u00a0poste de Premier Secours, pour le PC, des tranch\u00e9es, des emplacements pour les armes lourdes. Le Poste de secours r\u00e9gimentaire est \u00e0 la ferme du Fond Barr\u00e9, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du cours mar\u00e9cageux du Bi\u00e8vre : un parcours long, difficile, expos\u00e9 et tout d\u00e9placement, vite rep\u00e9r\u00e9 par le mouchard, d\u00e9clenche des tirs ennemis. Il faut donc faire le maximum au poste de Secours du Bataillon. Malgr\u00e9 leur fatigue, les hommes ex\u00e9cutent tous ces travaux.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2088 alignleft\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-14.png\" alt=\"\" width=\"223\" height=\"198\" \/>Le 25 mai, \u00e0 l&rsquo;aube, la 7\u00b0 Compagnie \u00e0 peine install\u00e9e devient la cible de tirs de barrage ennemis qui font de nombreux bless\u00e9s \u00e9vacu\u00e9s au Poste de Secours du 1\u00b0 Bataillon \u00e0 la Ferme du Moulin. Ce bombardement cesse vers 16 h pour \u00eatre remplac\u00e9 par une vive fusillade venant des attaquants et de la riposte de nos mitrailleuses. Les derniers spahis se replient en bon ordre. L&rsquo;infanterie allemande d\u00e9ferle derri\u00e8re eux.<br \/>\nDans les champs qui lui font face, nos observateurs voient soudain arriver des camions d&rsquo;o\u00f9 jaillissent des centaines de fantassins ennemis passant aussit\u00f4t \u00e0 l&rsquo;attaque. Les armes lourdes mises en position bloquent la progression ennemie avec l&rsquo;appui de l&rsquo;artillerie. La vague ennemie s&rsquo;arr\u00eate soudain et reflue. Elle a subi de s\u00e9rieuses pertes. Le calme revient.<br \/>\nLe bilan de cette journ\u00e9e est lourd : 63 tu\u00e9s et bless\u00e9s au r\u00e9giment : 53 au 1\u00b0Bataillon et 9 au 2\u00b0! Mais le moral reste bon.<\/p>\n<h3>26 mai<\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2165 alignright\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.22.48.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"232\" \/>L&rsquo;artillerie ennemie s&rsquo;acharne sur la nouvelle ligne de front, de Oches au Chesne : 5000 obus seront tir\u00e9s dans cette journ\u00e9e. Les am\u00e9nagements sont vivement poursuivis afin de s&rsquo;enterrer : boyaux de communication, emplacements des armes lourdes, tranch\u00e9es de repos. Les deux infanteries sont s\u00e9par\u00e9es par un no man&rsquo;s land de 2 \u00e0 3 km constitu\u00e9 de prairies o\u00f9 errent des bandes de vaches. 5 000 mines sont amen\u00e9es pour cr\u00e9er un champ de mines antichars en avant de nos positions. Elles seront mises en place au cours des huit nuits suivantes. L&rsquo;infanterie allemande attaque en permanence mais ses assauts sont r\u00e9guli\u00e8rement repouss\u00e9s, gr\u00e2ce notamment \u00e0 la bonne coordination de nos troupes avec l&rsquo;artillerie.<br \/>\nLe bilan de cette journ\u00e9e est terrible pour la division : 400 tu\u00e9s ou bless\u00e9s, la plupart au 11\u00b0 RI.<\/p>\n<h3>27 mai<\/h3>\n<p>La 7\u00b0 Compagnie subit des tirs d&rsquo;artillerie permanents.<br \/>\nElle doit faire face chaque nuit \u00e0 des patrouilles ennemies et s&rsquo;organise en cons\u00e9quence : le jour, moiti\u00e9 du groupe se repose ; la nuit, un tiers pourvoit aux ravitaillements en munitions, mat\u00e9riel, vivres ; un tiers est charg\u00e9 de l&rsquo;am\u00e9lioration des positions ; un tiers patrouille ou surveille. On appr\u00e9cie les chenillettes qui, en soir\u00e9e, am\u00e8nent planches, t\u00f4les, barbel\u00e9s, outils, munitions.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2166 size-full\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.23.47.png\" alt=\"\" width=\"1121\" height=\"453\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.23.47.png 1121w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.23.47-300x121.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.23.47-768x310.