Émouvante soirée du 7 mai à la nécropole de FLOING

Une foule assez dense a rendu hommage, mercredi soir, aux combattants de mai-juin 1940 reposant dans la nécropole nationale de FLOING. Le défilé était emmené par des jeunes porteurs de flambeaux, chacun accompagné par un responsable d’association ; suivaient les pompiers de la commune et la fanfare de Balan rythmant la marche. Venaient ensuite M le Sous-Préfet avec Mme le maire de Floing, M le sénateur Laménie, quelques élus, de nombreux représentants d’associations et la population. Les porte drapeaux les ont accueilli à l’entrée de la nécropole. Puis dans la nuit tombante, ce fut la montée au mât central. Le président de l’association ARDENNES 1940 à ceux qui ont résisté, promoteur de cette démarche unitaire, a délivré un bref message expliquant les raisons de cette initiative : un hommage particulier aux morts trop souvent oubliés de mai et juin 1940 «  leur rendre la place d’honneur qui leur est due, dans notre mémoire collective et dans nos cœurs ».
Anaïs, une jeune de Floing, a lu un poème de circonstance :

Ils étaient blancs, ils étaient noirs,
Ils portaient le même uniforme
Sous des couleurs variées.
Ils ont résisté avec le même courage,
Avec la même ténacité.
Ils ont versé le même sang
Pour défendre nos villages et nos champs.
Ils sont là, rassemblés par la mort,
Dans cette nécropole nationale.
Puis le temps a passé.
Beaucoup semblent avoir oublié.
Pourtant, le prix de cette guerre a pesé
Dans la construction d’une autre Europe,
Fondée sur la Fraternité, la Solidarité
Et la PAIX.
C’est bien aussi grâce à eux
Que nous vivons en Paix.
C’est pourquoi nous leur rendons hommage
Et leur exprimons notre reconnaissance.
Non, vous n’êtes pas oubliés !
Nous sommes là pour penser à vous !


M le Sous-Préfet a remercié le président Baudier de cette initiative, souligné l’intérêt d’une telle démarche, félicité les jeunes de leur participation active et incité les uns et les autres à tirer leçon du passé. Une couronne a été déposée au nom de tous. La soirée s’est achevée à la salle des fêtes où la commune a offert un vin d’honneur. Dans la nuit tombante, à la lueur des flambeaux, on a senti monter une vive émotion à la lecture du poème de la jeune Anaïs et aux échos de la Marseillaise.