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.23.47-1024x414.png 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.23.47-624x252.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1121px) 100vw, 1121px\" \/><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 11\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>La nourriture pose des probl\u00e8mes : les cuisines sont \u00e0 Briquenay : plus de 12 km ! : c&rsquo;est bien loin ! Et vu la grande chaleur qui r\u00e8gne, il est impossible de conserver les plats de viande jusqu&rsquo;au soir !<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2167\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.24.08.png\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"792\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.24.08.png 560w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.24.08-212x300.png 212w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><\/p>\n<h3>28 mai &#8211; 6 juin<\/h3>\n<p>Il r\u00e8gne un calme relatif, parfois \u00e9tonnant. Les deux artilleries se r\u00e9pondent ; les attaques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ennemies sont tellement hardies, qu&rsquo;elles se font d\u00e9cimer par les tirs ajust\u00e9s de notre artillerie. On note toutefois une forte activit\u00e9 a\u00e9rienne sur les arri\u00e8res bombardant toute arriv\u00e9e de renforts, tout convoi hippomobile, tout carrefour important. Briquenay, Authe sont vis\u00e9s. Des entonnoirs de 10 m de diam\u00e8tre coupent certaines routes. Ces bombardements affolent les animaux en libert\u00e9 (vaches surtout) qui s&rsquo;enfuient en s&rsquo;accrochant aux fils t\u00e9l\u00e9phoniques et en les brisant. Les t\u00e9l\u00e9phonistes n&rsquo;en finissent pas de r\u00e9parer ces lignes et pestent contre le manque de radio&#8230;<br \/>\n300 hommes arrivent de l&rsquo;arri\u00e8re pour combler les pertes des 11\u00b0 et 123\u00b0 r\u00e9giments.<br \/>\nAu cours d&rsquo;une visite aux PC des unit\u00e9s engag\u00e9es, R. Dufourg, officier de l&rsquo;\u00c9tat-Major divisionnaire, d\u00e9couvre une compagnie de chars anciens (des FT 18) camoufl\u00e9e dans une partie du bois du Mont des Grues o\u00f9 se trouve le PC du 123\u00b0 RI. Ils dispara\u00eetront le 7 ou 8 juin. C&rsquo;est sans doute \u00e0 partir de cette r\u00e9serve que furent amen\u00e9s les trois chars intervenus le 30 mai pr\u00e8s de la ferme de la Polka en appui au 74\u00b0 RI de la 6\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie voisine.<br \/>\nLe <strong>7 juin<\/strong> arrive enfin la batterie divisionnaire de DCA.<br \/>\nLe colonel Pierre BELASCAIN, commandant du r\u00e9giment, malade, est hospitalis\u00e9 \u00e0 Vienne le Ch\u00e2teau puis \u00e0 Bayonne (Il d\u00e9c\u00e8dera le 14 ao\u00fbt 1940). Le commandant Jean de LA LANDE d&rsquo;OLCE lui succ\u00e8de.<\/p>\n<h3><strong>8 juin<\/strong><\/h3>\n<p>Il r\u00e8gne un calme inqui\u00e9tant qui laisse \u00e0 penser qu&rsquo;une grande attaque se pr\u00e9pare. En vue de la rel\u00e8ve du II\u00b0 Bataillon par le III\u00b0, des reconnaissances des lieux sont faites en soir\u00e9e.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">Solide r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;ennemi qui attaque MAIS ORDRE DE REPLI<\/h3>\n<h3>9 juin<\/h3>\n<p>D\u00e8s l&rsquo;aube d\u00e9butent de violents tirs d&rsquo;artillerie allemande sur l&rsquo;ensemble du front. Le Mont <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2216\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.46.53.png\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"191\" \/>Chaudron (cote 253) est particuli\u00e8rement vis\u00e9. L&rsquo;aviation ennemie intervient, mitraille et bombarde toutes les positions tout au long de la matin\u00e9e. Arrivent ensuite de nombreuses troupes amen\u00e9es de La Berli\u00e8re en camions. Les 3\u00b0, 5\u00b0 et 7\u00b0 Compagnies r\u00e9sistent dans des conditions infernales : les arbres sont tous d\u00e9chiquet\u00e9s, une fum\u00e9e intense emp\u00eache toute observation. Les liaisons sont coup\u00e9es car les fils sont hach\u00e9s : c&rsquo;est l&rsquo;isolement le plus complet. Mais nos hommes sont bien prot\u00e9g\u00e9s dans des abris profonds et ils sont galvanis\u00e9s par la plupart de leurs officiers. L&rsquo;ennemi progresse par petits groupes (7 \u00e0 8) porteurs d&rsquo;une mitrailleuse. Ils sont en manche de chemise, parfois m\u00eame torse nu, et semblent se jouer de la mort. La 7\u00b0 compagnie (Mont Chaudron) r\u00e9siste mais au prix de lourdes pertes : 14 tu\u00e9s, 20 bless\u00e9s. Le sous-lieutenant Humblot, \u00e2me de la r\u00e9sistance, bless\u00e9 deux fois refuse d&rsquo;\u00eatre \u00e9vacu\u00e9. Mais une grenade ennemie l&rsquo;atteint \u00e0 la t\u00eate et le blesse mortellement.<br \/>\nL&rsquo;artillerie fran\u00e7aise est tr\u00e8s efficace ; les mitrailleurs fauchent les vagues d&rsquo;assaillants de mani\u00e8re hallucinante. On se bat \u00e0 la grenade. Des centaines de morts et de bless\u00e9s recouvrent le sol en avant de nos positions o\u00f9 aucun pouce de terrain n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9.<br \/>\nL&rsquo;ennemi commence \u00e0 se replier. Mais voici qu&rsquo;arrivent deux blind\u00e9s l\u00e9gers (Pz I ou Pz II) venant de La Berli\u00e8re. L&rsquo;un saute sur une mine antichar et l&rsquo;autre fait demi-tour et dispara\u00eet. Sous les tirs de notre artillerie, La Berli\u00e8re est en feu : des d\u00e9p\u00f4ts de munitions explosent r\u00e9guli\u00e8rement.<br \/>\nVers 11 h 15 de violents tirs d&rsquo;artillerie pr\u00e9c\u00e8dent une nouvelle attaque qui est rapidement bloqu\u00e9e par les feux crois\u00e9s du 123\u00b0 RI et du 36\u00b0 qui d\u00e9fend Oches. L&rsquo;ennemi se replie enregistrant de lourdes pertes. Une seconde attaque d\u00e9ferle \u00e0 14 h. Elle est clou\u00e9e au sol de la m\u00eame fa\u00e7on. Le calme revient en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-2217 alignleft\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.47.46.png\" alt=\"\" width=\"169\" height=\"161\" \/>Dans un univers lunaire, les rescap\u00e9s sont recherch\u00e9s, r\u00e9confort\u00e9s. Les morts sont ensevelis. Les brancardiers s&rsquo;affairent \u00e0 \u00e9vacuer les bless\u00e9s. Ils doivent les transporter au Poste de secours \u00e0 la ferme de Fond Barr\u00e9 et pour y parvenir, doivent descendre de grands espaces ouverts o\u00f9 ils sont tr\u00e8s rep\u00e9rables ; des salves d&rsquo;artillerie les accompagnent : plat ventre, reprise du brancard, une fois, deux fois, franchissement du ruisseau sur une passerelle (la seule) avant d&rsquo;arriver au Poste de Secours du Bataillon : c&rsquo;est un calvaire !<br \/>\nEn soir\u00e9e, des \u00e9l\u00e9ments du III\u00b0 Bataillon (capitaine Duvign\u00e8re) assurent la rel\u00e8ve des rescap\u00e9s du II\u00b0 Bataillon au Mont Chaudron.<\/p>\n<h3>10 juin<\/h3>\n<p>L&rsquo;artillerie fran\u00e7aise effectue des tirs toute la nuit, pressentant le renouvellement des attaques. A l&rsquo;aube, cote 253, le lieutenant Bertin d\u00e9couvre une masse de fantassins ennemis qui se d\u00e9ploient au loin\u00a0et commencent \u00e0 progresser en direction de notre ligne de r\u00e9sistance. Des tirs de mortiers s&rsquo;\u00e9changent rapidement et vers 5 h, l&rsquo;artillerie allemande d\u00e9clenche des tirs de gros calibres o\u00f9 se m\u00ealent obus fumig\u00e8nes et obus \u00e0 retardement qui fouillent le sol. La vision \u00e9tant impossible vu les fum\u00e9es, nos mitrailleurs fauchent \u00e0 l&rsquo;aveuglette. Quand l&rsquo;atmosph\u00e8re s&rsquo;\u00e9claircit, nos observateurs d\u00e9couvrent six canons mis en position devant eux, avec un officier \u00e0 cheval qui r\u00e8gle les tirs. Des agents de liaison sont envoy\u00e9s demander des tirs \u00e0 l&rsquo;artillerie.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2218\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.48.22.png\" alt=\"\" width=\"265\" height=\"125\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.48.22.png 417w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.48.22-300x142.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 265px) 100vw, 265px\" \/>Vers 5h1\/2-6h, l&rsquo;attaque se d\u00e9veloppe, particuli\u00e8rement dense sur le Mont Chaudron. Les mitrailleuses de la 6\u00b0 compagnie entrent en jeu et bloquent cette progression. Entre le Mont Chaudron et Oches (en position sur\u00e9lev\u00e9e), les feux crois\u00e9s du 36\u00b0 RI (dans Oches) et du II\u00b0 Bataillon \u00e9claircissent les rangs des assaillants. Bloqu\u00e9 dans sa progression et au vu de l&rsquo;importance de ses pertes, l&rsquo;ennemi renonce, se replie en abandonnant m\u00eame ses canons d&rsquo;infanterie. Un calme relatif r\u00e8gne alors permettant l&rsquo;\u00e9vacuation de bless\u00e9s et l&rsquo;approvisionnement en munitions.<br \/>\nUn violent bombardement reprend vers 13h30, tr\u00e8s ax\u00e9 sur le secteur Mont Chaudron-Oches. L&rsquo;infanterie progresse derri\u00e8re le rideau d&rsquo;obus et attaque \u00e0 nouveau la cote 253 dont le sol a pris un aspect lunaire. Les munitions s&rsquo;\u00e9puisent assez vite ! H\u00e9las, pas d&rsquo;ER 40, pas d&rsquo;ER 17, plus de t\u00e9l\u00e9phone, pas de motos&#8230;il ne reste que les agents de liaison. Missions longues, p\u00e9nibles, risqu\u00e9es, \u00e9puisantes, al\u00e9atoires.<br \/>\nDans cet enfer, le capitaine Duvign\u00e8re rel\u00e8ve \u00ab\u00a0quelques d\u00e9faillances individuelles ou collectives,&#8230; mais malgr\u00e9 tout l&rsquo;ennemi n&rsquo;a pas pris un pouce de terrain tenu par le 123\u00a0\u00bb.<br \/>\nEn fin d&rsquo;apr\u00e8s midi, des tirs de fus\u00e9e arr\u00eatent l&rsquo;attaque ennemie. L&rsquo;artillerie cesse ses tirs. Un calme \u00e9tonnant r\u00e8gne soudain.<br \/>\nDevant nos lignes apparaissent des Allemands qui agitent un drapeau \u00e0 Croix Rouge. Il sollicitent une tr\u00eave pour ramasser leurs bless\u00e9s et tu\u00e9s : elle est accord\u00e9e pour 2 h. Des camions arrivent et les brancardiers s&rsquo;affairent \u00e0 ramasser leurs camarades.<br \/>\nCot\u00e9 fran\u00e7ais, les bless\u00e9s sont transport\u00e9s au Poste de Secours et des tu\u00e9s sont mis en terre.<br \/>\nMais voil\u00e0 qu&rsquo;\u00e0 18 h les chefs de Bataillon sont avis\u00e9s qu&rsquo;un ordre de repli est arriv\u00e9 au PC de la Division et que \u00ab\u00a0le mouvement doit \u00eatre termin\u00e9 avant le lever du jour\u00a0\u00bb. Cet ordre de repli arrive au 123\u00b0 RI \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit. Il est r\u00e9percut\u00e9 \u00e0 toutes les compagnies. Stupeur g\u00e9n\u00e9rale, incompr\u00e9hension, r\u00e9volte ! Apr\u00e8s tant de travaux, de km de rouleaux de fil barbel\u00e9 install\u00e9s, 5 000 mines mises en place, une r\u00e9sistance efficace \u00e0 toutes les attaques ! Pourquoi tous ces combats, pourquoi tous ces morts, tous ces bless\u00e9s ??<br \/>\nMais \u00e0 la nuit le d\u00e9crochage commence silencieusement. Les hommes, harass\u00e9s par cette nouvelle journ\u00e9e, emportent tout le mat\u00e9riel ; ils doivent descendre vers le ruisseau du Bi\u00e8vre et passer sur l&rsquo;unique passerelle qui m\u00e8ne \u00e0 Fond Barr\u00e9. Ils se dirigent ensuite comme ils peuvent vers Authe et Autruche. Comme le terrain a \u00e9t\u00e9 labour\u00e9 par les obus, les bombes, le cheminement de nuit est p\u00e9nible. Certains s&rsquo;\u00e9garent m\u00eame et le moral est bien bas.<br \/>\nLes restes du II\u00b0 Bataillon sont dirig\u00e9s vers Autruche sous la protection du III\u00b0 Bataillon qui le suit.<br \/>\nLe <strong>11 juin<\/strong>, au petit jour, Autruche est atteint.<br \/>\nUn groupe est rest\u00e9 \u00e0 la ferme de Fond Barr\u00e9 pour s&rsquo;assurer du repli des derni\u00e8res sections, de deux canons de 25 et de l&rsquo;enl\u00e8vement des munitions. Un brouillard dense, bienvenu, s&rsquo;\u00e9tend soudain sur la campagne. Les derniers \u00e9l\u00e9ments passent vers 4 h. Le 1er Bataillon se replie par Germont.<br \/>\nA la nuit, l&rsquo;Aire est atteinte.<\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-2090\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-16.png\" alt=\"\" width=\"186\" height=\"188\" \/><br \/>\n<strong>Du PC de Briquenay, d\u00e8s la nuit tomb\u00e9e, on voit arriver les diff\u00e9rents groupes qui se replient, d&rsquo;abord ceux qui n&rsquo;\u00e9taient pas en premi\u00e8re ligne : pionniers, sant\u00e9, reconnaissance, puis arrivent les fantassins et les artilleurs. Un embouteillage monstre se forme \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e et \u00e0 la sortie du village : les barricades en chicane bloquent les flux, emp\u00eachent notamment les \u00e9quipages des artilleurs de pouvoir passer avec leurs dix chevaux tirant les canons longue port\u00e9e. Il faut vite faire d\u00e9monter ces barrages et alors, le flux reprend. A l&rsquo;aube, l&rsquo;essentiel est pass\u00e9. La derni\u00e8re batterie du 214\u00b0 RAD (16\u00b0 batterie du capitaine Paul Marraud) appara\u00eet au soleil levant.<br \/>\nUn brouillard \u00e9pais, providentiel, recouvre la campagne, emp\u00eachant l&rsquo;intervention de l&rsquo;aviation d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente car on l&rsquo;entend tourner au-dessus.\u00a0<\/strong><strong>Gr\u00e2ce \u00e0 lui, l&rsquo;ennemi ne d\u00e9couvre le repli qu&rsquo;au milieu de l&rsquo;apr\u00e8s-midi.<br \/>\nLe PC du CAC est transf\u00e9r\u00e9 aux Islettes ; celui des 35\u00b0 et 36\u00b0 Divisions, \u00e0 Senuc. A midi, le brouillard disparait et l&rsquo;aviation ennemie en profite pour l\u00e2cher quelques bombes ici et l\u00e0.<\/strong><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Le <strong>12 juin<\/strong>, une halte est faite \u00e0 Chevi\u00e8res.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2168\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.28.38.png\" alt=\"\" width=\"227\" height=\"111\" \/><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 14\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Commence alors une retraite terrible, harassante, meurtri\u00e8re, o\u00f9 nos troupes marchent la nuit et combattent le jour, face \u00e0 des ennemis motoris\u00e9s, toujours sur leurs talons, r\u00e9guli\u00e8rement ravitaill\u00e9s en vivres et en munitions.<\/p>\n<p>Les Panzerdivision venant de Dunkerque sont revenues vers l&rsquo;Aisne, notamment devant Ch\u00e2teau Porcien. Une t\u00eate de pont est cr\u00e9\u00e9e, des ponts provisoires construits \u00e0 Ch\u00e2teau Porcien le 10 juin apr\u00e8s midi, ce qui permet aux Panzerdivision de Guderian de filer sur Reims, Ch\u00e2lons puis Pontarlier et la fronti\u00e8re suisse. Cette manoeuvre encercle totalement les unit\u00e9s du Nord-Est.<\/p>\n<p>Ce m\u00eame 12 juin, suite \u00e0 la r\u00e9union de Briare, le g\u00e9n\u00e9ral WEYGAND diffuse une instruction personnelle et secr\u00e8te (NI 1444\/3FT) imposant \u00e0 l&rsquo;ensemble des arm\u00e9es de rompre le combat et de se rassembler au centre de la France, sur une ligne Caen &#8211; Tours &#8211; Dijon. Cet ordre fut mal re\u00e7u par un certain nombre de g\u00e9n\u00e9raux, parmi lesquels le g\u00e9n\u00e9ral Pr\u00e9telat dont d\u00e9pend le CAC : trop tardif, inapplicable par manque de moyens de transport et pour cause d&rsquo;encerclement en cours. Il ne l&rsquo;applique pas. Cette situation chaotique sert Weygand qui veut acc\u00e9l\u00e9rer la signature d&rsquo;un armistice ardemment d\u00e9sir\u00e9.<\/p>\n<p>Le <strong>13 juin<\/strong>, dans cette course-poursuite, le colonel Debuissy d\u00e9cide d&rsquo;annuler un repos de 4 heures prescrit \u00e0 son unit\u00e9 qui se replie vers Sainte M\u00e9nehould. Parvenu dans celle localit\u00e9, il constate le retard du 2\u00b0 Bataillon du commandant Ludger Fagard qui devait couvrir le Nord de la ville. Vers 10 heures, il d\u00e9l\u00e8gue des \u00e9l\u00e9ments du Ier Bataillon pour assurer cette mission. Les responsables de la division lui reprocheront de s&rsquo;\u00eatre repli\u00e9 trop vite et d&rsquo;\u00eatre notamment responsable de la perte d&rsquo;une batterie rest\u00e9e \u00e0 Moiremont, \u00e0 5 km au Nord de Sainte M\u00e9nehould.<br \/>\nLe 14 juin, il est limog\u00e9 (ce que souhaitait Decharme) et remplac\u00e9 par le Lt colonel Martyn (un ami de Decharme). Le bruit court que le r\u00e9giment sera peut-\u00eatre dissous.<br \/>\nNotons que des replis individuels ou par petits groupes \u00e9taient possibles pour ceux qui en avaient la volont\u00e9 : le g\u00e9n\u00e9ral polonais Bronyslaw Duch, vu le d\u00e9faitisme des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, d\u00e9cida le 21 juin la dissolution de son unit\u00e9 et la cr\u00e9ation de petits groupes qui r\u00e9ussirent, comme leur g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 rejoindre la Grande Bretagne, malgr\u00e9 l&rsquo;appel de P\u00e9tain du 17 juin de cesser le combat et sa demande d&rsquo;armistice.<br \/>\nLes divisions encercl\u00e9es vont remonter le cours de la Meuse, reculer chaque jour, prises dans une nasse qui se referme rapidement. 7 divisions et le 42\u00b0 CA ainsi que leurs g\u00e9n\u00e9raux (dont Decharme) sont captur\u00e9es le <strong>23 juin<\/strong> \u00e0 Thuilley aux Groseilles (au Sud-Est de Toul).<\/p>\n<p>Le <strong>16 juin<\/strong>, \u00e0 Gim\u00e9court, une salve d&rsquo;artillerie tue le commandant d&rsquo;Olce et une partie de son \u00e9tat-major (6 personnes). Il est remplac\u00e9 par le Capitaine DUVIGNERE qui est fait prisonnier le 16 juin pr\u00e8s d&rsquo;Erize la Petite (Meuse). C&rsquo;est alors le commandant COUDRIN qui le remplace.<\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2169 alignright\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.29.53.png\" alt=\"\" width=\"103\" height=\"174\" \/><br \/>\n<strong>La 35\u00b0 DI aura perdu environ 400 hommes pendant son s\u00e9jour au front. Les endroits les plus meurtriers auront \u00e9t\u00e9 Les Petites Armoises, la ferme de Bazancourt, les abords du Bois du Chesne pour le 21\u00b0 RMVE, le Bois de Sy pour le 11\u00b0 RI, la cote 253 pour le 123\u00b0 RI.<\/strong><br \/>\n<strong>Le I\u00b0 Bataillon du 123\u00b0 RI compte 63 morts et bless\u00e9s.<br \/>\n41 morts du 21\u00b0 RMVE ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9s \u00e0 Noirval.<br \/>\n<\/strong><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><strong>Du c\u00f4t\u00e9 allemand, les pertes ont \u00e9t\u00e9 si importantes qu&rsquo;un cimeti\u00e8re a \u00e9t\u00e9\u00a0<\/strong><strong>install\u00e9 sur place, de chaque c\u00f4t\u00e9 de la route allant de Oches \u00e0 Sy.<\/strong><\/strong><\/p>\n<p><strong>Des photos ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es sur Internet :<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2219\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.49.21.png\" alt=\"\" width=\"1294\" height=\"617\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.49.21.png 1294w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.49.21-300x143.png 300w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.49.21-768x366.png 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.49.21-1024x488.png 1024w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-20-\u00e0-22.49.21-624x298.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1294px) 100vw, 1294px\" \/><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 4\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Le dossier Duvign\u00e8re rapporte le nombre de 915 tombes&#8230;<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"attachment_2029\" style=\"width: 285px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2029\" class=\"wp-image-2029 \" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-12-208x300.jpg\" alt=\"\" width=\"275\" height=\"397\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-12-208x300.jpg 208w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-12-768x1106.jpg 768w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-12-711x1024.jpg 711w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-12-624x899.jpg 624w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/35-DI-12.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 275px) 100vw, 275px\" \/><p id=\"caption-attachment-2029\" class=\"wp-caption-text\">St\u00e8le au 21\u00b0 RMVE (Noirval)<\/p><\/div>\n<hr \/>\n<p><strong>* Abr\u00e9viations :<\/strong><br \/>\n3\u00b0 DIM = 3\u00b0 Division d&rsquo;Infanterie Motoris\u00e9e<br \/>\nGQG = Grand Quartier G\u00e9n\u00e9ral<br \/>\n3\u00b0 DCR = 3\u00b0 Division Cuirass\u00e9e de R\u00e9serve<br \/>\nGRCA = Groupe de Reconnaissance de Corps d&rsquo;Arm\u00e9e<br \/>\nDCA = D\u00e9fense Contre Avions<br \/>\nGRDI = Groupe de Reconnaissance Divisionnaire<br \/>\nRATT = R\u00e9giment d&rsquo;Artillerie Tout Terrain<br \/>\nRAD = R\u00e9giment d&rsquo;Artillerie Divisionnaire<\/p>\n<p><strong>Sources :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Robert DUFOURG : La 35\u00b0 Division dans la bataille<\/li>\n<li>Robert DUFOURG : Brassard rouge Foudres d&rsquo;or (1951)<\/li>\n<li>Hans Habe : Ob Tausend fallen (\u00e9t\u00e9 1941 aux \u00c9tats Unis) en allemand et en anglais\u00a0\u00a0(traductions en 24 langues \u00a0sauf en fran\u00e7ais : on peut s&rsquo;interroger sur les raisons qui privent les Fran\u00e7ais d&rsquo;un \u00ab\u00a0t\u00e9moignage de tout premier ordre&#8230;\u00b0)\u00a0+ traduction et recherches compl\u00e9mentaires d&rsquo;Andr\u00e9 Blitte (Montr\u00e9al)<\/li>\n<li>Extraits du journal <em>La Tramontane<\/em> (amicale du 21\u00b0 RMVE)<\/li>\n<li>K\u00e9pis blancs et vieilles ficelles : le 21\u00b0 RMVE<\/li>\n<li>Andr\u00e9 DUFILHO : Mon Lieutenant, un bless\u00e9 vous demande (il \u00e9tait m\u00e9decin au I\/123\u00b0 RI)<\/li>\n<li>Robert LATREILLE : Journal de route (mai-juin 1940) dans Les Cahiers du Bazadais n\u00b0 141 (2\u00b0 trimestre 2003)<\/li>\n<li>\n<div class=\"page\" title=\"Page 15\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Documentation de Jean-Pierre DUVIGNERE relative au 123\u00b0 RI (son p\u00e8re l&rsquo;a command\u00e9 en juin apr\u00e8s la mort du\u00a0Commandant d&rsquo;Olce) aimablement mise \u00e0 disposition par Mme Fr\u00e9d\u00e9rique DUVIGNERE.<\/p>\n<hr \/>\n<\/div>\n<h2 style=\"text-align: center;\">REPLI et CAPTURE<\/h2>\n\n\t\t<style type=\"text\/css\">\n\t\t\t#gallery-2 {\n\t\t\t\tmargin: auto;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-2 .gallery-item {\n\t\t\t\tfloat: left;\n\t\t\t\tmargin-top: 10px;\n\t\t\t\ttext-align: center;\n\t\t\t\twidth: 50%;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-2 img {\n\t\t\t\tborder: 2px solid #cfcfcf;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-2 .gallery-caption {\n\t\t\t\tmargin-left: 0;\n\t\t\t}\n\t\t\t\/* see gallery_shortcode() in wp-includes\/media.php *\/\n\t\t<\/style>\n\t\t<div id='gallery-2' class='gallery galleryid-1988 gallery-columns-2 gallery-size-full'><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2173'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"520\" height=\"777\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.33.49.png\" class=\"attachment-full size-full\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-2-2173\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.33.49.png 520w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.33.49-201x300.png 201w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-2-2173'>\n\t\t\t\tManoeuvre d&rsquo;encerclement de la Wehrmacht (l&rsquo;encerclement des troupes de Nord Est \u00e0 partir du 11 juin)\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?attachment_id=2174'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"562\" height=\"753\" src=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.33.55.png\" class=\"attachment-full size-full\" alt=\"\" aria-describedby=\"gallery-2-2174\" srcset=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.33.55.png 562w, http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/wp-content\/uploads\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2017-12-09-\u00e0-15.33.55-224x300.png 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 562px) 100vw, 562px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt>\n\t\t\t\t<dd class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-2-2174'>\n\t\t\t\tReculs successifs des unit\u00e9s fran\u00e7aises\n\t\t\t\t<\/dd><\/dl><br style=\"clear: both\" \/>\n\t\t<\/div>\n\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 16\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><strong>Voil\u00e0 ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 dans ce secteur des Ardennes en mai-juin 1940. Alors, s&rsquo;il vous pla\u00eet, ne laissez plus dire que le soldat de 40 ne s&rsquo;est pas battu, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas eu le courage de combattre, qu&rsquo;il s&rsquo;est l\u00e2chement enfui ! C&rsquo;est un mensonge ! Il s&rsquo;est battu avec les armes qu&rsquo;on lui avait donn\u00e9es, dans des conditions souvent dramatiques, a ex\u00e9cut\u00e9 les ordres des responsables de l&rsquo;arm\u00e9e, comme en 1914-18, comme en 1870 ! Ces clich\u00e9s ont pu servir les d\u00e9molisseurs de la R\u00e9publique, mais ce temps est pass\u00e9. Les Fran\u00e7ais-ses- ont droit \u00e0 la V\u00c9RIT\u00c9 ! Et les 65 000 morts, et leurs familles, ont droit au RESPECT ! Faites-le savoir !<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"#top\">Haut de la page<\/a><br \/>\n<span style=\"float: right;\">Suite : Canal &#8211; Attigny, \u00e0 venir<br \/>\nRetour : <a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=1522\">Secteur Stonne &#8211; Mont Dieu &#8211; Tannay<\/a><br \/>\nRetour : <a href=\"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/?page_id=22\">liste des secteurs<\/a><\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La 3\u00b0 DIM et la 3\u00b0 DCR re\u00e7oivent l&rsquo;ordre de retrait de leurs positions le 24 mai en fin de journ\u00e9e (ordre n\u00b026 du 21\u00b0CA* dat\u00e9 de 21h15) transmis aux PC r\u00e9gimentaires vers 23h30. Elles sont relev\u00e9es par deux divisions : la 35\u00b0 et la 6\u00b0 DI sur une\u00a0nouvelle ligne de d\u00e9fense rectifi\u00e9e qui s&rsquo;\u00e9tend [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1522,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1988","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1988","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1988"}],"version-history":[{"count":87,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1988\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2220,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1988\/revisions\/2220"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1522"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.ardennes1940aceuxquiontresiste.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1988"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}